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26.04.2017 - Tourisme

Les start-up sont-elles aussi des machines à innover dans le tourisme ?

Sous l'impulsion du numérique, le tourisme est sans aucun doute un des champs économiques où les « disruptions » ont le plus bouleversé les règles du jeu. Pour quelles innovations ? Pourquoi les accélérateurs profilèrent ? Comment se distingue celui de Voyage Privé ? Panorama.

 

Where will you be the day after ? (Où serez-vous le jour d’après ? sous-entendu : acteur ou victime de la restructuration en cours dans le secteur du tourisme ?). C’est sous cette invitation à effet « claque et déclic » que s’est tenue les 10 et 11 avril dernier à Paris la 21e édition du Global Lodging Forum, organisé par le titre d’informations Hospitality ON. 

De toutes les champs économiques, l’univers du tourisme est sans doute le lieu où les « disruptions » (terme qui a supplanté « innovations » dans la nouvelle grammaire économique) ont le plus bouleversé les règles du jeu des acteurs établis. Et où, très probablement également, les enjeux y sont plus prononcés.

La France, première destination touristique mondiale, a beaucoup à perdre si elle ne saisit pas la révolution en marche de « la fameuse expérience client, dont tout le monde parle mais qui fait encore défaut », introduisait Georges Panayotis, l’éditorialiste et président du site d’informations.

 

Convergence d’intérêts autour de l’innovation

Comme dans d’autres secteurs, la start-up, incarnation par excellence de la machine à innover, s’est infiltrée dans ce secteur chamboulé par la transformation numérique et l’on ne compte plus le nombre d’accélérateurs et d’incubateurs qui éclosent ici et là.

Elles semblent aussi tirer leur épingle du jeu : PhocusWright, qui a suivi dans le monde 993 start-up innovantes en lien avec le tourisme entre 2005 et 2014, estime qu’elles ont généré 12,2 milliards de dollars de chiffre d’affaires. 

En un an, en France, une quinzaine d’entre elles se sont distinguées par des levées de fonds importantes, de plus de 15 M€. Parmi elles, la start-up spécialisée dans l’échange de maisons GuestToGuest (33 M€) qui lui permet de racheter l’américain HomeExchange ; la plate-forme de location de voiture Drivy (31 M€) ; le constructeur lyonnais de navettes autonomes (30 M€) ; Blablacar, désormais « licorne » (21 M€) ; le comparateur de billets d’avion MisterFly (20 M€) ; le service d’autopartage de véhicules à proximité des aéroports  TravelerCar (20 M€) ; le spécialiste de l’autopartage au boîtier connecté Koolicar ( 18 M€), ou encore la place de marché Evaneos (18 M€).

 

Quel degré d’innovation touristique en France ?

 

La carte française des entreprises innovant dans le tourisme épouse logiquement celle de la France touristique. Paris, première destination touristique mondiale, accueille la moitié des entreprises françaises innovant dans le tourisme tandis que le Rhône, avec la métropole lyonnaise, concentrerait 6 % des entreprises innvoantes, curieusement devant les Bouches-du-Rhône (Marseille-Aix-en-Provence avec 3,8 %) et les Alpes-Maritimes (Nice, Cannes et la Côte d’Azur).

Toutefois, note l’étude de 198 pages menée par la Direction générale des entreprises, « L’innovation dans le tourisme : diagnostic et perspectives », conduite en 2016, les innovations touristiques françaises se caractériseraient davantage par de l’incrémental (améliorations apportées à des produits, services ou procédés déjà existants) qu’à de vraies ruptures. Bref, la tricolore BlaBlaCar fait encore encore figure d’échappée du peloton.

Les Françaises joueraient donc plutôt sur les concepts dérivés, suivant par exemple le covoiturage de BlaBlaCar mais en se focalisant sur des périmètres géographiques spécifiques (Sharette, en Ile-de-France), des communautés par affinités (Co-rider, pour sports de glisse), des besoins immédiats (Oui Hop, réseau de transport participatif). Ou en élargissant l’autopartage aux places de parking (Carking, TripnDrive), au coavionnage (Wingly, Offwefly), et au cocamionnage (We truck),

De même sur la trace d’Airbnb pour l’appliquer au tourisme d’affaires ou au haut de gamme, à d’autres types d’hébergements (comme la Marseillaise RoomRoom.com, qui permet de revendre sur internet une chambre réservée non annulable) voire à la clientèle gay (avec MisterBnb).

Ou encore en adaptant la location entre particuliers aux bateaux de plaisance (Boaterfly), voitures (Roadstr, Carsonair), camping-cars (Beecampers, Wikicampers).

Enchâssant l’intrus Uber, plusieurs sociétés françaises se sont lancées dans la création d’applications de réservation de voitures (Snapcar, Transcovo), selon des critères spécifiques ou sur un périmètre géographique donné (Class&Co).

Dans la restauration, les nouvelles technologies sont exploitées pour le paiement de l’addition (Paymytable) ou la réservation via son smartphone en très peu de temps selon ses critères et dans un périmètre donné. Ainsi, à Marseille, Marc Mesropian et Sébastien Liger « chassent » les clients pour les restaurant avec l'application avec Resto-pro.com, qui a permis d’apporter depuis la création permet d'apporter plus de 450 000 couverts à ses 300 restaurants partenaires.

 

Création d’un réseau national d’incubateurs labellisés

À en croire Welcome City Lab (l'incubateur public créé en 2014 par l’association Paris & Co, l’agence du développement économique et de l’innovation de Paris), qui veut s’imposer comme un référent sur la scène de l’innovation touristique en France, des changements s’opèrent : « Il y a deux ans, les start-up du tourisme misaient sur l'économie collaborative, les échanges de maisons ou d'appartements. Aujourd'hui, les nouvelles recrues cherchent des solutions logistiques pour faciliter un séjour en ville, développent des concepts pour vivre la « vraie vie » de la cité, planchent sur l'utilisation de chats automatiques dédiés au tourisme... ». L’accélérateur public a fait connaître, à l’occasion du salon ITB à Berlin, la liste des 13 nouvelles admises* qui rejoignent ainsi les 29 autres start-up déjà incubées.

C'était l'une des principales recommandations de l'étude de la DGE, la création d’un « Réseau national d'incubateurs et d'accélérateurs touristiques » s’est concrétisée en décembre dernier sous l’appellation France Tourisme Lab. Les premiers devraient voir le jour dès cette année.

La communauté d'agglomération Nîmes Métropole fut la première à annoncer la création, mi-2017, d'un accélérateur privé, se présentant comme la première déclinaison régionale du Welcome City Lab (Paris). Une quinzaine de partenaires privés devraient financer l'accélérateur nîmois (le ticket d'entrée s'élevant à 50 000 euros). Trois sociétés ont déjà donné leur accord : Vacalians Group (hôtellerie de plein air, Sète), Les Villégiales (promotion immobilière, Nîmes) et le groupe Bénéteau.

 

Booking et SNCF

©Rendezvouschezvous.com

 

Pendant ce temps, Booking vient de lancer son programme d'accélération pour les start-ups spécialisées dans le tourisme durable et a fait connaître le 12 avril sa première couvée de 10 jeunes pousses** parmi 700 postulantes de 102 pays. Aucune Française n’y figure cependant.

Après une première session, l’agence de voyages en ligne scnf.com a retenu en décembre, parmi sept candidates, trois start-up appelées à rejoindre son ACT 574 installé à Paris-La Défense. Parmi elles, la marseillaise RendezvousChezNous.com, créée en 2013 par Pascale Fildier et Pierre-Jérémy Gardiner, qui agrège des activités dites « authentiques » pour offrir à ses clients de bâtir eux-mêmes leurs vacances.

 

Voyage Privé : une offre d’accélération différente ?

Speed meeting chez Voyage Privé

 

Dans cet environnement, qui consacre la sacro-sainte alliance entre les grandes entreprises et les start-up, la voix de Voyage privé détonne. Pourtant, le premier site de ventes privées de voyages, qui affichait, dès 2011, 5 ans après sa création, plus de 200 M€ de chiffre d'affaires, fut l’une des premières à initier en 2013 un accélérateur sous l’appellation des Tremplins de l’Innovation E-Tourisme, qui accompagne tous les ans deux projets lauréats, invités à rejoindre un summer camp au sein de l’entreprise.

Fondé en 2006 par Denis Philipon, Christophe Serna, Sébastien Tricaud, Alexandre Fontaine et David Bastian, le spécialiste aixois de la vente privée de séjours haut de gamme en ligne a ainsi « accéléré » 9 start-up***, dont certaines devenues ses partenaires comme Crop the Block.

Si elle n’exclue pas un jour de faire évoluer sa méthode voire d’y prêter des visées plus stratégiques, l'entreprise qui se revendique « solidaire et responsable » (elle a notamment créé l'École des XV dont l’objectif est de permettre à des enfants issus essentiellement de quartiers populaires d’Aix en Provence de suivre un programme de soutien scolaire dans un cadre innovant) veut rester fidèle à l'idée originelle portée par les salariés et cautionnée par la direction.

Notre objectif premier est de partager une expérience humaine, de mobiliser nos services et nos expertises au profit de projets innovants dans l’e-tourisme.C’est la raison pour laquelle on ne peut retenir que deux projets par an car cela correspond à notre capacité à pouvoir mobiliser nos ressources. Les collaborateurs s’y consacrent dans un cadre hors temps de travail », précise Nicolas Besson, social media Manager chez Voyage Privé.

Nouvel appel à candidatures

Appel à candidatures de Voyage Privé : Ils témoignent ...

Pour son nouvel appel à candidatures (ouvert jusqu’au 1er mai inclus), « nous ouvrons le champ de la sélection à toutes les start-up au-delà du seul secteur du tourisme. Ces dernières années, on recevait de plus en plus de dossiers de candidatures de projets intéressants mais hors champ. Il y a toutefois des compétences et savoir-faire acquis au sein de cette entreprise qui peuvent très bien servir à d’autres secteurs », poursuit-il.

Les deux entrepreneurs, dont les projets seront retenus (la shortlist sera connue début mai tandis que le speed meeting pour la séléction finale aura lieu à Paris le 10 mai) auront l’opportunité d’intégrer un Summer Camp de 10 jours de coaching intensif du 18 au 26 juin 2017 à Aix-en-Provence. Là où l’entreprise s’apprête à réceptionner son campus numérique qui concentrera le siège social du groupe, une université interne en partenariat avec des écoles de la Région, un pôle de développement technologique, les fonctions supports du Provence Rugby et son centre de formation, l’École des XV, et son accélérateur.

Nicolas Besson observe une petite évolution dans la nature des projets présentés. « Les premiers projets visaient à réinventer le Facebook du tourisme. Aujourd’hui, l’idée est davantage de développer une brique technologique en s’accrochant à Facebook. Je dirais donc que l’on va vers plus de réalisme économique », nuance-t-il.

« Nous avions une belle idée qui était de proposer des séjours en direct aux passionnés de sport et un site Internet en ligne non rentable. Après 2 semaines de coaching intensif des équipes de Voyage Privé, nous sommes ressortis du Summer Camp avec un modèle économique viable », témoignent les lauréats d’Adekua, qui continuent de solliciter l’entreprise.

« Nos échanges nous ont permis de valider – ou invalider – certaines intuitions, confirmer et compléter nos idées », expliquent Anna Veyrenc et Emmanuel Rozenblum à l’origine de la start-up parisienne Layover in Paris créée en 2014, une plateforme qui permet aux voyageurs atterrissant à Roissy de mettre à profit leur temps d’escale pour une visite guidée de Paris.

Pour l’entreprise parisienne Planet Ride qui propose des Road-trips, raids et aventures motorisées, le Summer Camp était opportun : « On était dans la phase où nous commencions à décoller. Avec les experts, nous avons pu aborder les problèmes concrets auxquels nous étions confrontés. Nous sommes ressortis avec un plan d’actions concret »,

En matière d'innovations, le fleuron aixois, qui revendique 18 millions de membres (plus de 500 M€ de CA et au delà de 400 salariés, données non communiquées), n'est pas en reste. Il a présenté lors du salon Big Data Paris, les 6 et 7 mars dernier à Paris, son usage des algorithmes d'intelligence artificielle (IA) qui doivent enrichir  le moteur de recommandation.

 

Adeline Descamps

 

*Valet, Busjets, ClapnClip, CoChange, Fokusmap, Mon beau terroir, Intripid, Nannybag, Student Pop, The bar corner, Tictactrip, Tracktl, Visitdata.

** MovingWorlds (États-Unis et Colombie), Authenticook (Inde), Backstreet Academy (Singapour et Asie du Sud-Est), Visit.org (États-Unis), Awake (Colombie), Seabin (Australie et Espagne), MEJDI Tours (Israël et Palestine), Desolenator (Royaume-Uni)Local Alike (Thaïlande), Good Hotel (Guatemala, Royaume-Uni et Pays-Bas)

***Voyages Adekua, Crop the Block, Bandsquare, DWYT, Planet Ride, Picto Travel, Peeble Opitrip et Copines de Voyage.

 

A suivre : L'appel à projets

Lancé par réseau des CCI de PACA pour stimuler l'innovation dans le tourisme (cf. Appel à projets : Recherche entreprises innovantes, récompense à forte valeur ajoutée), la finale de l'opération Tourisme Innov aura lieu le 7 juin au Château Lacoste de 8h30 à 20h.
Au final, 2 ou 3 lauréats seront désignés par un jury. Ces lauréats auront un avis favorable pour bénéficier du Fonds d’amorçage du Conseil régional PACA.

 

 

 

Le « portefeuille » de Aix-Marseille French Tech dans le tourisme

Dans le répertoire de la délégation territoriale de la French Tech figure 11 start-up à suivre. Parmi celles-ci :

VISITMOOV

Visitmoov est une application mobile, développée par la société aixoise ICIA Technologies (spécialisée dans la R&D des logiciels de cartographie et d’optimisations), qui permet de composer, d’organiser et de planifier des circuits touristiques optimisés avec grande facilité (en fonction des critères, envies et contraintes des lieux...

 

VIGIMILIA (Lire à ce sujet : Vigimilia, le big data au service du tourisme)

Créée en 2011 par Alexandre Barthélémy, la société marseillaise (incubée et accélérée par Marseille Innovation) a développé un outil de veille orienté big data avec le recueil quotidien et l’analyse de plus de 300 millions de prix pour les acteurs du tourisme.

 

SEMPLY DIGITAL

Dirigée par Atlani Benjamin et installée au sein du quartier de la Joliette à Marseille, la société fondée en 2011 propose des dispositifs marketing digitaux innovants visant à valoriser une marque : marketing expérientiel, campagne affinitaire, inbound marketing, stratégies d’influence, carrefour d’audience, opérations à forte viralité, optimisation de budget d’acquisition... dans une logique de R.O.I.

 

SECHAPPER.COM

La société avignonnaise a développé un catalogue de voyages 2.0, agrégateur d’offres de voyages : hébergement, transports et activités, qui revendique plus de 3 millions d offres en ligne.

 

CROISIERES.DISCOUNT

La société en cours de création par Kamel Belgacem propose un site de réservations de croisières spécialisé dans les cabines destockées, les départs de croisière en promotion, et les départs à petits prix.

 

JUSTISHIRT

Créée à Marseille par deux associés dont Diane Ferrandon, Justishirt est une nouvelle « expérience » qui vise à transformer le port du t-shirt en une expérience interactive autour du voyage. Cible : les générations Y et Z hyper-connectées et ouvertes sur le monde. À l’instar d’un jeu, il suffit  de trouver la partie interactive du t-shirt, et de la flasher avec une app de lecture de QR-codes, ce qui donne droit à télécharger le guide numérique de bons plans voyage. Chaque t-shirt fait découvrir une ville précise, il suffit de chercher le nom caché dans le design.

 

CUSTOMER LABS (Lire à ce sujet : Customer Labs, la caisse à outils e-marketing des commerçants)

UpMyShop est le nom de l’appli développée par start-up aixoise spécialisée créée par Valérie Segretain dans l’accompagnement webmarketing de la relation client.

 

2H60

Dirigée par Sousse Martine, la TPE marseillaise de conseil en stratégie d’innovation, fondée en 2013,édite des livres numériques, augmentés, transmedia ciblant les entreprises ( publications corporate, commerciales, techniques au format augmenté intégrant tutos et outils de vente intéractifs dans tous les formats médias), lisibles en mode déconnecté et évidemment adaptées à tous types de device (smartphone, tablette, web).

 

BEBOATS

Beboats.com se revendique comme le premier comparateur de location de bateaux. Sa mission : comparer de manière exhaustive, objective et transparente toute l’offre de bateaux des loueurs professionnels et des particuliers, sur toutes les destinations mondiales. Lauréat au concours du salon nautique de Paris, il est proposé à ce jour dans 12 pays.

Pour l’entreprise enregistrée depuis 2015 et domicilée rue de la République à Marseille, louer un bateau s’apparente à un parcours du combattant : « les offres de location de bateau sont nombreuses, dispersées et faire un choix entre les offres provenant de multiples loueurs locaux, d’agences et intermédiaires, de tours operators, et de particuliers est complexe ».

Beboats ne prélève pas de commissions sur la mise en relation des clients avec les propriétaires particuliers. Seul le propriétaire verse 4 % de frais de plateforme. Toutes les autres plateformes de mise en relation prendraient entre 12 et 15 % de commissions selon le fondateur.

 

CLICK-DIVE

Click-Dive se veut le « Booking » de la plongée. Le système de réservation centralisant toute l’offre des centres francophones aujourd’hui (et « mondiaux demain »), est développé par une société marseillaise qui a présenté son innovation lors du salon de la plongée à Paris en janvier dernier.

 

EXPERIENCE PRIVÉE

La société aixoise a conçu une plateforme de mise en relation entre guides conférenciers et voyageurs en France, permettant de réserver des visites guidées et sur mesure avec des professionnels. Revendiquant plus de 240 guides et plus de 700 activités sur la plate-forme, Experience privée ambitionne un développement de ses offres en Europe avant la fin d’année aussi bien en direction des particuliers que des entreprises et professionnels du tourisme.

 

 

 

 

 

 

Paysage de l’innovation touristique en France

35 000 à 40 000 entreprises innovent dans le tourisme

Près de 10% du total des entreprises touristiques « traditionnelles » ont développé une innovation

Entre 2 500 et 5 000 entreprises externes au tourisme ont lancé une innovation touristique

 

Profil de 1 000 entreprises innovantes dans le tourisme

+ de 60 % ont moins de 5 ans

1 sur 2 n’emploie aucun salarié

1 sur 4 a entre 1 et 5 salariés

1 sur 4 a plus de 5 salariés

 

En % des entreprises innovantes dans le tourisme en France

IDF : 50 %

Bouches-du-Rhône : 3,8 %

Alpes-Maritimes : 3,2 %

 

• Des innovations principalement destinées à l’usager final : près de 80 % ciblent directement le touriste (BtoC), et non les opérateurs traditionnels (BtoB)

• Très (trop ?) orientées loisirs : Seules 2,9 % ciblent spécifiquement le segment affaires

• Très « digital centric », mais moins d’offre tournée data ou après-séjour

 

Source : Direction générale des entreprises, Ministère de l'Economie

 

 

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