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29.09.2017 - Territoire

thecamp. Créativité, j’ecrirai ton nom

C’est une page décisive dans l’épopée de thecamp. Planté sur le plateau de l’Arbois, dans une nature « inspirante », le campus, sans véritable équivalent, a été inauguré ce 28 septembre. De la vision d’un projet à la réalisation d’un camp de base pour penser le futur ...

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L’exercice était tout sauf évident. Ne pas voler le moment à son fondateur dont l’existence s’est achevée avant même qu’il ait pu accomplir son grand dessein. L’évoquer sans rendre noir soulages ce grand projet qui doit désormais cheminer seul et écrire sa propre histoire dans cet écrin saturé de végétations de lumière.

Un sentiment que résume ainsi Jean-Paul Bailly, président par intérim de thecamp depuis juillet : « Je partage avec vous deux sentiments : l’infinie gratitude que nous devons à l’égard de Frédéric Chevalier et notre ambition pour demain. Sans son esprit d’entreprise, sa détermination, son goût du risque, sa capacité de conviction, son exigence, thecamp n’existerait pas. Sans sa vision d’un futur choisi, d’un monde dont on a envie pour nos enfants, où l’on construit des passerelles et non des murs, thecamp n’aurait jamais été pensé ni conçu. Sans son sens du partage et sa générosité, nous ne serons pas là pour construire l’avenir ».

Désormais, pour l’ex PDG de la RATP, qui a rejoint l’aventure à la demande de Frédéric Chevalier, « à nous de prendre le relais et faire en sorte que, dans 5 ou 10 ans, thecamp devienne une fierté française et européenne, s’impose comme une référence mondiale, devienne un acteur qui aura créé un futur souhaitable où chacun pourrait trouver une place digne ». 

Avoir une influence positive sur le monde

Réunis ce 28 septembre pour le « grand opening », qui a marqué l’inauguration officielle de ce campus en rupture avec tout ce qui existe, les partenaires privés et publics fondateurs du projet (cf. thecamp en données clefs) ont aussi jonglé avec les mots pour observer le monde à travers le prisme de la cartographie intérieure de Frédéric Chevalier, saluant le merveilleux entraîneur des esprits qu’il était, retenant un de ses nombreux enseignements - un rêve ne se fracasse pas forcément sur le réel – tout en portant leur regard vers l’avenir pour, chacun avec ses mots, ...« perpétuer le rêve d’un entrepreneur génial qui disait lui-même qu’il était atteint de la pathologie du futur. Garder en mémoire le génie créateur, perpétuer et développer l’idée fondatrice » (Jean-Luc Chauvin, président de la CCI Marseille Provence) et « pour que ce lieu architectural exceptionnel, de partage et de production entre grands groupes industriels, start-up, collectivités et utilisateurs, devienne un symbole national » (Jean-Claude Gaudin, président de la Métropole Aix-Marseille Provence).

Mais aussi, « pour donner du sens à sa vision de façon à créer des emplois pérennes, favoriser un développement durable pour les entreprises » (Renaud Muselier, président de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier), « doper l’attractivité du territoire » (Martine Vassal, présidente du CD13), et « poursuivre l’aventure de ce lieu où priment l’humanisme et l’environnement ». (Maryse Joissains, maire d’Aix-en-Provence). Et enfin, « pour faire vivre ce site qui promet d’être un écosystème fertile en rencontres, intelligence et innovations, belle illustration d’un partenariat privé et public » (Marie-Emmanuelle Assidon, préfète déléguée pour l'égalité des chances)

 

Frédéric Chevalier. Quelques mots pour l’auteur…

On n’en aura sans doute jamais fini d’écrire sur les qualités de cet homme à contre-courant des dogmes. Défiant les diktats. Refusant de croire que demain est une puissance cachée. Habité par un sentiment d’urgence face à la fulgurance des changements en cours dans tous les domaines, énergie, transport, médecine, construction, santé... et à l'émergence de technologies qui pulvérisent tous les modèles. Ne se résignant pas au nivellement de l’éducation « où chacun évolue encore en silo ». Défendant une nouvelle approche de la formation, de l'innovation, gageant sur l’intelligence collective.

« C’est une chance extraordinaire d’avoir eu sur ce territoire Frédéric avec nous, il y a créé ce dont on rêve et que tout le monde va envier. C’est un phare, un laboratoire de ce qui se fera demain. C'est ici que l’on va créer l’avenir de nos villes et ce n’est pas un hasard que ce soit ici, au cœur de l’Europe et de la Méditerranée », tente de contenir en quelques mots Jean-Luc Chauvin, président de la CCI Marseille Provence, parmi les membres fondateurs.

« Aujourd’hui, on est tous là pour reconnaître sa vision, son efficacité, son organisation et son talent – supplémentaire - pour fédérer les énergies. Il nous manque fondamentalement et l’histoire nous dira qu’il avait raison », rappelle le président de la région Provence Alpes-Côte d’azur, qui en juillet dernier, complétait le financement initial de l’ancienne mandature en abondant à hauteur de 2 M€ supplémentaires (soit 5 M€ au total) et déclarait l’endroit comme le lieu totémique de son OIR (Opération d’intérêt régional) Smart City.

« Frédéric est un homme d’avenir rare avec une ambition formidable mais pas démesurée », veut retenir Maryse Joissains, « à qui nous avons fait confiance dès 2013 quand il est venu nous présenter son projet et son besoin de financement ». La maire d’Aix-en-Provence, naturellement ravie du choix « à bon escient » d’implantation  sur la technopole de l'Arbois, insiste sur cette construction « qui écrit un avenir joyeux et laisse la place à la nature et à l’environnement puisque son campus est construit en tenant compte du sud, de l’est, du nord, de l’ouest de façon à se passer de chauffage et d’un certain nombre d’éléments que l’on pensait indispensables ».

 

Dompter la complexité du monde et domestiquer les technologies

 

 

On n’en aura sans doute jamais fini, non plus, de décrire par le menu les soubassements de son obsession : créer un écosystème qui permette à des acteurs de toutes générations et disciplines, qu’ils soient issus du public ou du privé, d’étudier la complexité du monde pour mieux gérer les grands bouleversements induits afin de secréter un monde, plus humain et durable.

Sans nier l’existence et la pertinence de lieux déjà installés, légitimes pour suivre certains sujets, Frédéric Chevalier estimait toutefois qu’aucun d’entre eux n’était en mesure de préparer les élites, décideurs, dirigeants … aux enjeux de demain. Et surtout revendiquait être un tiers-lieu privé et public, pas un « entre-soi de quelques leaders » mais adressant une diversité de publics (grands groupes, startups, PME, ETI, collectivités, institutions publiques, associations, ONG...), en somme, « tous les acteurs susceptibles d’avoir un impact positif sur le monde dans lequel grandiront les générations futures ».

Toutes ces réflexions ont accouché de ce campus, loin des codes académiques, consacré aux technologies émergentes (réalité virtuelle, robotique, intelligence artificielle, biotechnologies) et aux nouveaux usages (intelligence collective, modèles économiques durables, gouvernances partagées…). Hors norme et hors du monde, sur un plateau de garrigue en surplomb de la Sainte-Victoire, bien qu'à quelques minutes des connexions autoroutières et de l'aéroport Marseille Provence (cf plus bas : Renouer l'urbain et le végétal).

Il aura fallu donc des années « de rêves, d’espoirs, de folie peut-être, de travail intense, de décisions et de négociations, de patience aussi, le temps des 18 mois de construction, de succès et d’échecs, depuis cette la symbolique date de juillet 2015, à l’issue des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, avec l’engagement officiel de l'opération, en présence du ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron et des partenaires fondateurs … pour être enfin prêts à vous accueillir ce soir », a rappelé le successeur de Frédéric Chevalier.

 

Plusieurs projets déjà sur les rails

 

 

C'est parti. Le site vient donc d'accueillir premiers « campers » (des start-up, des plateformes collaboratives ou des collectifs d’innovation tels que Kisskissbankbank, OuiShare, Cog’Innov ou MakeSense, mais aussi des cadres et professionnels de grands groupes, des élus, des formateurs, des experts, des makers, des codeurs ou des artistes numériques), qui testeront en pionniers la « mécanique ».

Plusieurs projets seraient déjà sur les rails. Et les collectivités locales « donnent un coup de main, surtout, si l’État ne le fait pas », égratine au passage Jean-Claude Gaudin. Le président de la Métropole Aix-Marseille Provence, laquelle a contribué financièrement à hauteur de 10 M€ par des prêts à taux zéro, rappelle que « la collectivité a signé une convention qui fixe un cadre général de collaboration pour que thecamp nous accompagne sur nos trois agendas métropolitains : le développement économique, la mobilité et le numérique ».

La taille de la métropole, qui compte 2 millions d’habitants, va notamment servir de laboratoire d’expérimentations urbaines à l’échelle du territoire (exemples : un véhicule autonome circulant entre la gare d’Aix-en-Provence et le campus, une plateforme de « Mobility-as-a-Service », qui permettra d’avoir un seul ticket pour profiter de différentes offres de transport (vélo, covoiturage, taxi, véhicules autonomes) ou encore des drones qui livreront des colis sur le campus, développés en partenariat avec La Poste…).

 

Espace d’expérimentations à ciel ouvert

Aussi, thecamp joue la carte de la préférence locale en ayant recours à quelques technologies développées par les entreprises du cru ou pour donner un écrin aux technologies émergentes de façon à les faire tester par les campers en conditions réelles avant d’être déployées à plus grande échelle. Le spécialiste aixois des solutions photovoltaïques innovantes Sunpartner, qui va inaugurer ce jeudi 5 octobre à Rousset sa première ligne de production, a été sélectionné pour équiper deux bâtiments avec ses vitrages photovoltaïques semi transparents. Le concept « smart cool » de l'enseigne de salles de sport, basée à Aix-en-Provence Keep Cool et fondée par Guy Deville, a également été choisie. L'enseigne, qui se développe en franchise connait une incroyable croissance sur ce marché hyper concurrentiel et néanmoins encore atomisé.

Concepteur de piscine en bois, revendiquée 100 % renouvelable et écologique, le fabricant o2 Pool, basée à Rousset et dirigé par Emmanuel Berthod, a été retenu pour réaliser la piscine du lieu. L'entreprise dispose de trois brevets sur ce type de piscine, pour la biofiltration de l’eau, sans utilisation de la chimie, pour le mode de construction qui permet de bâtir des piscines de la taille de thecamp notamment, 50 mètres par 6. Le dernier concerne la fermeture de la piscine par fond mobile protegeant l’eau des saletés.

L'entreprise marseillaise, IDSUD Énergies, fournisseur de solutions d'energies nouvelles, y a installé un démonstrateur de son Nheolight Hybrid, une éolienne qui repose sur une sur une technologie de pales en 3 dimensions dont les avantages, silence, robustesse et productivité, sont avancés par l'entreprise. Outre l'éclairage public, elle offrirait bien d'autres services (wi-fi, signalétique, vidéosurveillance, etc.) grâce à ses applicatifs connectés.

 

Nécessaire transformation de l'entreprise

 

 

C’est à Jean-Paul Bailly, dont on dit qu’il a toujours piloté les transformations de « ses » entreprises en veillant à « l’humain », à qui est revenu la tâche de clôturer les séances officielles avant d’ouvrir la soirée sur des temps plus festifs. Le président par intérim, adoubé par les élus qui vante ses qualités techniques et humaines, a finalisé son propos par un appel à … tous ceux qui ont ressenti des limites dans leur créativité, leur autonomie, leurs initiatives…

« Ici, n’importe qui pourra exprimer ses idées. À vous tous, qui avez l’envie et la volonté de changer le monde, vous êtes ici chez vous. Il y a la place pour tous les aventuriers, explorateurs, pionniers, pour tous les chefs d’entreprise, dirigeants, entrepreneurs, professionnels, qui veulent être des acteurs de la construction d’un futur désirable. Notre pari réussira que si vous en êtes tous des ambassadeurs et que vous exportiez dans vos entreprises la vision de thecamp. Cassez les barrières, affranchissez-vous des murs mentaux, faites confiance à l’intelligence collective. La puissance des rêves, vous la trouverez ici et, elle dépasse bien des contraintes. Venez avec vos idées les plus folles, vos ambitions les plus délirantes. On a fait un bout du chemin, c’est maintenant à vous de jouer », a exhorté l’homme aux réseaux transversaux, qui a eu un mot pour chacun, jusqu’à la centaine d'ouvriers du chantier.

L’aventure continue donc, est-il indiqué. Suivre la cordée sur les traces du passeur entre deux mondes que fut Frédéric Chevalier, est-il fléché. Veiller à ce que toutes les ambitions ne s’étiolent pas au contact des difficultés du quotidien, est-il proscrit. Le territoire inventira(i)t-il une façon de poétiser le monde ?

 

 

Adeline Descamps

 

 

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Un endroit indissociable de son site : renouer l'urbain et le végétal

 

 

thecamp est aussi (et surtout) un lieu de vie et un vrai choix. Le projet, le site et le décor font corps et se fondent dans le paysage du plateau de l’Arbois. Frédéric Chevalier a attendu une dizaine d’années pour mettre la main sur ce plateau de 7 ha de garrigue en surplomb délimité à l’Est par la Sainte Victoire, une forêt de pins au Nord et un piton rocheux à l’Ouest. Il y a investi 12 M€ en fonds privés.

Parce que pour penser le monde et l'avenir, estimait-il, il faut s’extraire d’un quotidien sous tension, concevoir un lieu inspirant hors du monde (mais à 20 min de l’aéroport Marseille Provence, des axes autoroutiers, et à 15 min de la gare TGV d’Aix-en-Provence), où les codes et les repères n’ont plus cours, « une bulle à l’écart des distractions de l’agitation des marchés et de la temporalité des schémas politiques ». Ayant un lien « organique » avec son territoire, il a toujours défendu que la Provence participerait, avec l'architecture, « à cette expérience extraordinaire qui sera vécue ici ».

« Frédéric n’était pas dans la redite. Il n’a jamais voulu reproduire un lieu vu ailleurs. Il voulait quelque chose d’atypique, que l’on projette les gens dans un autre univers et qu’ils vivent une expérience de vie, de travail, de partage », nous expliquait en juillet Corinne Vezzoni, l’architecte marseillaise du projet dont les constructions en symbiose avec le projet urbain sont connues. C’est elle qui a ouvert le bal ce 28 septembre et offert une déambulation au cœur du site.

Le site sourd aujourd’hui de terre après 18 mois d’études avant lancement travaux et 18 mois de chantier sur lequel sont intervenues une vingtaine d’entreprises. Béton, panneaux de ciment noir, verre courbe, mélèze et métal pour les constructions. Chênes verts, pins d’Alep, végétaux de la Garrigue pour la végétation.

Le bois s’est imposé pour les deux bâtiments abritant les 155 chambres de 15 m2 en moyenne ainsi que pour la piscine, réalisée par la société aixoise O2 qui possède trois brevets sur ce type de piscine, le premier pour la biofiltration de l’eau, sans utilisation de la chimie, le second pour le mode de construction, le troisième pour la fermeture de la piscine.

La pièce maîtresse reste l’impressionnante toile géotextile en composites, étudiée par le bureau d’études Optiflow spécialisé dans l’aéraulique, réalisée par Ferrari et composée de trois morceaux cousus main par des ateliers spécialisés en voile marine, mis en tension par des câbles et accastillages aussi utilisés dans la marine.

Translucide, proche du calcaire blanc, de 8 à 13 m de haut selon les endroits, elle protège du soleil le bâtiment central où se concentrent les salles de bureaux, de réunion, l’auditorium, donnant sur la terrasse, qui elle-même s’ouvre à l’Est vers la montagne Sainte-Victoire. Elastique, elle est capable de se déformer jusqu’à 70 cm, atout précieux en cette contrée de fort mistral.

Ses impluviums ont par ailleurs la fonction de récupérer l’eau et de la rejeter à l’extérieur de la toile dans le bassin de rétention (800 m3 d’eau par heure sur l’ensemble de la toile).

A.D

 

 

 

thecamp en quelques données

 

Tellement hors des codes classiques académiques, ni école, ni accélérateur, ni incubateur ..., thecamp se veut un lieu d'inspiration, de formation, d'innovation, d'expérimentation et d'accélération pour imaginer le monde de demain autour de 5 défis : océan/ mobilité/ énergie/  éducation/ ville humaine. Transdisciplinaire, interculturelle et intergénérationnelle. Un lieu conçu pour « s’inspirer se former, expérimenter, développer, accompagner les changements à venir ». Un campus pour former 300 étudiants et 2 000 managers chaque année, accueillir 20 startups et 40 PME, pour des séjours de 3 à 6 mois

 

7 ha de terrain sur le plateau de l'Arbois à Aix-en-Provence

272 arbres plantés

Un théâtre de verdure de 470 places

Un potager de 2 000 m2

 

Résidences hôtelières (deux bâtiments de 155 chambres)

Trois villas réservés aux conférenciers et dirigeants

Villa A :De 5 chambres de 22 à 35 m2

Villas B et C : 16 suites de 30 m2

 


Maître d’ouvrage : thecamp

Promoteur : Redman Réalisation

Maîtrise d’œuvre : Corinne Vezzoni & Associés (architecte), Artelia (BET), 8’18’’ (éclairagiste), Leich (structure), Optiflow (fluides).

Entreprises: Midi Travaux (VRD); Campenon Bernard (Gros œuvre);  ICM/ACS (charpente métal toile et charpente métal incubateurs); Mathis (charpente bois, bardage et couverture étanchéité RH); Spal (étanchéité: incubateurs et suites);  Chiri (conception et mise en œuvre des vitrages des incubateurs; menuiseries extérieures); Bourneuf (RH et suites);  Santerne (CFO/CFA/SSI);  Climatech (CVC/plomberie); Ckat (cloison/doublage/faux plafond); Bareau (menuiseries intérieures); SPTB (carrelage faïence); Series (revêtements muraux et peintures); 2SRI (sols souples); Schindler (ascenseurs); IDVerde (espaces verts); Belle Environnement (fontaine); AMG Fechoz (machinerie scénique); Axians (audiovisuel et Eclairage); Hugon (fauteuils de l’amphithéâtre); Provence Froid (équipements cuisines); Sare (panneaux photovoltaïques).

Partenaires fondateurs privés : Accenture, Accor Hotels, Air France, Cisco, CMA CGM, Crédit agricole et Crédit agricole Alpes-Provence, MAIF, MGEN-ISTA _ HARMONIE, SNCF Gares & Connexions, La Poste, RATP, Sodexo, Steelcase, Vinci Construction, Vinci Energies

Partenaires fondateurs publics : Région, CD 13, Métropole Aix-Marseille Provence – CCI Marseille Provence

Partenaires immobiliers : Caisse des dépots, CEPAC Immobilier

 Coût total : 80 M€ dont 39 M€ pour la partie « immobilier » (26 M€/ privé et 13 M€/public) et 41 M€ pour la partie « programmes » (20 M€/ privé et 21 M€/public par des prêts à taux zéro)