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25.08.2015 - Territoire

La création d'entreprises, désormais mesurée à l'échelle métropolitaine

La CCI Marseille Provence édite une première cartographie de la création d'entreprises à l'échelle métropolitaine. Elle vient enrichir sa bibliothèque de données économiques sur Aix-Marseille Provence.

La CCI Marseille Provence poursuit la constitution d’une base de données économiques sur la Métropole Aix-Marseille Provence. Après avoir initié avec l’UPE 13 un baromètre trimestriel de conjoncture, voici une radiographie annuelle sur la création d’entreprises, outil qui existait jusqu’à présent à l’échelle des Bouches-du-Rhône et de la communauté urbaine Marseille Provence (18 communes).

Devant le Grand Lyon

19 430. C’est le nombre de créations d’entreprises enregistrées en 2014 sur le périmètre métropolitain, tel que défini par la loi NOTRe, qui au 1er janvier 2016, regroupera les 93 communes des territoires aujourd’hui couverts par 6 EPCI (Marseille-Provence-Métropole, Communauté du pays d’Aix, Ouest-Provence, Pays de Martigues, Salon-Étang de Berre-Durance et pays d’Aubagne et de l’Étoile). C’est un « manque à gagner » de 1 464 créations d’entreprises par rapport à la couverture départementale.

Au second rang national des métropoles derrière Paris en volume (1,8 million habitants, 93 % de la population des Bouches-du-Rhône et 37 % de la population de l'ensemble de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur), Aix-Marseille Provence se place également derrière Paris et devant Lyon pour sa dynamique entrepreneuriale en représentant 3,5 % des créations nationales.

Le commerce et la construction, toujours de nouveaux candidats

Le taux de création (14,4 %) ‑  rapport entre le nombre de créations d’entreprises et le stock d’entreprises présentes sur le territoire ‑, reste proche de la moyenne des autres métropoles mais la métropole dénote du reste de l’Hexagone par la sur-représention des créations dans le transport, la logistique et l’entreposage (peu surprenante en raison de la présence d’un port mais après un recul de 21 % en 2014 à l’échelle du département), dans l’hébergement touristique (+13,2 % après +6,3 % en 2013), les services aux entreprises (enquêtes et sécurité, télécoms, portails Interne) et les matériels de transport (aéronautique, mais aussi plaisance).

En dépit de la conjoncture, le secteur de la construction continue de recruter des nouveaux candidats (quelque 3 000 entreprises) même s’il s’inscrit toujours en négatif ( -2 % après -11 % en 2013). À l’échelon départemental, le secteur représente 15 % du total des creations.

C’est le commerce qui fournit le plus important bataillon de nouvelles recrues (autour de 4 000 créations) même s’il enregistre une nouvelle contraction (- 4,7 % après - 2,1 % en 2013).

Déficit en nouvelles entrantes à haute valeur ajoutée

En revanche, sur les secteurs à haute intensité de connaissance (services et industries de haute technologie), Aix-Marseille-Provence a engrangé 7 000 entrantes (36 % des créations métropolitaines), ce qui reste bien en deçà du Grand Lyon (47 %), de Toulouse (48 %), de Nantes (50 %) voire de Rennes (52 %).

Si la métropole n’a jamais démérité dans sa dynamique de création depuis 2011, elle se rapproche désormais du niveau national avec une décélération (-2,1 % en 2014 par rapport à 2013). « Ce décrochage est principalement lié à une moindre progression des créations d’entreprises dans la catégorie des professions libérales », indiquent les auteurs de l’étude.

Taux de survie à trois ans

Le statut de l’autoentrepreneur reste largement plébiscité pour entreprendre : selon l’Insee, 3 entrepreneurs sur 4 n’auraient pas créé d’entreprise sans ce régime. Depuis 2009, l’enregistrement de la moitié des nouvelles sociétés se fait en autoentrepreneuriat. En 2014, 55,6 % des nouveaux entrepreneurs l’ont encore adopté, concurrençant manifestement les sociétés individuelles, qui poursuivent leur repli.

Indicateur positif, l’immatriculation en « sociétés » augmente (+2 % en 2013 et +2,5 % en 2014). Positif car elles sont en général plus pérennes que les entreprises individuelles, affichant un taux de survie à 3 ans.

A.D

 

Hauts et bas de la création d'entreprises

En baisse

- Recul des créations d’entreprises de 2 % dans la construction, toutefois moins important qu’en 2013 (-11 %),

- Nouvelle contraction pour le commerce (-4,7 % après -2,1 % en 2013),

- Repli dans les secteurs administrés (santé, enseignement, action sociale) de 3,8 %.

En hausse

 - Nouvelle accélération dans le secteur du tourisme (+13,2 % après +6,3 % en 2013 dans l’hébergement et la restauration),

- Progression dans le transport et l’entreposage de 12,8 %, qui ne compense que partiellement l’important recul enregistré en 2013 (-21,3 %).

 

De l'autoentrepreneur au microentrepreneur : Quelles différences ?

Pour rappel, depuis cette année, les codes ont changé : l'autoentrepreneur devient microentrepreneur.

- Immatriculation désormais obligatoire (les autoentrepreneurs qui exercent déjà sans être immatriculés ont un délai jusqu'au 18 décembre 2015),
- Obligation pour les artisans de suivre un stage avant installation,
- Majoration égale à 0,2 % du chiffre d'affaires déclaré en cas de non respect des obligations de télédéclarer le chiffre d'affaires et de télépayer les cotisations sociales (si le chiffre d'affaires déclaré l'année précédente dépasse 41 100 € pour les activités relevant du seuil de 82 200 €, et 16 450 € pour les activités relevant du seuil de 32 900 €),
- Obligation de s’acquitter de la taxe cotisation foncière des entreprises (sauf ceux qui débutent leur activité en 2015, qui le seront à compter de 2016),
- Obligation de dédier un compte bancaire à son activité professionnelle.