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15.02.2017 - Soldes Hiver 2016-2017

Sold out !?

Les commerçants avaient affiché, en ce début de soldes, leur optimisme. Certains même espéraient surfer sur la rare embellie de 2016. Espoir déçu, la fréquentation ne fut pas au rendez-vous et le panier moyen en baisse. Un signe supplémentaire d'un système dépassé ?

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Un verre à moitié vide… ou à moitié plein. C’est un fait, 57 % des commerçants interrogés observent une baisse de la fréquentation par rapport à l’an dernier. Seuls 9 % d'entre eux ont constaté l’inverse, un taux parmi les plus bas ces 12 dernières années ! Fatalité, 55 % des commerçants envisagent un chiffre d'affaires lié aux soldes inférieur à celui de 2016.

Heureusement, certains parviennent à tirer leur épingle du jeu. Par exemple, 17 % des succursalistes prévoient un chiffre d’affaires supérieur à l'an dernier contre 10 % en moyenne. Le secteur de l'équipement de la personne voit, quant à lui, son panier moyen se stabiliser à 80€.

L'ouverture dominicale au démarrage des soldes y a certainement contribuée. Ces deux secteurs l’ont en effet respectivement suivi à 77 % et 56 %.

Rien ne sert de courir 

Les taux de remises pratiqués dès les premiers jours ont été supérieurs aux années précédentes. Plus de 80 % des professionnels affichaient des niveaux de démarques allant de 30 % à 50 % au démarrage des soldes. Par la suite, 4 commerçants sur 5 ont pratiqué des taux de 50 % et plus, et ils sont même 1 sur 4 à avoir atteint un taux de démarque de 70% et plus.

Agressif ? L’enjeu est crucial. Cette période représente 12 % du chiffre d’affaires pour un commerçant. Les soldes correspondent bien à une réalité économique, celle d'écouler les stocks avant l'arrivée de nouvelles collections. Tous les moyens sont bons. Il est important de générer du trafic en magasin pour y parvenir. Seulement, cela ne suffit plus.

 L’heure est au changement

Bien sûr, 1 commerçant sur 3 aurait souhaité un démarrage plus précoce mais la majorité d’entre eux (60 %) expriment globalement leur satisfaction quant à ce décalage de 6 jours. Le problème est ailleurs.

« Ventes promotionnelles, e-commerce, nouveaux usages, le commerce est en quête d'un nouveau modèle, souligne Nicole Richard-Verspieren, vice-présidente CCIMP déléguée au Commerce. Il nous appartient d'accompagner les commerçants afin qu'ils ne subissent plus ces mutations ».

Mais l’élue va encore plus loin car selon elle, « le déclin de la fréquentation lors des soldes illustre également la problématique plus globale de la consommation en centre-ville ». Une problématique d’ores et déjà inscrite dans les priorités de la nouvelle équipe consulaire pour endiguer cette situation et améliorer l’accessibilité des centres-villes.

 

Romain Calmettes

 

Pour rappel, La CCI Marseille Provence réalise une enquête sur les soldes en deux temps : dès les premiers jours de la période de promotion portant sur leur activité sur la saison et l'écoulement de leur stock et sur leur ressenti dès les premières heures d'ouverture (fréquentation, prévisions de CA), puis en fin de soldes  auprès d'un échantillon représentatif selon la méthode des quotas de 500 commerces pratiquant les soldes, localisés dans les centres-villes et centres commerciaux de l'ensemble de la circonscription de la CCIMP (BdR hors Pays d'Arles).

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