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23.12.2015 - Si vous saviez...

Provence is absolutely crushing it at CES 2016 !

29 entreprises dont 13 start-ups étiquetées comme les plus innovantes représenteront Aix Marseille French Tech lors du Consumer Electronics Show (CES), le salon annuel mondial des hautes technologies, qui se tiendra du 6 au 9 janvier à Las Vegas. La troisième plus importante délégation française.

« France is absolutely crushing it at CES 2016 ! », pourrait-on s’exclamer au regard de la présence tricolore à l’occasion de l’événement majuscule du début d’année pour l’écosystème numérique mondial : le Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas, le salon mondial des hautes technologies grand public (165 000 visiteurs), qui a servi d’écrin et de vitrine à toutes les innovations de rupture ces dernières décennies et donne le « La » des tendances à venir.

« On va encore battre le record de l’année dernière en nombre de délégations », s’est enthousiasmé Emmanuel Macron, le locataire de Bercy à l’occasion d’une soirée de « training » organisée le 21 décembre à l’espace d’innovation The Family à Paris en présence également d’Axelle Lemaire, la secrétaire d’État en charge du numérique que la sphère digitale connait bien.

Pour l’édition 2015, le pavillon français avait déployé une flotte de 160 entreprises (+ 33 % par rapport à 2014 qui marquait la première présence de l’Hexagone), dont 66 startups dans l’Eureka Park, l'endroit créé par le directeur vedette du salon Gary Shapiro pour flécher l’innovation de rupture. Soit, selon Bercy, la première délégation européenne (loin devant le Royaume-Uni et l’Allemagne) et la 5e mondiale (derrière la Chine, les États-Unis, Taïwan et la Corée du Sud).

Arsenal français 

Cette année, avec 190 sociétés, la délégation hexagonale sera le deuxième contingent mondial, juste derrière les États-Unis (193 entreprises) et loin devant Israël (17), l'Angleterre (14) et encore l'Allemagne (10).

Aussi, avec 128 exposants actuellement recensés (contre 68 l'an dernier) au sein des 176 000 m2 de l’Eureka Park, le pavillon tricolore sera le premier au niveau européen. Au sein de cet espace « startups friendly », la France pèsera près de 30 % de la présence mondiale (sur 457 jeunes pousses mondiales), avec un écosystème couvrant largement la chaîne de valeur de la connectivité aux objets connectés professionnels et grand public.

Par ailleurs, 16 d’entre elles ont été récompensées par les « CES Innovation Awards 2016 »* à l’occasion de l'avant match, le CES Unveiled à New York. Et parmi ces pépites, deux sont issues de la Aix-Marseille French Tech : la marseillaise 3D Rudder dans la catégorie « Gaming » pour sa plateforme tactile à contrôler avec les pieds et mieux se mouvoir en réalité virtuelle et l’aixoise Ween, dans la catégorie « Smart Home », pour son thermostat intelligent connecté aux smartphones.

Aix-Marseille French Tech particulièrement bien représentée

La French Tech aixo-marseillaise est d'ailleurs particulièrement bien représentée par 29 entreprises du territoire (exposants et visiteurs), dont 13 (notamment accompagnées par le Pôle de compétitivité Solutions Communicantes Sécurisées et le Technopôle de l'Arbois) exposeront au sein de l’Eureka Park (7 l’an dernier à représenter le pavillon régional). Soit la 3e plus importante délégation parmi toutes les French Tech labellisées en France, derrière Montpellier (15) et Grenoble (14) mais devant Lyon (8) et la Côte d’Azur (6).

« La Provence représentera près de 20 % des startups du Pavillon France, se félicite le staff de Aix Marseille French Tech. Trois grands thèmes seront à l'honneur : l'IoT dans la domotique, les accessoires connectés (vêtements, montres, équipements sportifs ...) et les objets connectés dans le domaine de la santé, de la prévention et du bien-être ».

Networking Provence

La délégation provençale sera conduite par Stéphane Paoli, adjoint à la Ville d’Aix-en-Provence en charge du numérique et Stéphane Soto, directeur général d’Aix-Marseille French Tech. Mais Kevin Polizzi, président de Jaguar Network, Olivier Trubert, de Darwin et Jean-Daniel Beurnier, d’Avenir Telecom (et vice-président de la CCI Marseille Provence) seront également du voyage. 

Ils accueilleront notamment sur leur stand un événement de networking « Provence » co-organisé avec Provence Promotion, pour « mettre en valeur les atouts de l'écosystème digital provençal, tisser des liens privilégiés avec des partenaires internationaux et promouvoir les dernières innovations dans des domaines où le territoire excelle comme les objets connectés liés aux technologies sans contact, l'expertise sécuritaire ou encore les microcontrôleurs ».

Rencontres au sommet

VRP de l’innovation, c’est aussi la mission que s’est assigné le ministre de l’Économie, dont l’agenda des 4 jours dans la ville colonisée par les casinos sera particulièrement serré.

L’auteur de « entrepreneur is a french word » rencontrera des venture capitalists (investisseurs spécialisés dans le capital-risque), quelques « licornes » (start-ups valorisées plus de 1 milliard de dollars), des patrons emblématiques comme Astro Teller, le PDG du laboratoire futuriste Google X, Tim Cook, le patron d'Apple, John Chambers, celui de Cisco ... auprès desquels il plaidera que la France a culturellement changé (lisez :  modernisation de son économie).

Il ne manquera pas non plus de mettre en valeur les « French Tech Hub » de Boston, New York ou Tel-Aviv, initiatives crées par la Mission French Tech « visant à organiser un écosystème entrepreneurial dans les métropoles attractives, pour y accélérer le développement des startups françaises qui souhaitent s'y implanter et renforcer l'attractivité de la France auprès des investisseurs ». Concordance ou pas, au cours des six premiers mois de l'année, les start-up françaises ont levé 759 M€, pour un ticket moyen de 3,11M€, soit une hausse de 70 % par rapport à la même période en 2014. 

Le ministre non encore quadra sera aussi accompagné par d’autres « marqueurs » de référence, français cette fois, dont Frédéric Mazzella, le PDG de BlaBlaCar, Ludovic Le Moan (Sigfox), Patrick Daher (Daher), Raphaël Gorgé (Groupe Gorgé), Jean-François Rudelle (Criteo) et quelques poids lourds du CAC 40 (Engie, Veolia, La Poste et Valeo…).

A.D

*Ubiant, Visiomed, Enko, 3D Rudder, En-laps, SensorWake, De rigueur, NodOn, Ween, Lima, Prizm, Klaxoon, Hydrao, eSensor, In&Motion, Airspek. 

Ces 13 pépites d'Aix-Marseille French Tech qui exposent au CES 2016* 

3D Rudder : La start-up marseillaise, cofondée par Stanislas Chesnais et Valerio Bonora, a développé un pavé tactile à piloter avec les pieds pour mieux se mouvoir en réalité virtuelle. Un outil conçu initialement pour les professionnels utilisant des logiciels de CAO et ayant besoin de manipuler des objets dans l'espace et qui pourrait aussi intéresser les univers des jeux vidéo, de la réalité virtuelle et du médical.

Wyplay-XTIM : Créée en 2006 à Allauch par Jacques Bourgninaud et trois associés, l’entreprise, qui a largement anticipé l’avancée technique de l’open source et l’évolution des usages de la box TV vers la smart box, conçoit et réalise des solutions logicielles pour les diffuseurs et opérateurs de télévision terrestre, satellite, câble et IPTV dans le monde entier. Wyplay a notamment développé la première solution logicielle open source indépendante pour les opérateurs de télévision. Elle pilote à ce jour 10 millions de décodeurs pour des opérateurs de télévision à péage comme Canal+, Belgacom, SFR et Vodafone.

Aroma Therapeutics : La jeune entreprise labellisée innovante de Fuveau développe des traitements non médicamenteux à base d’huiles essentielles ou d’extraits naturels de plantes, incorporés dans des capsules de traitement d’aromathérapie sur des thématiques telles que le sommeil, l’anxiété ou la mémoire (prévenir les troubles cognitifs issus de la Maladie d’Alzheimer par exemple). La société fondée fin 2012 par Laurent Moy a notamment mis au point un diffuseur innovant : l’Aroma Scient, qui permet une programmation personnalisée de la diffusion d’huiles essentielles.

Genes'Ink : L’entreprise de Rousset créée en 2010 par Corinne Versini conçoit et produit des encres conductrices et semi-conductrices à nanoparticules. Ces encres permettent des applications innovantes dans les secteurs de l’électronique imprimée (écrans et écrans tactiles), des énergies renouvelables (photovoltaïque), de l’éclairage (oled) et de la sécurité et de l’environnement (capteurs). Genes'Ink et le CEA ont annoncé en mai dernier la création d'un laboratoire commun de recherche spécialisé dans l'électronique imprimée. L’association des deux expertises doit permettre de concevoir des électrodes en cuivre imprimables en couches ultraminces sur toutes sortes d'objets nomades, tels que smartphones, écrans embarqués ou étiquettes RFID.

IroNova : Fondée en octobre 2012 par Yann Frachi, la société basée à Marseille a développé un bracelet connecté universel (Windows, Mac et Linux, tablettes et smartphones iOS et Android) pour le grand public, analysant l’activité physique de la personne jusqu’à l’enregistrement du moindre mouvement quotidien (capable de suivre et d’identifier tous les mouvements de poignets sur une base continue de 100 heures). Étudié pour optimiser l’expérience utilisateur, le bracelet possède une autonomie « supérieure à la concurrence avec un temps de charge réduit à 30 minutes », indique la société. Le bracelet est commercialisé au prix de 49,90 euros depuis un an à l’issue d’une campagne de crowdfunding sur le site Indiegogo.

Novadem : La spécialiste de la robotique aérienne, créée en 2006 par Pascal Zunino et Fabien Paganucci, a remporté en fin d'année l’appel d’offre lancé par le Ministère de l’Intérieur pour doter les unités de gendarmes de micro-drones (moins de 2 kg) à des fins de surveillance. Récemment, la société a dévoilé une nouvelle technologie de positionnement (LPS pour Local Positioning System), sur laquelle elle a planchée durant deux années, permettant l’inspection automatique d’ouvrages hors couverture satellite (et donc indépendante du GPS) grâce à son propre réseau de balises placées au sol.

Novathings : La société, fondée à Meyreuil fin 2014 par une équipe de spécialistes du Web, du hardware et des télécommunications et présidée par Christophe Guionet, offre au grand public des objets connectés assurant « la préservation de sa vie digitale, en sécurisant leurs données personnelles sur un support qu’ils maitrisent physiquement, en toute simplicité ». Au travers de son objet connecté Helixee, l’entreprise, qui a lancé une campagne sur Kickstarter le 13 octobre afin de lever 70 K€ et financer l’outillage industriel, se situe au carrefour des objets connectés, du NAS et du cloud. Le produit devrait être commercialisé à la rentrée 2016.

Optis : Spécialisée dans la simulation optique de la lumière et de la vision humaine dans un environnement de réalité virtuelle, l’entreprise varoise (La Farlède) a dépassé le cap de la jeune pousse (elle a été immatriculée en 1989). Elle édite des logiciels utilisés aussi bien dans l’automobile pour l’éclairage que dans l’électronique pour les écrans et claviers de téléphones portables, ou encore dans l’aéronautique pour les tableaux de bord et les cockpits d’avion. L’éditeur présidé par Jacques Delacour réalise 95 % de son CA (non communiqué mais le dernier connu avoisinait les 30 M$ en 2013) à l’export via ses filiales (Angleterre, Chine, Japon, Allemagne, États-Unis et Italie), réinvestit 35 % de son CA en R&D et dépose en moyenne deux brevets chaque année.

SP3H : L’entreprise d’Aix-en-Provence, créée en 2005 par Alain Lunati, a mis au point un capteur optique basé sur la spectroscopie proche infrarouge capable de mesurer en temps réel la composition d’un carburant dans le but d’optimiser les réglages des moteurs thermiques. À la clé, une réduction des émissions polluantes jusque 15 % et une baisse de la consommation de carburant jusqu’à 5 %. Le facteur différenciant a été de mettre au point un appareil miniature pour un coût de 20 à 25 € l’unité une fois en série. Un prototype opérationnel installé sur un véhicule standard a effectué un « road trip » de 50 000 km en Europe (15 pays) pour démontrer la fiabilité de ce capteur, quelles que soient les variétés de carburant. Le capteur de SP3H a reçu le 22 octobre son 9e prix avec le Prix 2015 de l'Innovation technologique européenne décerné par Frost & Sullivan.

Think & Go NFC : La société sortie de l'incubateur de la Belle-de-Mai et aujourd’hui installée au sein de la pépinière de Meyreuil a reçu le 21 septembre l’un des 9 Awards (digitalisation du point de vente 2015) pour sa solution « Écrans connectés » à l’occasion de la Paris Retail Week 2015. La start-up multi-primée (une dizaine de distinctions en France et à l’international dont le 1er prix de l’Innovation au Mobile World Congress en 2013) développe depuis sa création en 2010 des solutions et services associant les technologies sans contact NFC (Near Field Communication) et iBeacon/BLE (Bluetooth Low Energy). À l’occasion du CES 2015, la société fondée par Vincent Berge et trois associés, avait présenté ses écrans connectés BUMPP, conçus pour communiquer avec les montres connectées et tous les smartphones. Titulaire de 2 brevets, Think & Go a réalisé un chiffre d’affaires de 1 M€ en 2014. Elle prépare un nouveau tour de table avec pour objectif de lever 2 M€ pour muscler son développement commercial.

Ween : La jeune société aixoise, qui a reçu un des CES Awards de l’innovation 2016, est à l’origine d’un thermostat connecté qui garantit une réduction de la facture de chauffage du domicile de 25 à 30 % en adaptant en temps réel la température grâce à une station qui géolocalise les smartphones des utilisateurs (et donc qui détecte leur niveau de proximité) pour estimer l’heure d’arrivée et lancer le chauffage au moment le plus opportun. Le thermostat, compatible avec tout type de chauffage, « est le seul à exploiter 100 % des absences », explique Jean-Laurent Schaub, co-fondateur de la société, qui promet que sa méthode d'ajustement en temps réel diffère de celle exploitée actuellement basée sur l’apprentissage des habitudes des utilisateurs. Ween a levé 42 K€ en 2014 sur la plate-forme française Kiss Kiss Bank Bank. Le lancement commercial à grande échelle (500 unités pré-vendues) aura lieu au premier trimestre 2016 dans le réseau des spécialistes de l'électronique et du bricolage et sur Internet au prix de 349 euros.

Echy : Une échappée du peloton Aix-Marseille French Tech puisque la jeune société âgée de trois ans est de Valence dans la Drôme. Echy, pour Éclairage hybride, a été créée par deux jeunes ingénieurs polytechniciens, qui ont mis au point dans la pépinière d’entreprises de Saint-Vallier et amélioré sur le site de Rovaltain où l’entreprise a déménagé, un procédé pour transporter la lumière du soleil à l’intérieur des bâtiments via la fibre optique. Une innovation qui leur a permis de rafler le prix international Pulse d’EDF et plus récemment son premier prix international dans dans la catégorie « Sustainable technologies » du concours Create the Future. Echy a clôturé en juin dernier un second tour de table de près d’1,5 M€.

Fenotek : La startup de Meyreuil, cofondée par Bruno Davoine, Didier Elbaz et Oliver Ros, développe des produits pour la smart home « simples d’usage mais complexes technologiquement donc difficiles à imiter ». Elle présentera lors du CES 2016 le Hi), un interphone vidéo sans fil connecté à Internet et doté d’une caméra haute résolution, qui permet « de n’importe où et n’importe quand via un smartphone ou une tablette d’accueillir ses visiteurs et de surveiller l’accès à son domicile ». Son nom (« Salut » en anglais) traduit sans ambiguïté les cibles des marchés que la société vise.

Dans la délégation de Aix Marseille French Tech figurent aussi, au titre de visiteurs, Human Up, HySiLabs, Nawa Technologies, Popup House, Selerys, Sonora, Sunpartner, Weex, Chromtick - Wexup et Customer Labs.  

A.D

*en dehors des grandes entreprises, comme Inside Secure, Avenir Telecom, ST Microelectronics...

 

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