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20.04.2015 - Si vous saviez...

Sartorius Stedim Biotech explose ses ventes en trois mois

Après avoir annoncé l’acquisition il y a trois jours d’une société écossaise, le leader mondial des poches en plastique à usage unique, dont le siège est à Aubagne, revoit à la hausse ses perspectives de croissance pour 2015, dopées par le boom de ses ventes trimestrielles..

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Il y trois jours à peine, le groupe piloté par Joachim Kreuzburg annonçait l’acquisition de BioOutsource, une société écossaise spécialisée dans les services qui permettent de tester l’innocuité de lots pharmaceutique. Stratégique pour le numéro un mondial des poches en plastique à usage unique utilisées pour les biomédicaments car la PME de Glasgow, qui après huit d’années d’activité affiche un chiffre d’affaires de 9 M€ et emploie 85 personnes, lui permet d’étoffer son offre et son portefeuille clients. Aujourd’hui, le groupe coté à Euronext Paris révise ses prévisions de croissance pour 2015 (à 7 % à 10 % contre 4 % à 7 % pour sa précédente estimation) à la lumière de la forte croissance des prises de commandes et du chiffre d'affaires de son premier trimestre.


+ 57,4 % en un an sur le continent américain

Des résultats au delà de ses attentes (déjà anticipées favorablement). Ses prises de commandes se sont établies à 224,1 M€ sur les trois premiers mois de l’année contre 175,3 M€ à la même époque de l’an dernier tandis que son chiffre d’affaires s'élève à 204,4 M€ (contre 154 M€ en mars 2014). Un dynamisme tiré par l’international et notamment, le continent américain où, avec 70,6 M€, le groupe double allégrement ses ventes (+ 57,4 % en un an). Mais partout ailleurs, sur la zone EMEA comme Asie, elle surfe sur des croissance à deux chiffres (+ 21,6 % pour la première, + 25,9 % pour la seconde, soit respectivement un volume de ventes de 80,2 M€ et 36,8 M€).

Aubagne, site phare de la division traitement du stockage des fluides

Si Sartorius Stedim Biotech possède son principal site de production et de développement en Allemagne, l’entreprise a établi son siège social à Aubagne, où elle possède en outre un des quatre sites de production de sa division Fluid Management (traitement du stockage des fluides), qui est l’une des six du groupe (avec les business unit Filtration, Fermentation, Purification, services et Integrated solutions). Aubagne, avec ses 450 emplois et ses 3 500 m2, est en outre le vaisseau amiral de ce département et va bénéficier d’une extension importante.
 
Une organisation qui est le fruit de l’histoire

C'est en 2007 que la PME aubagnaise, alors Stedim mais déjà en pointe dans le domaine des poches stériles à usage unique, est passé dans le giron du groupe de Götenberg Sartorius (521 M€ de CA à l’époque avec 3 800 employés) pour intégrer la division biotechnologies. Drivé par la R&D depuis sa fondation en 1870, l’Allemand s’est hissé parmi les premiers fournisseurs mondiaux dans les systèmes de pesage de haute précision et les équipements de filtration, purification et fermentation. Avec Stedim, non seulement, il a mis la main sur les technologies à usage unique mais aussi sur une promesse : les bioréacteurs jetables, permettant la production des médicaments issus des biotechnologies.

Risques et opportunités

Les « followers » de la bourse ne se sont pas trompés. Immédiatement, ses résultats ont été salués par une hausse de plus de 3 % de son titre (à 222,60 €).
Dans son document de référence 2014 de 220 pages, l'entreprise montre qu'elle a de quoi séduire, outre une situation financière saineq ui s’est confirmée grâce au boom de ses ventes (son endettement net a reculé sur les trois premiers mois, à 89,1 M€). Parmi ses principaux atouts : une répartition équilibrée de ses ressources (Europe pour près de 50 %, et, de façon égale, en Amérique du nord et Asie-Pacifique) et un portefeuille de produits équilibré. Aussi, « nous travaillons dans secteurs extrêmement réglementés où les barrières technologiques à l’entrée et le prix des fusions-acquisitions sont très élevés ». Lire : les concurrents (dont font partie les Américains EMD Millipore et Pall) sont plutôt rares.

1,5 Md€ d’ici à 2020

Le groupe, qui ambitionne d’atteindre 1,5 Md€ d’ici à 2020, s’appuie sur les données de l’« IMS Health » pour pronostiquer une croissance du secteur pharmaceutique international de 4 % à 7 % par an (période 2014 – 2018). Et dans cet environnement, le segment biotechnologique devrait passer de 22 % à environ 26 % d’ici 2018. Le groupe gage notamment sur l’expiration des brevets, qui crée un appel d’air pour les produits biologiques de seconde génération. Doté de ses propres sites de production et de R&D en Europe, en Amérique du Nord et en Asie ainsi que d’un réseau de distribution international, Sartorius Stedim Biotech, toujours détenu à hauteur de 67 % par les familles fondatrices, emploie plus de 3 300 personnes.