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03.05.2018 - Salon

Viva Technology : Les enjeux du stand L06 « Aix-Marseille-Provence »

Dans la continuité de sa participation au CES de Las Vegas, le territoire Aix-Marseille Provence exposera pour la première fois à Viva Technology, qui se tiendra du 24 au 26 mai à Paris. Sous la bannière commune « Aix Marseille Provence ». Une présence qui vise plusieurs « coups.

 

En embarquant une délégation de start-ups à Viva Tech, le salon organisé par Les Échos et Publicis qui se veut le pendant français du CES de Las Vegas (Consumer Electronic Show, considéré comme la vitrine de la Tech mondiale), la CCI Marseille Provence et ses partenaires* veulent faire une pierre, plusieurs coups : prendre le pouls des dernières tendances de la Tech française ; valoriser quelques innovations emblématiques émanant des start-up ancrées sur son sol ; leur offrir la possibilité d’approcher grands comptes et investisseurs (et plus si affinités) ; rendre plus lisible un territoire dans une démarche de « marketing territorial » … Et plus si intérêts : s’offrir l’opportunité d’attirer des entreprises-clefs dans les six filières épinglées dans la stratégie de développement économique définie par la Métropole. Et ce d’autant que la conquête des secteurs à haute intensité de connaissance et/ou industries de haute technologie est perçue comme un des leviers pour asseoir le statut de métropole innovante.

En France, Viva Technology, qui se tiendra du 24 au 26 mai à Paris-Porte de Versailles, est sans doute le lieu le plus approprié pour répondre à l’ensemble de ces « coups », comme le CES de Las Vegas peut l’être à l’international.

Appétit pour la Tech

Sans avoir bien évidemment la même caisse résonnance médiatique du CES, Viva Tech semble s’être installé en trois éditions dans l’écosystème des salons de l’innovation technologique avec 67 000 visiteurs revendiqués par les organisateurs en 2017 après les 45 000 accueillis en 2016. En 2018, ce sont 80 000 personnes qui sont attendues, pas moins de 8 000 start-up, 1 400 investisseurs, 1 500 journalistes et 103 pays représentés.

Positionné sur les grands enjeux de la Tech (intelligence artificielle, Internet des objets, réalité virtuelle et augmentée, robots), le rendez-vous veut se distinguer par son ambition à encourager les « connexions » entre les start-up et les grands groupes au travers de l’innovation. Une démarche concrétisée par sa plateforme d’open innovation à laquelle participent la plupart des grandes entreprises tricolores (BNP Paribas, La Poste, LVMH, Orange, AccorHotels, Air France, Airbus, Cisco, ENGIE, HPE, ManPower Group, PMU, RATP Group, SANOFI, SAP, SNCF, SODEXO, Thales, Valeo, Vinci Energie (et la région Rhône-Alpes aussi !).

Les start-up avaient jusqu’au 15 février pour proposer leurs solutions innovantes en réponse aux problématiques business des grands groupes. Au total, ce sont 102 challenges qui ont été mis en place et 8 418 start-up y ont répondu, soit deux fois plus que l'année dernière. La liste des lauréats a été révélée à la mi-mars. « Elles bénéficieront ainsi d’un stand sur les labs des grands partenaires », indiquent les organisateurs.

 

Intelligence artificielle, VR, robots, mobilité et Afrique en vedettes

Sur les pas du CES américain, où les grands noms de la technologie mondiale font leur show, Viva Technology compte aussi sur quelques marqueurs de référence pour accroître son capital de notoriété : viendront s'y exprimer Ginni Rometty, la patronne d'IBM, Bill McDermott, le patron de SAP, Chuck Robbins, celui de Cisco, mais aussi les CEO de Microsoft et d’Uber.

Si la précédente édition avait pour fil conducteur, l'intelligence artificielle sous toutes ses coutures, qui fait toujours partie des « incontournables » en matière d’innovation, cette année braquera davantage les projecteurs sur les robots, la mobilité (avec les véhicules autonomes), la VR (réalité virtuelle), thématiques pour lesquelles les zones de démonstrations ont été élargies pour pouvoir présenter des maquettes à taille réelle.  

Plus inattendu (enfin pas tant que cela tant le continent manifeste un appétit pour les nouvelles technologies), l’Afrique sera l’une des vedettes du salon et une centaine de start-up africaines seront rassemblées au sein d'Afric@tech (Orange a d’ailleurs positionné son espace sur l’Afrique, en accueillant des startups issues de ce continent).

 

Stratégie de promotion partagée

Les acteurs provençaux y ont sans doute vu une raison de plus pour y participer considérant que la position géostratégique de Marseille « donne une forte légitimité pour asseoir notre territoire comme une plateforme d'échange entre l'Europe et la Méditerranée et également vers l'Afrique ».

Au-delà des opportunités offertes aux start-up (liste et identités plus bas), la présence sous une marque commune fédérant la Métropole Aix-Marseille-Provence, la CCI Marseille Provence, la Ville de Marseille, Provence Promotion et Aix-Marseille French Tech, s’inscrit aussi dans la continuité du « deal » passé avec la collectivité Métropole pour mettre en œuvre une stratégie partagée dans le domaine économique. Ainsi la feuille de route (vision, objectifs, actions) a-t-elle été tracée par l’ensemble des acteurs concernés (la CCI Marseille Provence ayant servi de « direction assistée ») et se décline sur plusieurs champs - international, attractivité, politique foncière etc. -, le tout cranté par des dates de réalisations. La stratégie de promotion partagée en fait partie. Le diagnostic des forces (et faiblesses) également.

Lors de Viva Technology, les uns et les autres ne manqueront donc pas de faire valoir « un tissu productif diversifié, six filières d'excellence dynamiques, des grands projets structurants, un potentiel de recherche et d'innovation », mais aussi « une économie présentielle dynamique, un territoire d'entrepreneurs, un positionnement géostratégique et un réseau d’infrastructures » avec un port parmi « les 50 plus grands au niveau mondial », un aéroport « en forte croissance, parmi les premiers de province et second sur le Maghreb », les gares TGV d'Aix-en-Provence et de Marseille, un hub télécom avec la plupart des câbles sous-marins dédiés à l'échange de données Internet, qui relient l'Europe à l'Afrique, au Moyen-Orient et à l'Asie...etc.

 

Mini-sommet sur la Tech

Á noter enfin qu’un mini-sommet se tiendra le 23 mai, la veille de Viva Tech, que le président Emmanuel Macron a tenu à positionner sur la manière dont la Tech peut et doit impacter positivement la vie des citoyens … et qui cherche à rééditer  le « coup » du rassemblement de Versailles qui avait précédé celui de Davos.

 

*Métropole Aix-Marseille-Provence, la CCI Marseille Provence, la Ville de Marseille, Provence Promotion et Aix-Marseille French Tech

 

Quelques infos pratiques

La métropole Aix-Marseille Provence sera visible sur un stand de 80 m2 (L06). Une partie de l’espace sera réservée à la valorisation de start-up métropolitaines qui ont été sélectionnées dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt, ou par le biais des structures d’accélération publics / privées (voir plus bas). Un autre espace sera dédié à la promotion des acteurs de l’innovation métropolitain. Il bénéficiera d’une agora où seront planifiées des interventions d’acteurs métropolitains.

Parmi les dispositifs d’accompagnement de la métropole présentés : la « cité de l’innovation Aix Marseille », les accélérateurs publics et privés (Marseille Innovation, PFactory, Net Angels, ...), la nouvelle dynamique « Aix Marseille French Tech » (AMFT), le campus urbain thecamp.

Plus d'infos ici

 

Les start-up embarquées

 

Solable (Lambesc) : La société a développé un chauffe-eau thermocyclique permettant d’économiser 80 % de l’énergie consommée pour chauffer l’eau, de disposer d’une eau chaude instantanée et illimitée et de réduire de 20 % la consommation d’eau

Qista (SAS Techno BAM – Aix-en-Provence) :Après deux années de R&D, la société a finalisé une machine sous la forme d’une borne qui attire et piège uniquement les moustiques en simulant une présence humaine. Elle a dépassé le cap des 500 unités vendues et a bien amorcé son développement à l’international

Agrivolta (Aix-en-Provence) est une ne start-up créée en octobre 2016 pour proposer des ombrières modulables en acier et automatisées, destinées à protéger les cultures agricoles de la grêle, des fortes pluies, de la chaleur et du manque d'eau.

Geo Sentinel (Technopôle de l’environnement Arbois-Méditerranée) : la start-up entend développer des solutions d’assistance et de sécurisation des personnes dépendantes et/ou isolées sous la forme d’un bracelet connecté

Perspective[s] (Aix-en-Provence) : La Jeune entreprise innovante (JEI) se positionne est spécialisée dans solutions digitales et interactives sur-mesure de (exploite les technologies multimédia telles que le Web 3D, la réalité augmentée et virtuelle et les applications mobiles).

Lumin'iN : Start-up spécialisée dans la création de lampadaires solaires, elle se positionne à l’interface du solaire et de l’intelligence artificielle.

SmartEmbed (Technopôle de l’environnement Arbois-Méditerranée) : L’entreprise est à l’origine d’un système de régulation de la durée des douches dans les espaces collectifs (campings, salles de sport...) permettant de réaliser des économies d'eau et d'énergie

BioPoolTech (Aix-en-Provence) : La start-up conçoit et fabrique des piscines et spas alliant options connectées à gérér par le biais de son smartphone ou la voix et biofiltration respectueuse de l’environnement avec une économie de fonctionnement revendiquée de l’ordre de 75 % par rapport à une piscine traditionnelle

Racer (Salon-de-Provence) : Associé à la start up Liberty Ryder, le gantier, mondialement connu pour ses gants de ski, a développé une version connectée : reliés à l’application d’un smartphone, ses nouveaux gants permettent à son porteur d’avertir, par une simple pression, la présence de zones de danger sur son trajet, d’alerter les secours en cas de chute ou d’accident et de recevoir via des vibrations, l’indication selon laquelle il dépasse la limitation de vitesse qu’il a préalablement réglée sur son application.

GoalMap (Aix-en-Provence) : Sa technologie s’apparente à une application multithématique, permettant de suivre la réalisation des objectifs que l’on se fixe, et de bénéficier d’aide et de soutien pour y arriver.

Sonora Labs (Aix-en-Provence) : Le produit phare de l’entreprise prend la forme d’un cube en bois qui renferme un data center partagé, doté d'une intelligence permettant tout à la fois de stocker ses contenus (films, musique, photos…) et d'y accéder par demande vocale.

Ouispeak (Aix-en-Provence) : La jeune société a développé la première application au monde de mise en relation, en direct vocal et vidéo, entre des interprètes et des touristes qui renseigne 24h/24, quels que soient l'heure et l'endroit.       

Beforgo (Aix-en-Provence) : Il s’agit d’une plateforme communautaire en ligne dans l'univers du voyage, qui se veut à la fois guide destinations, blog et site communautaire, et assure de sucroît la mise en relation avec des professionnels du tourisme.

Safelogy (Marseille) : L’éditeur de logiciels est spécialisé dans le cash processing pour la banque, le transport de fonds et la grande distribution. Partis du constat que les coffres intelligents, seuls, ne suffisaient pas à éliminer la complexité des opérations liées au traitement du cash en raison d’un parc matériel hétérogène, les fondateurs ont construit la première plateforme d’automatisation du traitement des espèces, compatible avec l’ensemble des marques de coffres.

Moben&Rooster (Marseille) : L'entreprise met à disposition des différentes entreprises des secteurs énergie/environnement/sciences de la vie, un écosystème d'applications collaboratives hébergées (SaaS) s'appuyant sur une plateforme d'intelligence artificielle (PaaS) pour traiter des besoins de services en ingénierie.

Touchify (Marseille) : Partant du constat que les présentations Powerpoint ne sont pas adaptées aux écrans tactile, la start-up a développé une alternative interactive. Schématiquement, Touchify se présente comme un Powerpoint accessible depuis le navigateur. Les présentations ne sont donc plus linéaires. Les images sont manipulables à l’écran. La présentation est ensuite accessible depuis une application iOS, Android ou Windows Phone et sera mise à jour dès que vous réalisez des modifications dans l’interface web.

Lemon Tri (Pantin) : L'entreprise présentera ses solutions de conseil, collecte, tri et recyclage multiflux hors foyer. Spécialité : là où le tri est le moins efficace. Pour son expansion nationale, la jeune entreprise compte cibler prioritairement des régions où le recyclage peut encore progresser, et donc Marseille...

Twiins App (Aix-en-Provence) : La société, créée début 2016, a développé et commercialise une application embarquant les fonctionnalités d’un standard téléphonique sur smartphone. L’utilisateur peut ainsi scinder sa téléphonie professionnelle et personnelle sur son mobile, déconnecter son appli en dehors des heures de travail, et bénéficier des services d’accueil téléphonique (message d’accueil, musique d’attente, transfert d’appel…).

 

 

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