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03.09.2020 - Relance

Covid-19 : Un plan conséquent pour aider la relance de l’économie

Le plan de relance économique prévoit 100 milliards d'euros d'investissements publics (2020 à 2022) et 70 programmes pour créer 160 000 emplois d'ici 2021 et retrouver le PIB de 2019 dès 2022.

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Le plan de relance économique présenté le 3 septembre par le Premier ministre Jean Castex se veut ambitieux. Soutenu à hauteur de 40 milliards d’euros par l’Union européenne par le biais de subventions, et financé par la Caisse des Dépôts et la BPI, « France Relance » ne doit pas se limiter à atténuer les conséquences économiques de la crise sanitaire, mais produire des effets sur le long terme et permettre de « profiter » de la crise, selon les mots de J. Castex. Pour cela, il repose sur trois grands axes : transition écologique, compétitivité et innovation, et cohésion sociale et territoriale

 

Transition écologique
 

L’État met sur la table 30 milliards d'euros, dont 11 milliards rien que pour les transports (4,7 milliards pour le ferroviaire). En difficulté, la SNCF va donc bénéficier d'un ballon d'oxygène destiné prioritairement à relancer les trains de nuit, le fret et les petites lignes. Ces crédits subventionneront également les filières véhicules propres (1,9 milliard), transports en commun et vélos.

Les industriels pourront puiser dans une enveloppe « énergie et technologies vertes » de 9 milliards d'euros pour décarboner leurs activités, rendre plus propres les voitures et les avions (2,6 milliards d'euros). La filière hydrogène profitera de ce volet, avec 2 milliards d'euros d'aides prévues d'ici 2023. Le nucléaire fait partie pour le gouvernement de la transition écologique. 400 millions d’euros amélioreront sa sécurisation via des programmes portant par exemple sur le stockage des déchets.

Le gouvernement va donner un coup de pouce à l'isolation thermique, avec 4 milliards dégagés pour la mise en conformité du bâti public, 2 milliards pour les particuliers qui seront plus nombreux à bénéficier du dispositif « Ma Prime Renov », et 500 millions pour la rénovation des logements sociaux.

La formation n'est pas oubliée avec des crédits dégagés pour l'apprentissage des métiers verts.

Autre secteur à verdir : l'agriculture, qui bénéficiera d’une enveloppe de 1,2 milliard d'euros consacrés à toute une série de programmes allant de la modernisation des abattoirs à l'aide à la conversion au bio des agriculteurs, ou encore la lutte contre l'utilisation de produits phytosanitaires.

 

Compétitivité et innovation
 

Ce second pilier mobilise 35 milliards d'euros. 20 milliards couvriront la baisse des impôts de production (10 milliards par an) avec une réduction de 50% de la CVAE et de 50% des impôts fonciers payés par les sites industriels. Toutes les catégories d’entreprises sont concernées par ces baisses, mais plus particulièrement les ETI, PME et TPE du secteur industriel.

L’État a tiré les leçons de la crise sanitaire et des pénuries qu'elle a générée. Le gouvernement va inciter les industriels de la santé et des nouvelles technologies à localiser ou relocaliser leurs sites de production en France. D'un montant de 11 milliards d'euros, le plan d'investissement d'avenir doit les y aider.

La santé bénéficiera d'une enveloppe de 6 milliards.

Les entreprises endettées recevront un coup de pouce de trois milliards d'euros de garanties portant sur des prêts participatifs remboursables à long terme et en fonction des capacités financières de l'emprunteur. Ils visent à renforcer les fonds propres des entreprises.

 

Cohésion sociale et territoriale
 

35 milliards d'euros vont tenter de réparer la fracture sociale et territoriale, en alimentant trois chantiers : le plan jeune, un bouclier anti-licenciement, la formation.

Pour cela, 6,6 milliards d'euro financeront le chômage partiel de longue durée, 6,7 milliards l'emploi des jeunes (emplois aidés, prime à l'embauche, apprentissage, contrats de professionnalisation), un milliard le fonds FNE-formation. Ces crédits seront fléchés en priorité sur les secteurs de la santé, de l'environnement et du numérique. Les collectivités seront également bénéficiaires de cette enveloppe et incitées à investir dans les infrastructures de santé et les plans pauvreté et anti-exclusion.

L’utilisation d’une partie de cette enveloppe sera discutée entre l’Etat et les collectivités, qui pourront adapter le plan à leurs priorités territoriales. Les fédérations professionnelles locales auront leur rôle à jouer dans ces discussions, pour faire remonter les besoins du terrain.

 

Consulter le communiqué de presse de réaction de la CCIAMP.

Consulter le plan de relance.