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07.02.2019 - Politique de la ville

Centres-ville : la CCI déploie son expertise

La ville de Septèmes devient la huitième commune à travailler avec la CCIMP pour redynamiser son centre-ville.

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Depuis la commune de 10 000 habitants jusqu’aux 800 000 habitants de la deuxième ville de France, un même objectif : redynamiser les centres-villes. Le 4 février, Septèmes-les-Vallons a renouvelé avec la Chambre de commerce Marseille-Provence une convention lançant une nouvelle année d’accompagnement des commerçants et des entreprises pour faire revivre son centre-ville. Depuis 2015, huit communes de Bouches-du-Rhône se sont engagées dans ce partenariat dont la première, Aubagne, qui a renouvelé cet engagement chaque année depuis. Au départ du projet, un constat : les commerces sont à la fois un moteur et un indicateur de la vie d’un centre-ville. Quand les commerces de proximité commencent à fermer, ou que le taux de vacances des locaux commerciaux dépasse les 10 %, c’est le signe qu’une action massive est nécessaire. Dans le cadre des conventions, la CCIMP réalise généralement en premier lieu un diagnostic de l’immobilier l’offre commerciale qui peut comprendre une série d’entretiens auprès des commerçants du centre-ville pour connaître leurs attentes. Parmi les priorités le plus souvent réclamées : le stationnement, l’amélioration de la qualité de l’espace public et les animations. Plusieurs villes ont ainsi choisi de développer un nouveau mode de gestion de leur stationnement : les zones bleues, qui permettent de fluidifier le stationnement. Pour les animations, la Chambre de commerce appuie la formation et la structuration d’associations de commerçants, pouvant travailler en synergie avec les municipalités. L’enjeu de l’espace public, qui nécessite l’intervention de plusieurs collectivités, fait l’objet d’une concertation avec les services municipaux et la métropole Aix-Marseille Provence. Mais la Chambre attire aussi l’attention sur la nécessité de travailler globalement l’espace public : notamment en matière de transports, de propreté, de logements, mais aussi de remise sur le marché de locaux d’activités destinées à des bureaux, services, publics, artisans, etc. Des actions qui doivent se déployer sur le temps long, et impliquer aussi bien les acteurs publics que privés.


Pour les commerçants eux-mêmes, la Chambre organise dans le cadre des conventions centre-ville des formations sur l’accueil et la digitalisation. Après un premier audit, et des conseils pour optimiser le lieu de vente et la vitrine, le commerce est visité par un client mystère, qui va établir un diagnostic pour affiner la formation. A l’issue, le commerçant pourra être labellisé « Esprit client » par la Chambre. En parallèle, il peut aussi suivre une formation sur les techniques de promotion et de vente en ligne, par exemple pour améliorer son référencement et sa présence sur les réseaux sociaux. Des études de faisabilité sont également en cours pour développer des espaces de ventes en ligne, communs à plusieurs commerces, avec des solutions techniques pour que le client puisse récupérer ses achats hors des horaires d’ouverture. De quoi ramener des clients et donc de l’activité dans les centre-ville. « Le dynamisme commercial et le bien-vivre des centres-villes sont la première préoccupation signalée par nos entreprises », rappelait Jean-Luc Chauvin lors du renouvellement de la convention avec la ville d’Aubagne. En trois ans, la commune a vu sa dynamique commerciale s’inverser, totalisant 21 ouvertures.