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10.04.2018 - Mobilité

Le « Mobility Tour » un travail de co-construction autour de la mobilité métropolitaine

Une maxi enquête auprès de 18500 entreprises permet de mieux cerner les attentes et les priorités exprimées en matière de transports dans les zones d’activités de la métropole. Ces poumons économiques ont besoin d’artères plus fluides.

Une large consultation a été menée ces derniers mois auprès de 18 500 entreprises de douze secteurs de la métropole Aix-Marseille Provence, soit quelque 160 000 emplois concernés. L’opération a été lancée par la CCI Marseille Provence, en partenariat avec Convergence 13, la fédération des pôles d’activités des Bouches-du-Rhône. Lundi 9 avril, au Palais de la Bourse, Laurent Amar, vice-président de la CCI Marseille Provence, délégué à la transformation du territoire aux standards internationaux, Jean-Pierre Serrus, vice-président de la Métropole Aix-Marseille Provence, en charge de la mobilité et Guy Partage, président de Convergence13 ont livré les conclusions de ce « Mobility Tour ».

C’est sur l’agenda de la mobilité métropolitaine que la consultation s’est appuyée pour recueillir l’avis du monde économique, en prenant en compte trois échelles : métropolitaine, les bassins d’emplois et le niveau plus local, avec en toile de fond la « nécessité de passer du tout voiture au nécessaire report modal et le réseau de transports métropolitains inscrit dans l’agenda de la mobilité », insiste Laurent Amar. Sa restitution met l’accent sur les trois problématiques d’entrées de la métropole que sont les gares, l’aéroport Marseille Provence et le Grand port Maritime de Marseille-Fos.

Le cas des gares de Saint-Charles, Arbois et Miramas a mis en évidence « la nécessaire évolution de l’offre ferroviaire, insiste Laurent Amar, avec notamment le projet de Ligne Nouvelle Provence-Alpes-Côte d’Azur et le passage souterrain sous Saint-Charles dont on espère qu’il sera inscrit dans la loi de programmation des mobilités cette année ; la quatrième voie dans la vallée de l’Huveaune et le doublement de l’offre TER d’Aix-Marseille Provence ». Côté aéroport, l’amélioration les liaisons avec les centres-villes a été abordée, notamment avec Marseille et Aix-en-Provence. Pour améliorer le service également, il faut rendre cohérente l’offre qui existe avec la gare de Vitrolles Aéroport Marseille Provence (Vamp). Une liaison en site propre vers Airbus Helicopters, les aérogares et une connexion à la zone d’activité des Estroublans est aussi prioritaire. A terme, la réouverture de la voie ferrée Aix-Rognac apparaît comme une solution très attendue. Enfin, le port, dont l’aménagement doit se poursuivre sur les côtés est et ouest, avec la continuité autoroutière A55-A56 (contournement Martigues-Port-de-Bouc | Liaison Fos-Salon), le traitement des zones de saturation côté Fos-sur-Mer et Martigues avec, entre autres, l'aménagement de giratoires et de carrefours, et à l'est, l'aménagement des portes portes 4 et 4 bis ainsi que les secteurs du Canet et de Mourepiane. 

En conclusion, une priorité se dégage clairement : le déploiement des voies réservées aux transports en commun sur les principaux axes de déplacement de la métropole. « C’est quelque chose de facilement déclinable, qui peut être mis en place rapidement avec un accompagnement, et qui apporte une vraie solution », assure Laurent Amar. La consultation qui vient d’être menée a toute son importance pour le président de Convergence 13, car l’une des principales difficultés que rencontrent les entreprises reste le recrutement dans ces zones d’activités, situées souvent « à plus de 30 kilomètres du lieu de vie » souligne Guy Partage. Nous allons compléter ce diagnostic, car il faut aussi que les transports arrivent au bon endroit ». Sur ce travail collaboratif, la Métropole Aix-Marseille Provence et la CCIMP sont « en phase », estime, quant à lui, Jean-Pierre Serrus. « C’est un éclairage pour savoir ce qui peut être le mieux sur ces zones, pour compléter le réseau : le développement du covoiturage, les transports à la demande, les modes doux… ».  

Le « Mobility Tour » ne s’arrête pas là.  Il va continuer à nourrir les réflexions autour de l’agenda de la mobilité en poursuivant les échanges avec les entreprises et les associations des zones d’activités.