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08.03.2017 - I&T

Osculteo, le sésame de l’e-réputation

Trois ans et demi de R&D ont été nécessaires à la mise au point de l'outil qui allie les technologies de la veille industrielle et une expertise dans le nettoyage. Une arme anti-chantage à l'intégrité.

« Vous êtes jugé selon vos résultats Google : ne les subissez plus, maîtrisez-les ! ». L’injonction figure en page d’accueil du site d’IProtego et s’appuie sur la digitalisation galopante d’un monde qui voit la moindre information postée sur le web, sur les réseaux sociaux, par un tiers, ou par un organe de presse, accessible à tous ou longtemps disponible sur des archives en ligne.

Si chacun est concerné à titre privé, il l’est autant à titre professionnel. Les restaurateurs et hôteliers par exemple subissent le chantage à l’e-reputation et connaissent la concurrence déloyale de ceux qui postent de faux avis de clients.

Des dirigeants aimeraient s’affranchir d’une faillite, d’une mise en examen ou d’une crise sociale résolus. Des données, photos, informations personnelles ou familiales inappropriées peuvent également traîner. D’où cet outil précieux et original (disponible sous forme d’abonnement à un pack de fonctions), qui allie les technologies de la veille industrielle et une expertise dans le nettoyage. « Qui permet de reprendre la main sur son image », insiste Ludovic Broyer, président et fondateur d’IProtego.

130 000 utilisateurs

Trois ans et demi de R&D ont été nécessaires à la mise au point d’Osculteo, qui depuis 2015, évolue constamment. Le moteur est ainsi passé du clustering à l’intelligence artificielle, dont les algorithmes assurent une interprétation très efficace. Le service grand public, qui compte plus de 130 000 utilisateurs, a conquis des professionnels, en particulier de grandes sociétés de la banque et des assurances qui en font bénéficier leurs clients : c’est le cas de Gras-Savoye, du Syndicat national des professionnels de l’immobilier, la Banque Postale, Boursorama, Groupama… La PME, autonome, a réalisé un CA de 1,5 million d’euros l’an passé et emploie désormais 15 salariés.

« Nous avons fait la preuve de notre concept en France et dans les pays francophones, 2017 sera donc l’année de l’international », annonce Ludovic Broyer.

Un bureau commercial vient juste d’ouvrir à New York. Le jeune PDG se montre confiant, encouragé par de bons retours lors du CES de Las Vegas et un premier gros client potentiel : « Avec le premier amendement de la constitution américaine consacré à la liberté d’expression et à la liberté de la presse, il existe un vrai besoin ».

Nathania Cahen

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