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29.04.2019 - International

Opportunités du marché canadien

La CCIMP et la ville de Marseille ont présenté la mission à Montréal et Toronto qui aura lieu du 8 au 12 juillet 2019.


Entre la Provence et le Canada, "il y un grand décalage entre une relation affective très forte, et un business qui n’est pas au même niveau", note Frédéric Ronal, membre élu de la Chambre de commerce et d’industrie Marseille Provence, chargé des activités internationales et de la coopération. Pour contribuer à inverser cette tendance, la CCIMP, la Ville de Marseille et l’Ambassade du Canada en France ont organisé le 26 avril une demi-journée de séminaire réunissant une soixantaine d’entrepreneurs et de partenaires pour présenter les opportunités business du marché canadien. 

Le Canada offre de nombreux atouts 
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Le Canada est un marché de 37 millions d’habitants, mais aussi une porte d’entrée vers 500 millions d’habitants dans toute l’Amérique du Nord", souligne Isabelle Hudon, ambassadrice du Canada en France. Un marché où les possibilités de rencontrer des prospects sont facilitées : "Quand vous arrivez au Canada, on vous fait immédiatement entrer dans les réseaux professionnels, puis c’est vous qui décidez si vous restez ou pas, alors qu’en France il faut frapper longtemps à plusieurs portes", détaille l’ambassadrice. La politique fiscale du Canada, entre aides à la recherche et au développement, aides environnementales mais aussi droits de douanes, peut également jouer un rôle d’accélérateur de business. "Depuis le traité avec l’Union européenne entré en vigueur l’an dernier, 98 % des lignes tarifaires sont taxées à 0 %", rappelle Nicolas Lepage, conseiller commercial à l’ambassade. "Et comme le Canada a des traités de libre-échange avec 51 pays, notamment en Amérique latine et en Asie pacifique, si vous réalisez l’assemblage de vos produits au Canada, cela peut amener jusqu’à 15 % d’économies en droits de douanes".

La nécessité de bien se préparer 
Pour autant, une implantation au Canada doit se préparer minutieusement, au minimum plusieurs mois à l’avance, pour anticiper les différences légales, financières et sociales. "Le chômage y est très bas, on est quasiment au plein emploi", souligne Christophe Thibault, directeur export pour la société marseillaise d’informatique médicale Enovacom, implantée au Québec depuis 2015. "Quand vous cherchez à recruter, cela peut être plus difficile que prévu. Et une fois embauché, tout peut se négocier, même les congés". Le système bancaire peut lui aussi réserver des surprises. "Contrairement à la France, le découvert y est interdit ! ", explique Côme de Bagneux, directeur services aux entreprises pour groupe financier Desjardins. "En revanche, votre accès au crédit personnel et professionnel se construit tout au long de votre vie grâce à un historique de crédit centralisé, qui garde trace de tous vos remboursements". 

Une mission pour tester les opportunités 
Du 8 au 12 juillet prochain, une mission d’affaire conjointe ville de Marseille-CCIMP est organisée à Toronto et Montréal, une excellente occasion pour les entreprises du territoire de tester leur produit ou services et rencontrer des partenaires potentiels. 
Une grande réunion d’entreprises canadiennes se tiendra en Provence en janvier 2020.
 

Le Canada en bref
37 millions d’habitants
1,7 milliard de dollars de PIB
+2,1 % de perspective de croissance
5,8 % de chômage
100 000 passagers en 2018 sur les lignes aériennes Marseille-Montréal
100 millions d’euros d’exportations depuis la Provence vers le Canada, contre 500 millions vers la Belgique

 

Pour plus d'informations sur la mission ou vous inscrire : 
Denis Bergé, Responsable Coopération internationale
denis.berge@ccimp.com / 04 91 39 33 76