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26.06.2018 - International

Les chambres africaines et francophones et la CCI Marseille Provence renforcent leur coopération

La Conférence Permanente des Chambres Consulaires Africaines et Francophones (CPCCAF) et la Chambre de Commerce Industrie Marseille Provence (CCIMP), par le biais d’AfrikaLink, ont signé une convention de partenariat industriel et commercial lundi 25 juin au palais de la Bourse.

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«L’un des objectifs de nos relations internationales est de rassembler les intervenants francophones et acteurs économiques afin de retrouver une dynamique » explique Jean-Luc Chauvin, président de la Chambre Commerce Industrie Marseille Provence (CCIMP), en ouverture de la 12e édition des Ateliers de la coopération économique consulaire de la Conférence Permanente des Chambres Consulaires Africaines et Francophones (CPCCAF) qui se déroule  à Marseille du 25 au 27 juin regroupant 250 personnes. Cet événement permet en effet d’approfondir la relation avec l ‘Afrique, et notamment de  fédérer les entreprises européennes dans le cadre d’Afrikalink, la communauté d’entrepreneurs européens et africains créée grâce à la participation de la CCIMP et d’Aix-Marseille-Provence-Métropole. « Nous souhaitons créer une synergie en vue d’aider nos entreprises, notamment les PME qui sont le cœur de l’économie ; sans elles il n’y aurait pas de croissance » affirme Yves Delafon président d’Afrikalink, « Nous sommes là pour gagner de l’argent mais aussi aider nos populations ici comme là-bas » ajoute-il.

La CPCCAF, c’est 220 projets concrets de développement économique dans 31 pays différents. Elle est un « acteur de référence du co-développement en Afrique, avec pour principale tâche de renforcer le secteur privé africain et les entreprises » explique Essohouna Meba, président de la CPCCAF. Pour jouer le rôle de facilitateur et d’accompagnateur, Marseille dispose d’un atout essentiel : Aix Marseille Université, première université francophone au monde. « L’apparition d’une classe d’entrepreneurs en Afrique était le chaînon manquant, et c’est grâce à cette émergence que la coopération fonctionnera » souligne Yves Delafon. « C’est une chance pour nous que d’avoir cet accompagnement car pour réaliser des projets ambitieux, on a besoin de l’aide de nos partenaires et de leur savoir-faire » constate Ahmed Baba Eleya, président de la CCI de Mauritanie avec qui des accords ont été signés. Deux projets concrets verront ainsi le jour prochainement en Mauritanie : une école de commerce (Kedge), et la création d’une foire. 

La 12e édition des Ateliers de la coopération économique consulaire de la CPCCAF se déroule pour la 2e fois hors du continent africain. Une occasion pour les différents acteurs économiques de se regrouper autour de thématiques relatives au développement et au dynamisme du secteur privé africain. « Dans un continent où la formation est exclusivement publique, il y a un réel besoin de formation adéquate pour les jeunes qu’elle soit académique ou professionnelle » ajoute Essohouna Meba. « C’est un échange gagnant-gagnant » conclut Jean-Luc Chauvin.