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08.10.2020 - Inclusion

Cap sur l’inclusion avec le « Cl’Hub Bouches-du-Rhône, une chance, les entreprises s’engagent »

Mandatée par le préfet pour animer le réseau « Cl’ Hub des Bouches-du-Rhône, une chance, les entreprises s’engagent », déclinaison départementale de l’Instruction Nationale « La France, une Chance » la CCI AMP joue de fait un rôle central dans la territorialisation du Plan France Relance.

Objectif : Mobiliser les entreprises en soutien à la Jeunesse, notamment par la promotion de l’Apprentissage et faciliter les initiatives inclusives.

Le "Cl’Hub Bouches-du-Rhône », déclinaison de « La France, une chance », initiative nationale lancée en 2018 « comprenant un cadre facilitateur pour libérer les énergies et prospérer », rappelle le haut-commissaire à l’inclusion et à l’engagement des entreprises Thibaut Guilluy, marque « une nouvelle étape version 2.0, visant à inciter les entreprises à se mobiliser pour la prospérité sociale ». Ce via notamment la mobilisation sur le territoire du plan « Un jeune, une solution », doté d’une enveloppe de 6,5 mds d’euros. Fabrice Alimi, chef d’entreprise leader du Cl’Hub et membre élu à la CCIAMP, vice-président délégué à l’emploi rappelle le contexte « nous vivons actuellement une crise majeure, toutes les entreprises sont fragilisées et pourtant nous sommes nombreux à continuer à jouer collectif, à agir, à faire marcher l’entraide et à se préoccuper des sujets de l’inclusion et de ceux qui sont les moins favorisés ».

Cet appel à la mobilisation de toutes les entreprises est relayé en proximité par des Vice-Présidents territoriaux engagé à l’image de Fabrice Greffet, autre membre élu de la CCIAMP.

Les actions en soutien à la jeunesse, notamment la valorisation de l’apprentissage mobilise le Cl’Hub. Fabrice Alimi revient sur les aides prévues dans le Plan Jeune : « C’est une compensation de charge de 4 000 euros pour tout jeune recruté entre août 2020 et janvier 2021, une enveloppe de 5000 euros pour un alternant de moins de 18 ans et une de 8000 pour un alternant de plus de 18 ans ».

Pour mieux s’approprier cette boîte à outils, les entreprises peuvent solliciter « un certain nombre d’acteurs susceptibles de les aider à mettre en œuvre leur projet d’inclusion. Et cette offre de service, elle a été cartographiée par la CCIAMP », avance à son tour, Dominique Guyot, directrice déléguée UD13 Direccte.

Deux défis à relever

« Nous avons à relever 2 défis: La Jeunesse et l’Inclusion » précise Thibaut Guilluy, Haut-Commissaire à l’Inclusion et à l’engagement des entreprises.

Le Cl’hub met également en avant les entreprises inclusives, à l’image du groupe La Varappe. Comptant quatre domaines d’activités, « il a accompagné plus de 80000 personnes depuis sa création en 1992 », rappelle son Président, Laurent Laïk. Pour ce dernier, l’enjeu aujourd’hui est effectivement « de voir comment passer de la marge à la norme, afin que le monde entrepreneurial dans son ensemble fasse de l’insertion ». Aussi lance-t-il un appel général pour « développer des partenariats et co-construire des projets ensemble ».

Elise Gherrak, déléguée régionale de la Fédération des entreprises d’insertion a abondé dans son sens. « Tout dirigeant peut rendre par exemple ses achats plus inclusifs en prenant comme fournisseur une entreprise d’insertion. Il peut aussi avoir recours à ces dernières pour ses projets de recrutement ».

Co-construire ensemble, c’est aussi ce qu’a fait Vinci Autoroute, via un Joint Venture Social avec La Varappe, raconte Philippe Erman, directeur viabilité prévention. «En 2019 nous avons eu besoin d’externaliser certaines missions, telles l’entretien des aires ou l’accueil. Suite au JVS conclu avec La Varappe, une société a été créée du nom d’Inva, elle compte 70 salariés au plus fort de l’activité pour un CA dépassant les 800K€ ».

Les témoignages d’entreprises engagées pour la valorisation de l’apprentissage ont démontré que ce dispositif est un investissement pour l’avenir et un lien « gagnant-gagnant » entre la jeunesse et l’entreprise.

Les entreprises peuvent enfin se rapprocher des missions locales. Rencontres, parrainages, dispositifs d’immersions, nombreuses sont les portes d’entrée pour le dirigeant. « Il peut ouvrir ses portes à 5 ou 10 jeunes, et cela les marque plus que tout ce que l’on peut leur dire dans nos locaux », conclut Carole Hurel, directrice de celle d’Aubagne.