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29.08.2016 - French Tech Réseaux thématiques

Les arguments économiques de Aix-Marseille French Tech

Aix-Marseille French Tech, qui avait postulé sur six réseaux thématiques, a été sélectionnée pour les objets connectés, les biotechnologies, le sport et les technologies vertes. Quels sont les plans d’attaque des réseaux sélectionnés : projet, portage, marché, gouvernance, ambitions… Etat des lieux.

Déjà labellisée French Tech en 2014, la métropole Aix-Marseille-Provence a été sélectionnée fin juillet dans le cadre d’un nouveau dispositif de l’initiative French Tech : les réseaux thématiques. Objet : connecter les écosystèmes de startups actifs en France sur une même thématique afin de optimiser leur lisibilité au niveau national et la visibilité à l'international (cf.Aix-Marseille-Provence, toujours sur le devant de la scène numérique). Quels sont les plans d’attaque des réseaux sélectionnés ? Revue en détails.

 

# Sport et bien-être

Aix-Marseille-Provence figure parmi les rares (ils sont 6 en France avec Normandie, Grenoble, Montpellier, Saint-Jean-de-Luz/Hossegor et Reims) écosystèmes de startups retenus pour contribuer à la structuration d’une dynamique sectorielle autour du sport et du bien-être (notamment en entreprise). La réflexion sur la structuration d’un écosystème d’innovation autour des notions « de sport bien-être » sur le territoire remonte en réalité à 2006 à l’initiative de la CCIMP et du top 20 (En savoir plus sur la démarche, cf. Euro 2016 : Opportunité de crééer un cluster Sport métropolitain). Dès cette époque était envisagée la création d’un label spécifique que promeut aujourd’hui l’association, Provence Sport & Life Style, créée en mai 2015 sous l’impulsion de Sodexo et de six autres entreprises (Décathlon, Avenir Telecom, OM, Voyage-Privé.com, Biotech Dental et Arema).

Portage : Cette candidature, coportée par Aix Marseille Université et la CCI Marseille Provence, s’adosse notamment à l’Institut Carnot Star, qui structure la filière FastSpor’in « Sport et bien-être », labellisée en septembre 2015 par le Premier Ministre Manuel Valls.

Gouvernance : Elle sera assurée par Aix-Marseille Université qui créera une association regroupant les porteurs de la candidature ainsi que les représentants d’industriels positionnés sur le marché du sport et implantés sur le territoire (À lire sur ce sujet : Euro 2016 : Terrain de jeu pour les startups). La gouvernance sera composée d’un bureau exécutif qui sera en charge de l’animation du réseau et de la réalisation de la feuille de route annuelle.

Périmètre économique : La filière englobe toutes les activités liées à la pratique d’une activité physique (de l’équipement aux services) ; aux infrastructures ; aux évènementiels ; au sport de haute performance, adapté (accompagnement du pratiquant en situation de déficience) et en entreprise. Au niveau mondial, plus de 450 Md€ seraient dépensés chaque année dans l’industrie du sport. Selon une étude de Lagardère Unlimited, ce marché serait en croissance de l’ordre de 6 % par an.

Le marché français des équipements du sportif représenterait près de 10 Md€ et le marché mondial des équipements et dispositifs pour la médecine du sport était évalué à 6,1 Md$ (2012), avec une croissance annuelle estimé autour de 4,4 % entre 2013 et 2019. Les fabrications françaises profiteraient peu de la dynamique du marché national, et pas davantage de la croissance du marché international des articles de sport au regard des exportations en repli.

Écosystème : Le secteur, composé de nombreuses TPE, demeure très concentré, 10 entreprises détenant plus de 80 % du chiffre d’affaires en France. Les acteurs français se distinguent pour leurs activités à forte valeur ajoutée. La filière locale est représentée par 3 200 établissements, 10 000 salariés et 1,5 Md€ de chiffre d’affaires. La métropole est au 3e rang national pour le nombre de ses licenciés (400 000) et de clubs affiliés (4 400), ce qui en fait un marché important.

Enjeux d’innovation : Le développement des technologies portables ou sans fil, de réalité virtuelle et augmentée, d’objets communicants, de capteurs pour le suivi en temps réel des performances et des indicateurs physiologiques, ainsi que les nouveaux matériaux (composites allégés et plus robustes, textiles techniques, ...), offrent de nouvelles perspectives aux acteurs du secteur en plus d’être un outil de différenciation face à la concurrence asiatique.

Atouts revendiqués : Le territoire peut se prévaloir d’une force de recherche et de formation dans la thématique qui serait quasi unique en France par la diversité de ses domaines avec notamment la présence du Technosport qui assure le transfert de technologies vers les industriels (cf : Technosport, un outil à partager pour innover). Il dispose de conditions géoclimatiques permettant l’accueil d’activités « outdoor » et nautiques, des infrastructures sportives de nature à organiser de grands évènements (Vélodrome, Arena d’Aix-en-Provence, Palais des Sports de Marseille, Palais Omnisport de la Glisse, le futur stade d’athlétisme de Miramas etc.) complété par une expérience en la matière (Euro 2016, bientôt Capitale Européenne du Sport en 2017…). Enfin, une offre de soin de premier plan dans le domaine de la médecine du sport et un tissu industriel aux différents niveaux de la chaîne de valeur avec plusieurs entreprises locomotives (Beuchat, Gymnova, Shark, Solution F, France sport…).

Néanmoins, l’écosystème manque encore de l’effet de la taille critique et de structures destinées à l’incubation des startups innovantes dans ce domaine ainsi que d’une stratégie plus concertée entre les parties prenantes, ce à quoi devrait répondre en partie cette nouvelle dynamique.

Plan d’actions : répondre aux besoins spécifiques des entreprises de manière ciblée et structurée afin de maximiser le ROI des actions engagées ; faire émerger une douzaine de startups (déjà ciblées) en tant que leaders nationaux ; développer la transversalité avec des secteurs connexes (numérique et santé) ; fédérer tous les acteurs (entreprise, usagers/pratiquant, R&D, formation, évènementiel, acteurs économiques…) dans une logique de fertilisation croisée, préfigurant la constitution d’un cluster sport métropolitain qui positionne le territoire métropolitain comme un territoire d’expérimentation grandeur nature sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

 

#HealthTech

 

Selon Eurobiomed, pôle de compétitivité interrégional (PACA et Languedoc-Roussillon) spécialisé dans les sciences du vivant, la filière provençale des biotechs montreraient tous les signes de maturité : la résilience pendant la crise, l’obtention de résultats cliniques, le parcours boursier de certaines d’entre elles, les alliances stratégiques avec les big pharmas. Et stade ultime, certaines se mettent à spin-offer ou à se rapprocher entre elles (cf. La filière provençale des biotechnologies serait-elle devenue bankable).

« Cette structuration est le fruit d’années d’investissements pour accompagner de façon personnalisée de jeunes entreprises innovantes de façon à ce qu’elles puissent croître plus vite », défend Émilie Royère, directrice générale du pôle de compétitivité, qui, après avoir déployé l'accélération d'entreprises à plusieurs échelles, du monitoring par des dirigeants aguerris, a été choisi (tout comme son homologue dans les énergies Capenergies) comme opérateur-pilote de l’expérimentation nationale pour l’extension du Pass French Tech (jusqu’alors réservé aux entreprises du numérique) aux biotechs et medtechs (3 entreprises du territoire parmi les 11 qui ont intégré le hub de Bpifrance en 2015).

Portage : La candidature fédère des acteurs de l’accompagnement et de de l’innovation (pôle Eurobiomed, Association Grand Luminy, SATT Sud-Est, incubateur Impulse, délégation régionale Bpifrance, ARII, CCIMP et CCIR, Provence Promotion…), des entreprises (Supersonic Imagine, Provepharm, HalioDX, DMS, Modul-Bio, Innate Pharma etc., des investisseurs (Crédit Agricole et Société Générale, PACA Investissement, fonds d’amorçage régional R2V, Capital Partners…) et des collectivités (Aix-Marseille Métropole, Région PACA, DIRECCTE…). Eurobiomed aura la responsabilité d’animer cet écosystème.

Périmètre économique : biotechnologies, dispositifs médicaux (prothèses, organes artificiels, etc.) ; diagnostic (solutions technologiques permettant des diagnostics précoces ou une médecine plus personnalisée, outils d’aide aux traitements) ; CRO (Contract Research Organisations) etc. Actuellement, les startups du secteur disposent de plusieurs pépinières (technopoles de Grand Luminy et de Château-Gombert, les pépinières de Gardanne et de Meyreuil, l’incubateur interuniversitaire Impulse, etc.). Un bâtiment « totem », dédié aux entreprises santé de la métropole, est en cours de construction à Luminy par le Conseil de territoire Marseille Provence Métropole. Elles disposent également d’un accélérateur dédié soutenu par la Région PACA : Go4BioBusiness

Écosystème : Le tissu industriel aixo-marseillais est composé de près de 80 entreprises santé, dont une trentaine particulièrement innovantes et à fort potentiel (Provence Technologies, Innate Pharma, Biotech Dental, Supersonic Imagine …) et 3 cotées en Bourse (Innate Pharma, Supersonic Imagine, et Sartorius Stedim Biotech). 26 de ces entreprises cumulent près de 200 M€ de CA, enregistrant des croissances annuelles à deux chiffres. Plus de 180 M€ ont été levés depuis 2012 par 18 d’entre elles.

Enjeux d’innovation : Le secteur se caractérise par une complexité technologique où le retour sur investissement est proportionnel aux processus d’innovation longs, gourmands en capitaux et aléatoires : le développement d’un médicament est estimé aujourd’hui pour son coût à près d’un milliard d’euros, et pour sa durée à plus de 10 ans. La sous-capitalisation des entreprises en phase précoce est une problématique récurrente.

Le secteur est aujourd’hui partagé entre de très grands groupes pharmaceutiques ou de dispositifs médicaux (DM) qui assurent la commercialisation et de TPE et PME qui portent l’essentiel de l’innovation et du développement.

Plan d’actions : Plusieurs orientations : renforcer les capacités de l’accélérateur Go4BioBusiness ; favoriser les rencontres avec les investisseurs ; intensifier l’accompagnement à l’international des startups en s’appuyant notamment sur le partenariat avec le cluster californien Biocom (programmes d’accompagnement respectifs des entreprises, aide à l’implantation et à la prospection...) et sur les salons internationaux phares de la filière (BIO aux États-Unis, Medica en Allemagne, BIO Europe et Advamed (USA) ; massifier les programmes de formation et d’attractivité des talents sur le territoire.

 

#CleanTech et #Mobility

2015 a été marquée par des dates importantes pour le secteur (énergies renouvelables, marines, éoliennes, écomobilité, smart water, biogaz, réseaux intelligents…) : la promulgation de la loi sur la transition énergétique (LTE) pour la croissance verte, l’organisation de la COP21 à Paris (COP22 cette année à Marrakech) et la refonte du dispositif de soutien aux énergies renouvelables. Le groupe Caisse des Dépôts a annoncé une mobilisation de 15 Md€ en faveur de la transition énergétique d’ici à 2017.

Plus de 100 sociétés françaises des cleantechs ont renforcé leurs fonds propres en 2015, dépassant globalement le milliard d’euros collecté. 116 clusters sectoriels maillent le territoire national, dont 82 % sont actifs à l’international. Si, il y a quelques années encore, les startups du secteur se positionnaient comme des entreprises apportant une brique technologique aux grands groupes, aujourd’hui, elles se présentent comme des entreprises « servicielles » qui vont soit être, pour eux, soit une plateforme socle de nouvelles offres, soit carrément les « désintermédier ».

Portage : La candidature pour être identifié comme un des membres du leadership national des technologies vertes implique Capenergies (pôle de compétitivité fédérant les acteurs de la filière énergies), le Technopôle de l’environnement Arbois-Méditerranée (premier à s’être créé en France sur la thématique de l’environnement), TheCamp (campus international d’innovation, de formation, d’expérimentation et de prospective dédié à la transformation numérique et à la ville de demain), SAFE Cluster (pôle de compétitivité spécialisé sur la sécurité globale), Ea éco-entreprises (cluster régional sur les filières « Eau, Air, Déchets, Sites et sols pollués, Sédiments, Développement durable, Génie écologique »), Pays d'Aix Développement (agence de développement économique du Pays d'Aix), Provence Promotion (agence de développement économique des Bouches-du-Rhône), Incubateur Impulse et la CCI Marseille-Provence. C’est Capenergies, récent lauréat de l’appel à projet « Flexgrid » (déploiement à grande échelle des réseaux électriques intelligents) qui assurera la gouvernance.

Périmètre économique : Le marché des cleantechs correspond aux technologies permettant de limiter notre empreinte environnementale, améliorer la qualité de vie des citoyens et réduire la vulnérabilité des territoires : efficacité énergétique, énergies renouvelables, mobilité, lutte contre les effets du réchauffement climatique, gestion des eaux et des déchets, dépollution de l’air et des sols, gestion et prévention des catastrophes naturelles et industrielles…

Si en 2012, il était estimé à 248 Md$ au niveau mondial, les projections à 2022 table font état d’un secteur à 426 Md$ (Clean Edge, Inc, 2013). Il représentait en 2015 un tiers des levées de fonds mondiales. En France, compte-tenu de la difficulté d’établir un périmètre précis incontestable des cleantechs, les estimations sont délicates. Les éco-activités représentaient plus d’un million d’emplois en équivalent temps plein, selon les dernières données du service de l’observation et des statistiques du Commissariat général au Développement durable portant sur 2012. Quant à la production, elle atteignait 85 Md€ en 2012, en hausse de 5,6 % en un an. Les éco-activités ont affiché une balance commerciale constamment positive entre 2004 et 2012 (excédent commercial de 3,2 Md€).

Écosystème : À ce jour 60 entreprises innovantes à fort potentiel de croissance, dont 16 « Techchampions » ont été identifiées comme pouvant être bénéficiaires et acteurs du réseau. Au CES International 2016 à Las Vegas (cf. Provence is absolutely crushing it at CES), les « Cleantechs » ont fourni le plus important bataillon avec 16 entreprises, dont 8 exposantes. Parmi les entreprises emblématiques du secteur : Novadem, SP3H, Ween, Genes’ink, Nawa Technologies, Hysilabs, E3D-environnement, Atoll Energy, Totem Mobi, Terradona, Optimum Tracker, Nenuphar, Ideol, Enogia, AlertGasoil ...

Plan d’actions : Il prévoit une accélération d’entreprises innovantes notamment en utilisant les ressources de Thecamp, campus international d’innovation, et de formation dédié à la ville de demain dont l’ouverture est prévue en 2017, par de l’accompagnement à la recherche de financement ou encore de l’aide à la réalisation de prototypages (via des living labs).

Le réseau entend capter de nouveaux porteurs de projets grâce à la dynamique des dispositifs d’accompagnement existants. Il entend actionner tous les leviers de l’internationalisation : présence plus offensive sur les salons internationaux (COP 22 à Marrakech, 7e Forum mondial de l’eau en Corée, Salon international des technologies environnementales « Americana » à Montréal, Smart City Expo à Barcelone, Salon international de la protection de l'environnement et de la ville écologique à Pékin, Interschutz à Hanovre), ou en favorisant la candidature de startups à des prix internationaux (ex : Cleantech open global, Global Award for Sustainability).

Des « missions business » sont envisagées dans les pays en attente de solutions innovantes pour la protection de leur environnement. Est également évoquée l’organisation d’une manifestation de rang mondial sur le territoire.

Atouts revendiqués : Aix-Marseille est reconnu comme un « hot spot » sur la biodiversité : un territoire inondé de soleil et de vents, soumis aux risques naturels, technologiques et urbains, en proie à une forte pression entropique liée au réchauffement climatique et aux mouvements des populations.

Il compte en outre de grands projets industriels autour de l’aéronautique ou la micro-électronique, dont les champs d’application des technologies développées portent très largement sur les problématiques environnementales : RFID, capteurs, caméra thermiques, robotique aérienne, silicium, composant électroniques…

Il loge par ailleurs un pôle de recherche important (CEA, IRSN, Aix-Marseille Université, CNRS, INRA, IRSTEA, ONERA, INERIS, BRGM…) et a été retenu pour accueillir ITER (réacteur thermonucléaire expérimental international), autour du CEA de Cadarache, projet international destiné à prouver la faisabilité scientifique de la fusion thermonucléaire : défi technique sans précédent (production d’une électricité propre sans recours aux énergies fossiles) et puzzle industriel géant (des dizaines de milliers de composants à fournir).

 

#IoT #Manufacturing

Portage : la candidature est coportée par le pôle de compétitivité Solutions communicantes sécurisées (SCS, cluster dédié aux technologies IoT et services mobile), le Centre de Reference National RFID (engagé dans l’une des 9 solutions industrielles françaises du projet « Industrie du Futur » sur l’usage des objets connectés), et l’accélérateur TheCamp (campus international d’innovation, et de formation dédié à la ville de demain dont l’ouverture est prévue en 2017). Le pole SCS se propose d’être le référent de la thématique IoT.

Périmètre économique : A la frontière de l'informatique et des communications électroniques, l’Internet des objets est appréhendé dans son acception la plus large, soit comme l'ensemble des objets physiques connectés qui communiquent avec diverses plateformes de traitement de données. Autrement dit : les objets, la connectivité et le traitement des données desquelles la filière peut tirer de la valeur.

Écosystème : Plus d’une centaine d’entreprises dont plus de 44 startups sur le territoire ont été identifiées, avec une forte différenciation sur l’électronique à ultra faible consommation et sécurisées, les technologies de communication sans fils et le packaging.

Marché : Les objets constituant « l’Internet des objets », qualifiés de « connectés », « communicants » ou « intelligents », pourraient être entre 50 et 80 milliards dans le monde d’ici 2020. On en dénombre aujourd’hui près de 15 milliards. La guerre des chiffres sur les projections bat son plein. Alors que certains projectionnistes voient l’opportunité de marché dépasser les 10 000 Md$ à l’horizon 2025, McKinsey l’estime à 6200 Md$ en 2025, quand Cisco table sur un marché de 14 400 Md$ en 2022 et General Electric, 15 000 Md$ en 2034. En se cantonnant aux composants, matériels, logiciels et services nécessaires à la mise en place d’applications d’Internet des objets, Strategy Analytics estime l’opportunité à seulement 150 Md$ en 2016 et 550 Md$ en 2025, soit 11 % du marché global du numérique.

Tous conviennent néanmoins que la filière européenne et notamment française est en train de se structurer. La transversalité du sujet exige des pouvoirs publics que ceux-ci se positionnent sur une matière complexe et diversifiée, tant en termes d'usages que de technologies ou de sécurité.

Certaines startups et PME françaises, fabricantes d’objets connectés, telles que Netamot, Parrot ou Withings, ou d’opérateurs comme Sigfox, ont déjà acquis une reconnaissance internationale. Sur les dix objets connectables à l’iPhone les plus vendus sur l’App store, quatre sont français, et plusieurs objets connectés français ont été primés au Consumer electronics show (CES), mais la concurrence internationale s’annonce rude.

Enjeux d’innovation : Les chaînes de logistique et de distribution ont été les premières à intégrer des puces électroniques dans les produits afin d’en assurer la traçabilité et d’optimiser leur activité. Plus généralement, l’Internet des objets est un moyen pour les entreprises de rationaliser leurs processus internes (informations collectées sur les motivations d’achat, niveau de satisfaction du service rendu, déplacements du client en magasin etc.). Dans les villes, les technologies IoT permettent de répondre aux défis énergétiques et d’aménagement urbain (gestion de l’éclairage urbain, trafic, collecte des déchets, qualité de l’air, transports etc.)

La diversification des technologies permettra d’adresser de nombreux cas d’usages et des besoins de plus en plus variés. La disponibilité des ressources pour l’ensemble des acteurs sera également un impératif pour le déploiement de l’offre. En outre, des batailles s’annoncent autour des standards de nommage ou encore des interfaces logicielles (API), dont la maîtrise constitue un enjeu stratégique. Enfin, la capacité à assurer la sécurité et l’intégrité des systèmes ainsi que la protection des données seront déterminants.  

Les objets connectés devront donc être simples à configurer et apporter toutes les garanties en termes de confiance. Enfin, il restera à trouver un équilibre entre sécurité et coût de mise en œuvre des objets.

A.D

Photo Une : ©AMFT

TOP TIC : La convention d'affaires évolue

Le 18 octobre, l'écosystème du numérique a rendez-vous au palais de la Bourse à Marseille pour la convention d'affaires Top TIC, qui évolue cette année pour renforcer la dimension « showroom ». Les « grands comptes » sont à la recherche d’innovations technologiques et d’usages. Top TIC est à cet égard un moyen de présentation et de diffusion des innovations et de rencontres avec ceux qui les portent. Aussi, la convention d'affaires, inscrite comme une des actions « business » des « French Tech Weeks », s'inscrit dans la dynamique French Tech et colle aux orientations stratégiques définies pour le territoire : Cloud/big data, IoT, Smartcity, Transmedia et Healthech. Jusqu'à présent, elle était plus globalement axée sur les technologies de l’information et de la communication. Il s'agira cette année de traiter la problématique de la transformation numérique dans son ensemble, tant dans les filières que dans les fonctions de l'entreprise.

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Prochaine édition : 18 octobre 2016 - Palais de la Bourse, Marseille

 

 

 

 

 

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