Menu principal

12.05.2015 - Entreprises

Première édition du Salon des Entrepreneurs Marseille Provence

Après Paris, Lyon et Nantes, le groupe Les Échos tiendra la première édition de sa grand'messe entrepreneuriale les 14 et 15 octobre au Parc Chanot. Partenaire, la CCIMP y voit l'opportunité de renforcer l’attractivité du territoire et révéler la dynamique économique locale.

Mots clés : 
Imprimer cette page

Douze ans après Lyon, huit ans après Nantes, et plus de vingt ans après Paris, le groupe Les Échos, via sa filiale Les Échos Business, implante à Marseille la marque premium de sa gamme événementielle, sa grand’messe entrepreneuriale aux 22 ans d'existence, qui promet une communication performante à toute la galaxie économique, des créateurs aux repreneurs, des startuppers aux entreprises confirmées. Le Salon des entrepreneurs Marseille Provence tiendra sa première édition les 14 et 15 octobre au Parc Chanot.

Une anomalie

« Une anomalie presque que nous ne soyons pas implantés plus tôt au regard du poids de cette ville », confesse dans un demi aveu Christophe Victor, directeur général délégué du groupe à l’occasion de la soirée de lancement ce 11 mai au Palais de la Bourse en présence de 300 invités et de Jacques Pfister, président de la CCI Marseille Provence, Didier Parakian, adjoint en charge du développement économique à la Ville de Marseille et Guy Teissier, président de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole, tous trois partenaires actifs en cofinancement. Et avec en guest stars du soir, les représentants de deux success story, Kevin Polizzi pour Jaguar Network et Vincent Ricordeau, cofondateur de KissKissBankBank, HelloMerci et Lendopolis.

Objectif prudent

Si l'implantation est revendiquée comme tardive, l’objectif s’affiche modeste (prudent ?) : 6 000 visiteurs attendus quand le SDE Lyon Rhône-Alpes en accroche chaque année 15 000 et le SDE Nantes Grand-Ouest capte 10 000 entrepreneurs. Et évidemment loin des 65 000 chalands du SDE de Paris. Modeste donc au regard de la démographie des entreprises (222 049 établissement actifs) sur ces terres fécondes en naissances, avec près de 21 269 créations d’entreprises en 2014 dans les Bouches-du-Rhône, qui fait du département le 2e pôle pour le dynamisme entrepreneurial après Paris. « Cet objectif s’explique par le fait que nous n’avons pas les mêmes cibles sur Marseille pour ne pas perturber les autres salons déjà installés comme MXL Forum (dédié à la création et reprise d'entreprises) et Top Franchise », souligne Vincent Jameux, directeur de la communication des Echos Business. Exception provençale, Les Echos cible ici « grandement les dirigeants et beaucoup les entrepreneurs et startuppers du numérique et des filières d’avenir mais ne s’adresse pas aux repreneurs ni aux franchiseurs ». Soit.

Coup de projecteur sur la vitalité entrepreneuriale locale

Pour la CCIMP, cette implantation est appréhendée comme celle d’un nouvel investisseur, c’est-à-dire comme un gage supplémentaire de l’attractivité marseillaise. En s’appareillant à un grand faiseur médiatique outillé (plan média d’une valeur de 1 M€) pour enrôler derrière lui 40 partenaires médias parmi les plus notoires, de diffuser 2,5 millions de messages, s’offrir une web TV BFM Business, 300 spots radio et 400 face d’affichage et tenir le siège éditorial pendant 150 jours, la CCIMP compte bien encapsuler un peu de cette visibilité nationale pour donner un coup de projecteur sur la vitalité entrepreneuriale locale et asseoir l’attractivité économique du territoire. « Le Salon des Entrepreneurs est un formidable vecteur pour faire connaître la métropole, la référencer, la positionner à l’égal des autres grandes métropoles françaises », justifie Jacques Pfister, président de la CCIMP.

Accompagner les entrepreneurs

« Accompagner, pour nous, à la CCIMP, poursuit le représentant du milieu économique, c’est favoriser les occasions de business pour toutes les entreprises du territoire, en particulier les TPE-PME (plus de 80 000 TPE sur notre territoire, dont plus des ¾ ont moins de 5 salariés !) et les faire grandir. Elles veulent qu’on leur apporte des réponses adaptées et personnalisées ! C’est notre job, on est là pour ça : bâtir les fondations au service de leur croissance, créer un environnement favorable afin de leur transmettre les bons outils. Il nous semblait donc important de trouver un format qui fasse sens, en capacité de diffuser massivement des bonnes pratiques, des solutions, des savoir-faire et des contacts aussi ». Les élus partageaient visiblement la même planète : Didier Parakian, rappelant la toute récente notoriété de la métropole marseillaise dans divers classements et Guy Teissier s’interrogeant malicieusement sur les raisons pour lesquelles « Les Echos ne sont pas venus plus tôt » et ajoutant avec aplomb : « Si Didier Parakian va chercher les investisseurs avec les dents, nous, on y va avec les euros ».

Contenu éditorial

Pour les entreprises, « qui attendent de ce genre d’événements de pouvoir acquérir du chiffre d’affaires, accélérer leur business et rencontrer d’autres entrepreneurs »,  le salon proposera quatre villages thématiques pour des parcours personnalisés : accompagnement ; financements, small business tech et start-up factory (incubateurs / accélérateurs / investisseurs), déclinera un contenu pédagogique sous 4 formats (6 conférences plénières, 40 conférences techniques, 60 ateliers pratiques et 10 keynotes) et 9 thématiques (de l’étude de marché à la gestion de patrimoine en passant par la croissance externe, la R&D et la valorisation financière). Dès le 22 juin, une plate-forme internet sera opérationnelle sur laquelle chaque entreprise pourra préparer son salon. 

Neuf obstacles et un mystère

Dans un environnement réglementaire et administratif apparemment répulsif, comment la France peut-elle encore générer autant d’entrepreneurs ? Le mystère demeure à l’énoncé des neuf obstacles érigés dans un billet d’humeur par Dominique Seux, directeur délégué de la rédaction du quotidien. Morceaux choisis : Pour construire un simple hangar en plein champ, en périphérie urbaine, soit quatre murs et un toit, il faut 79 jours aux États-Unis, 96 en Allemagne, 103 au Royaume-Uni et 183 en France. Un préfet reçoit actuellement par an 80 000 pages de circulaires et règlements tandis qu’un fabricant de nacelle élévatrices est soumis à 8 200 obligations annuelles. La France est au 8e rang mondial pour le montant de ses dépenses publiques et la coïncidence entre la perte de compétitivité du pays et la mise en œuvre des 35 h est un « hasard sans doute mais curieux ». Enfin, quand les médias allemands débattent de la compétitivité, leurs homologues tricolores traitent de la préservation du modèle social.