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09.03.2018 - Entrepreneuriat au féminin

Et si le 8 mars devenait un jour ordinaire pour les femmes ...

Entreprendre quand on est une femme, un exploit ? une gageure ? une performance ? une usurpation d'identité ? La CCI Marseille Provence a ouvert le débat au Palais de la Bourse ce 8 mars et tracé la voie pour que les choses changent.

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Les stéréotypes liés au genre que l’on trimballe depuis l’innocente enfance, dès la cour de récréation (les filles à la marelle et les garçons au foot), et que l’on enfile ensuite comme des perles tout au long de l’adolescence au travers des activités (les garçons au foot encore, et les filles à la danse ou à « la musique », flute traversière oblige, et non trompette), au gré de la scolarité dans les orientations (les jeunes filles en lettres et langues et les jeunes garçons en sciences et techniques de l’ingénieur) puis dans ses choix de métiers (les femmes dans le commerce, l’éducation, la culture ou la santé, et les hommes dans le « génie » en tout genre, civil, aéronautique, automobile, mécanique …), se retrouvent aussi aux portes de l’entreprise.

Que ce soit dans les fonctions exercées (marketing et communication pour les femmes ; finances, gestion et production chez les hommes). Dans les niveaux de revenus (cf. plus bas). Dans les responsabilités au niveau du board, situation qui avait inspiré la provocation bien sentie de l’iconique Françoise Giroud, la (première) secrétaire d'État à la Condition féminine aux 101 mesures en faveur des femmes : « La femme serait vraiment l'égale de l'homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente ». L’entrepreneuriat n’échappe pas à la règle du ... genre.

 

 

L’entrepreneuriat n’échappe pas à la règle du ... genre

Manifestement, en termes de création d'entreprise, quand l'homme ne s'interdit rien, la femme s’autocensure. Comment sinon expliquer un tel niveau de distorsion entre les candidates à l’acte d’entreprendre (45 % de porteurs de projets) et le passage à l’acte (27 % des créateurs d'entreprise), s'étonne Jean-Luc Chauvin, sur la base des statistiques établies par la CCI Marseille Provence. Et c’est encore plus flagrant dans les secteurs de la tech, note-t-il, où 9 % des femmes seulement franchiraient le rubicond.  

Et, poursuit le président de la CCI Marseille Provence qui s’exprimait à l’occasion d’un débat au Palais de la Bourse ce 8 mars sur l’entrepreneuriat au féminin, « on doit reconnaître qu’elles entreprennent davantage dans des domaines dits féminins (professions libérales, services à la personne, restauration rapide), et « pour des projets moins ambitieux » (comprendre : « elle » sollicite moins de financements). « Un entrepreneur reste un entrepreneur. Nous avons un rôle à jouer pour faire tomber tous ces paradigmes ».

Les statistiques ne renseignent pas en revanche, ce qui vaut d’ailleurs quelques conflits d’expression entre « experts » du sujet, sur les causes de cette moindre « ambition ».

 

 

Sont-elles plus réalistes ou trop prudentes ?

Sollicitent-elles moins d’argent, du fait de leur prédisposition à aller dans des secteurs nécessitant moins de capitaux ? En raison d’une mise à l'écart des circuits de financement ? Déterminent-elles plus justement leur besoin de trésorerie ? Sous-dimensionnent-elles leur business plan ?

Tous les sondages auprès d’entrepreneur.e.s montrent qu’elles doivent en effet convaincre davantage pour obtenir l’ouverture d’un compte bancaire professionnel (le taux de rejet de crédit bancaire, de 2,3 % pour les hommes, atteint 4,3 % pour les femmes selon une étude OpinionWay pour la fondation Entreprendre et Axa diffusée en janvier 2017).

Elles sont en outre moins candidates à la levée de fonds (sur les 600 start-up ayant levé des fonds en 2016, seules 70 étaient dirigées par des femmes selon le baromètre StartHer/KPMG paru en février 2017). Quand elles le font, elles obtiennent moins d’argent (1,8 M€ est par exemple le ticket moyen des levées de fonds par des start-up dirigées par des femmes, deux fois moins élevé que pour leurs homologues masculins, selon le même baromètre). Cause ou conséquence, elles font appel majoritairement à la « love money » pour amorcer la pompe et financent ensuite leur développement, par croissance, sur fonds propres.

Ce qui n’est pas sans impact : leurs entreprises peinent à changer de dimension : plus on monte dans les niveaux de chiffre d’affaires moins on trouve d’entreprises dirigées par les femmes (au-delà de 50 M€ de chiffre d'affaires, moins de 1 % des chefs d'entreprise sont des femmes. Et sur le créneau de 5 à 10 M€ de chiffre d'affaires, elles sont 4,9 %).

 

 

Conditionnées à des exigences de compétence supérieures

Quand on décide de leur confier des responsabilités, signifie Katia Blanc, directrice associée de l’agence conseil Mysunnybrand et de Spark Relations Publics, on le justifie par le fait que « les femmes sont plus organisées sur le plan opérationnel et que cela peut paraître complémentaire des hommes qui sont de fins stratèges et gestionnaires ». Alors qu’il serait « juste qu’elles aient accès aux plus hautes fonctions de l’entreprise car elles représentent 50 % de la population et parce la diversité des individus – ethnie, sexe, culture – est source d’équilibre et de performance », rappelle-t-elle.

Question de principe ou non, l'égalité d'accès des femmes et des hommes aux responsabilités et aux instances de décision reste conditionnée à des exigences de compétence supérieures. Et les femmes, premières responsables, ont parfaitement intégré cette peine d’infaillibilité : ne pas faire regretter de leur avoir fait confiance.

« On a besoin de femmes dans les comités de direction, comme on a besoin de jeunes. Les entreprises performantes aujourd’hui sont celles qui sont le reflet de la société. L’entreprise ne doit soucier que d’une seule question : le talent », abonde Jean-Luc Chauvin, par ailleurs à la tête d’une société dans l’immobilier, dans laquelle jusqu’en octobre et l’arrivée d’un nouveau directeur général, il y avait 3 femmes et 2 hommes dans le comité de direction.

« Quand j'ouvre un poste, je ne me pose pas la question du genre. Je cherche la personne la plus adaptée, compétente, efficace. Je ne suis pas guidé par des notions de parité », déclare Éric Doucet, à la tête de Catova, une entreprise marseillaise spécialisée dans les textiles professionnels. Résultat ? Sur 12 personnes, 8 sont des femmes. On en tirera aucune conclusion.

« Il faut privilégier les talents certes, rebondit Katia Blanc, mais il faut aussi que les femmes apprennent à demander et qu’elles n’attendent pas que cela vienne ».

« Quand il s’agit de candidater, une femme ne va pas oser postuler si elle ne remplit pas tous les critères alors qu’elle en satisfait 9 sur 12, là où l’homme, qui n’en remplirait que 3, ne va pas hésiter à se positionner », abonde Jean-Luc Chauvin qui n’a qu’un message : « oser » et lance un appel pour que cette journée particulière - le 8 mars - se transforme en un jour ordinaire : « on est là aujourd'hui pour faire mieux désormais mieux, tous ensemble et chaque jour ».

 

Si rien n’est fait, l'égalité entre sexes ne sera atteinte qu'en 2186

Force est de reconnaître qu’en matière d’égalité professionnelle et de la place des femmes dans les instances de direction des entreprises, 30 ans après la première loi (dite Roudy), la situation évolue peu malgré un contexte réglementaire de plus en plus contraignant.

Le sujet est à l’agenda politique mais ce n’est pas nouveau, rappellera au cours du débat Françoise Rastit, déléguée régionale aux droits des femmes.

« L'égalité entre femmes et hommes est la grande cause nationale du quinquennat, et l'égalité professionnelle est la première priorité de ma lettre de mission », avait indiqué lors de sa nomination en mai 2017 Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, dont la première action fut de « convoquer » au ministère les 10 entreprises du SBF 120 les moins bien classées dans le palmarès de la féminisation des instances dirigeantes dressé en 2016 par le cabinet Ethics & Boards, et d'afficher aux murs les noms des deux absentes (selon la pratique du « name and shame », nommer et blâmer). Une action-choc pour souligner « que ces inégalités ne sont plus tolérées ni acceptées comme une fatalité ». Il ne suffira plus que les entreprises signent des chartes et affichent leur bonne volonté, a-t-elle prévenu, les résultats doivent être visibles.

Dans le secteur public (où l'État a AUSSI des progrès à faire pour devenir exemplaire), la loi Sauvadet inscrit un objectif de 40 % de femmes dans la haute fonction publique. Une pénalité est prévue, de 90 000 euros par unité d'emploi manquant, lorsque la règle n'est pas respectée. Or, il n’existe pas de dispositif permettant de recouvrer ces pénalités financières. Le ministère de l'Action et des Comptes publics y travaille.

Dans le secteur privé, assez peu d'entreprises sont sanctionnées par rapport au nombre de celles qui ne respectent pas la loi en matière d'égalité professionnelle. Au 15 décembre 2016, 116 décisions de pénalités financières avaient été prises à la suite de mises en demeure, pour un montant cumulé des pénalités de 613 005 euros.

 

30 M€ en faveur de l'égalité professionnelle, c'est peu mais ...

« Nous avons le plus petit budget des ministères – 30 M€ pour œuvrer en faveur de l’égalité professionnelle, mais le sujet fait l’objet d’une politique interministérielle, c’est-à-dire qu’il s’intègre dans le droit commun des autres politiques (emploi, travail, création d’entreprises) ».

La déléguée régionale aux droits des femmes reste convaincue qu’un déficit d’accompagnement explique en partie l’écart important entre les aspirations d’entrepreur.e.s potentielles et la concrétisation. « Les femmes ont intégré un certain nombre de stéréotypes et de représentations qui les bloquent sur certains sujets notamment dans l’emploi et la création d’entreprises. Les politiques doivent pallier à cela ». Et de citer le Fonds de garantie à l'initiative des femmes (FGIF), géré par le réseau France Active, qui garantit des prêts sans cautions personnelles vers des entreprises de moins de 5 ans créées par des femmes.

Aurore Sun, élue à la CCI Marseille Provence et président régionale de Femmes Cheffes d’Entreprises (FCE), rappelle qu’il y a une douzaine de réseaux féminins à Marseille - Elles bougent, Entrepreneuri’elles, Femmes 3000, Girls in tech, Finkegale, Alta Femina …- dont certains sont spécifiquement dédiés à l’accompagnement à la création d’entreprise.

 

 

Construction d'un écosystème dédié

Ces dernières années, sur un plan national, un écosystème s’est en effet construit autour d’ « elles », avec des incubateurs pour les accompagner (Les Premières, CyberElles, Action’elles, StartHer et Girlz in Tech etc.), du mentoring (Women Business Mentoring Initiative), des « business angels » (Femmes Business Angels, qui réunit une centaine d'investisseurs, hommes et femmes, prêts à investir entre 100 000 et 1 M€), des « family offices » et des fonds dédiés aux PME de croissance dirigées par des femmes, à l'instar de Women Equity Partners. Il y a même des MOOC spécifiques « entrepreneuriat au féminin ».

Emmanuelle Champaud, qui a créé Totem Mobi, un service d'autopartage électrique et écologique proposé via une application de géolocalisation et en Renault Twizy « confirme que c’est compliqué. Parce que je suis une femme ? Parce que c’est le secteur automobile ? Je n’irais peut-être pas jusque-là. Je dois reconnaître que le premier frein est soi-même », explique la dirigeante de ce concept en alternative aux transports en commun. « Quand j’ai créé mon entreprise, j’avais 50 ans et pourtant, il m’a fallu du temps pour me débarrasser d’un sentiment d’usurpation ».

Comme beaucoup d’entrepreneur.e.s, Emmanuelle Champaud a connu les affres de la quête au cash (les hommes ne souffrent-ils pas aussi du même mal en France ?).

« J’avais besoin de 24 000 euros pour amorcer. J’ai fait 7 banques, cela a été difficile », reconnait-elle, partageant son expérience auprès des business angels locaux : « des assemblées plutôt masculines, majoritairement quinqua et peu au fait des nouvelles technologies. Quand vous leur expliquez que vous êtes sur un service d’autopartage, que votre solution permet à l'usager de louer une Renault Twizy grâce à une application de géolocalisation qui lui indique le véhicule électrique disponible de la flotte, stationné le plus proche de lui, via un abonnement et que la publicité habille la voiture permettant de proposer ce coût très inférieur aux autres services d'autopartage, alors là, vous vivez un grand moment de solitude ».

 

Jusqu’à l’entrée en juin dernier, via 1,35 M€ abondés au capital, de la Caisse des Dépôts, de PACA Investissement et de la Banque Populaire Méditerranée, « tous nos investisseurs étaient des parisiens, et 60 % de nos actionnaires, des femmes ».  

 

 

Ladies, be a boss

« Nous avons créé Digital Business news pour révéler les écosystèmes innovations, start-up, entrepreneuriat. On met régulièrement en relation les startup avec grands groupes et les investisseurs. C’est ainsi que l’on a réalisé que la présence de femmes à nos événements, était très faible, voire inexistante sur certains événements », replace Laurent Zagarolli, à l’initiative de « Be a boss » le forum de l’entrepreneuriat féminin, qui en est à sa 4e édition et qui s’apprête à prendre la route des villes françaises (Marseille le 28 juin au Palais de la Bourse). L’évènement réunit, depuis 4 ans et à travers la France, de nombreuses figures de l’entrepreneuriat féminin et des experts de l’accompagnement de start-up.

« On a organisé cet événement pour les aider à lever les freins, booster leur ambition entrepreneuriale, nourrir leur réflexion, développer leur réseau, échanger avec des rôles-modèles et trouver un accompagnement ou des financements ».

 

Des Solutions ? L’exemplarité précisément

« Les rôles modèles, les femmes inspirantes, les belles réussites peuvent contribuer à changer la perception et casser les stéréotypes », convient Katia Blanc. Jean-Luc Chauvin en veut pour preuves Élisabeth Coquet-Reinier (Onet), Laurence Paganini (Kaporal), Sophie Bellon (Sodexo). « Ce sont des symboles du 'tout est possible' ».

Lucile Tissot-Lays, qui est « passée de l’autre côté », celui de l’entrepreneuriat, après une expérience de 15 ans en tant que cadre dirigeante au sein de la CCI de Région, - un poste pour lequel elle avoue avoir rencontré des dirigeants (masculins) bienveillants et qui lui ont fait « confiance » - reconnaît que la fréquentation de « femmes qui ont réussi » au sein d’un réseau « tel que FCE Marseille par exemple », a levé ses derniers doutes. « J’avais intrinsèquement cette volonté de me lancer dans l’aventure de par mes origines et mon parcours. Les dernières barrières se sont levées », signifie-telle.

Elle est aujourd’hui l’une des premières franchisées de la cité phocéenne du réseau « Les menus services », une enseigne positionnée sur un marché des services aux seniors.

Le palmarès établi par l’association « Women Equity for Growth », dont la 8e édition s’est tenue le 9 décembre 2017 à Paris, travaille aussi dans ce sens. Basé sur l'analyse de 38 617 PME, il classe les 50 championnes de la croissance rentable dont les excédents bruts d'exploitation doublent tous les trois ans. Á noter que dans ce Top 50 qui fait désormais référence, il y a 9 sociétés régionales ...

 

--- A.D ----

 

** Les 9 sociétés régionales qui se sont distinguées dans le TOP 50 des sociétés les plus rentables dirigées par les femmes : Bluereg (Corinne Schmitz, 40 personnes, 6,2 M€ de CA), Barjane (Julie Prieuret, 33 personnes, 23 M€), Welljob (Laurence Deroueux, 110 personnes, 41,2 M€), Alpha Group (Eva Biancu Legendre, 422 personnes, 48,5 M€), Gazignaire (Cécil Mul, 32 personnes, 9,5 M€), Château Roubine (Valérie Rousselle, 49 personnes, 6,8 M€), Bio&Co (Martine Achy, 95 personnes, 18,4 M€), Euromair (Bénédicte Dekeister, 81 personnes, 17,4 M€), Horus Pharma (Martine Claret, 145 personnes, 39,2 M€), ACRI-ST (Nathalie et Élisabeth Perin, 45 personnes, 7,2 M€)

 

Les données-clefs de l'entrepreneuriat au féminin

 

Les femmes et l’entreprenariat au niveau régional

- Elle est faiblement représentée dans la création d’entreprises (27 %) au prorata de sa part dans la population active régionale (48,7 %).

- Elle a une certaine maturité au moment de la création puisqu’elle est plutôt quadra et quinqua (31,7 entre 40 et 49 % tandis que le créateur d’entreprise est plutôt dans la tranche 30 et 39 ans) 

- Elle a un peu moins d’expérience dans la création d’entreprise que les hommes (23 % des créatrices avaient déjà créé une entreprise auparavant contre 33 % pour les créateurs)

 - Elle est sous-représentée dans les métiers techniques (industrie, construction, numérique, information-communication, finance-assurance, secteurs dans lesquels elle ne dépasse pas les 6 % du total)

- Elle a un penchant naturel pour des secteurs d’activité « genrés » (tels que le commerce, le tourisme, l’éducation, la culture ou la santé où sa représentation dans le total oscille entre 15 et 40 %)

Elle est assez bien diplômée (à 56 % un diplôme du supérieur ; 13 % sans diplôme qualifiant) et a fait un choix d’études moins tournés vers l'innovation que vers le BtoB

 

Les femmes et l’entreprenariat au niveau national

  • 38 % : La part des entreprises créées par des femmes en France* (elles représentent 50 % de la population active, 55 % des diplômés, mais 10 % de la gouvernance économique)
  • 212 521 : Le nombre d’entreprises créées par les femmes (sur un total de 554 000)*
  • + 71 294 : L’évolution du nombre d’entreprises créées par les femmes entre 2012 et 2016*
  • 8 % : Le taux des entrepreneur.e.s dans le secteur des nouvelles technologies
  • 70 : Le nombre de startups françaises du numérique dirigées par des femmes**
  • 1,8 M€ : Le ticket moyen des levées de fonds par des start-up dirigées par des femmes (deux fois moins élevé que celui des start-up dirigées par des hommes)**
  • 508 K€ : Le plan de financement médian d’une entreprise innovante portée par un homme est 1,8 fois plus élevé que pour son homologue feminin***
  • 85 % à 5 ans : Le taux de pérennité d’une entreprise innovante, invariant selon le genre***
  • 48 % : Le taux de participation moyen de l’actionnariat familial dans la création d’une entreprise innovante créée par une femme (vs 26 % au masculin)***
  • 2,2 fois plus élevée que chez l’homme : La probabilité chez les femmes de détenir 25 % à 50 % du capital plutôt que la majorité***

 

Les femmes et l’entreprenariat au niveau mondial****

  • 163 millions : Le nombre de femmes qui ont créé une entreprise au cours de ces deux dernières années dans le monde + 8 % : La croissance de l’entrepreneuriat féminin dans le monde
  • 6e : La position de la France dans le monde pour favoriser l'entrepreneuriat féminin, derrière les Pays-Bas, le Danemark, le Royaume-Uni, l'Australie et, en tête du classement, les États-Unis
  • 10 % : Le taux d’échec des femmes (soit un tiers de moins que celui des hommes)

 

Les femmes et l'égalité salariale

  • Les femmes sont plus diplômées que les hommes : 72 % des femmes sont de niveau Bac + 5 à doctorat et MBA contre 62 % en moyenne
  • 14,4 % : L'écart salarial moyen horaire entre femmes et hommes en 2014 dans le secteur privé*.
  •  20 % : La part moyenne de postes de direction occupés par les femmes dans les 200 meilleures sociétés du classement en matière d'égalité (Equileap)
  • 11,59 % : La proportion des femmes dans les comités exécutifs des 62 plus grandes sociétés françaises en 2016 (Observatoire Skema de la féminisation des entreprises)

 

Sources : 2015 - 2016

* Insee / Réseau entreprendre / Agence France Entrepreneur sur économie.gouv.fr)

**Baromètre StartHer du cabinet KPMG

*** « Bpifrance Le Lab, 10 ans de création d’entreprises innovantes. La création au féminin, mars 2014 ».

**** Etude du Global Entrepreneurship Monitor dans 74 pays, 2016-2017