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02.05.2015 - Emploi / Formation

Quels sont les métiers à pourvoir en 2015 ?

Les entreprises ne sont plus que 34 % à craindre des problèmes de recrutement et sont bien plus nombreuses à anticiper des embauches. La CCIMP vient de publier une déclinaison départementale de l'enquête nationale sur les besoins en main d'oeuvre des entreprises.

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Ce n’est peut-être pas encore la reprise mais à en juger par les intentions de recrutement (à ne pas confondre avec une mesure des emplois vacants) des entreprises en 2015, les employeurs semblent anticiper un rebond. Chaque année, Pôle emploi et le Credoc* réalisent une enquête sur les besoins en main d'œuvre des entreprises, dont la dernière édition a été publiée le 16 avril dernier. En écho, la direction Études & Stratégie du territoire de la CCIMP a initié il y a quelques années déjà un traitement complémentaire pour la rendre départementale.

Toujours les mêmes difficultés de recrutement

Au niveau national, l’agence chargée de l’emploi a recensé 1,739 million de projets en 2015 (en hausse de 2,3 % par rapport à 2014), « le plus haut niveau observé au cours des six dernières années de l'enquête », fait valoir Pôle emploi. Au top des secteurs qui chercheraient à embaucher figurent la vente/tourisme/services avec 687 791 recrutements estimés ; le social et médico-social ; les fonctions administratives et l’encadrement. Et invariablement d’année en année, la livraison annuelle détecte toujours les mêmes difficultés de recrutement : les aides ménagères ou à domicile, les animateurs socioculturels, les employés de la restauration et de l'hôtellerie. Des métiers affectés par les conditions de rémunération trop faibles, des horaires contraignants, des conditions de travail difficiles, un déficit d'image … Ce sont autant de raisons invoquées pour justifier la dichotomie entre un pays à plus de 3 millions de chômeurs et autant d’emplois qui ne trouvent pas preneurs.

61 500 intentions de recrutement dans les Bouches-du-Rhône

Dans les Bouches-du-Rhône, qui absorbe 50 % des entreprises et des emplois régionaux (153 500 structures, près de 750 000 salariés, 18 % de cadres, 185 933 demandeurs d’emplois de catégories A,B,C), 61 500 intentions ont été identifiées. Deux bonnes nouvelles : elles sont en croissance de 10 % par rapport à 2014, et « largement au dessus du taux observé au niveau national (+2,3 %) régional (+0,3 %) », indique la direction des études de la CCIMP. Plus durables paraissent-elles également au regard de la part des saisonniers : 34 % contre 49 % au niveau régional et 39 % au niveau national. À considérer comme un signe de bon augure ? Le nombre d'employeurs anticipent moins de difficultés de recrutement : la part des embauches jugées problématiques est en baisse (34,4 % contre 37,2 % en 2014). Une interprétation à nuancer toutefois : n’ont-ils pas préféré abandonner ? Elle se réduit de plus de 7 points autour de Marseille et de 5 point dans le pays d’Aubagne alors qu’elle augmente dans le bassin d’Aix de trois points et de plus de 4 points sur l’Étang de Berre. Pas de différence en revanche dans le top des métiers à pourvoir par rapport à l’ensemble de l’Hexagone, excepté qu’ils sont en volume bien plus important.

Déficit de main d'œuvre

Les profils de l’informatique demeurent une denrée rare (63 % des difficultés recensées contre 53 % en 2014), juste devant ceux liés à la mécanique, au travail de métaux et à la maintenance. Dans son étude 2014, la CCIMP fixait déjà à 1 561 les intentions d’embauches dans la famille informatique et télécommunications, principalement concentrées dans le bassin d’emplois d’Aix-en Provence (avec 51 % des projets) devant Marseille (38 %). Les ingénieurs et cadres d’études, R&D en informatique, chefs de projets informatiques représentaient 46 % du total. Depuis 2011, le secteur se situe sur un trend de recrutement annuel de l’ordre de 1 500 à 1 700. Dans une économie en pleine mutation vers le numérique et compte tenu du poids du secteur localement (22 000 entreprises et 55 000 emplois en région), cela devient crispant, d’autant que de nouveaux métiers nés de l’univers Internet et de la transformation numérique de l’entreprise (révolution data) sont en train d’émerger. Selon le Syntec numérique, entre 4 200 et 4 400 recrutements sont attendus en 2015 en PACA et en Corse.

5 bassins d’emplois, 5 profils bien différenciés

C’est un autre enseignement de l’enquête : la cartographie des besoins en main d’œuvre dessine un profil différent selon les territoires. Ainsi, dans le bassin d’emplois d’Aix-en Provence, les besoins dans les services aux entreprises (1 070 dans la gestion et l’administration des entreprises) et les TIC (1 023 dans l’informatique et les télécommunications) dominent tandis que l’économie de l’agglomération marseillaise reste résidentielle (4 522 projets recensés pour des aides-soignants, animateurs, infirmiers, éducateurs). Sur l’Étang-de-Berre, le potentiel d’embauche concerne principalement l’industrie et la logistique (respectivement 1 179 et 1 126 intentions). À Aubagne et à La Ciotat, la demande porte sur la maintenance industrielle et la fonction commerciale. Les métiers liés à l’agriculture sont surreprésentés dans le pays d’Arles-Salon : 2 837 projets de recrutement sur un total de 9 680, à 60 % saisonniers !

 

* Cette enquête mesure les intentions de recrutement des employeurs pour l’année à venir (remplacements et créations de postes). 403 000 réponses ont été collectées.

 

 

Les 5 métiers qui prévoient d'embaucher le plus en 2015
Aides à domicile et aides ménagères
Projets de recrutement : 3 159    
Difficultés de recrutement : 69 %

Professionnels de l'animation socioculturelle
Projets de recrutement : 2 922    
Difficultés de recrutement : 32 %
 

Agents d'entretien de locaux
Projets de recrutement : 2 823    
Difficultés de recrutement : 30 %

Serveurs de cafés restaurants
Projets de recrutement : 2 673    
Difficultés de recrutement : 37 %
 

Aides et apprentis de cuisine, employés restauration
Projets de recrutement : 2 351    
Difficultés de recrutement : 28 %
 

Les 10 secteurs où les difficultés de recrutement sont les plus élevées
Informatique et télécommunications : 67,5 %
Mécanique, travaux des métaux : 58,2 %
Maintenance : 48,1 %
Services aux particuliers et aux collectivités : 44,1 %
Études et recherche : 41,9 %
Travail des matériaux, sur bois…: 41,7 %
Transports et logistique : 38,9 %
BTP : 37,6 %
Commerce : 36,4 %
Hôtellerie, restauration : 35,5 %

 

 

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