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21.11.2017 - Défi climatique

La « Méditerranée du futur » veut avoir une COP d'avance

La Région PACA s'est engagée ce 21 novembre dans un grand plan climat exemplaire, comportant notamment la réduction de 25 % des émissions de gaz à effets de serre dans les transports, une taxe sur les poids lourds en transit, la préférence aux circuits courts et aux énergies renouvelables.

 

 

La Villa Méditerranée a retrouvé, ce 21 novembre, sa vocation d'origine en étant le théâtre de ce qui est présenté par son instigateur, le président de région et député européen Renaud Muselier, comme le premier acte d’un événement méditerranéen inédit, baptisé « Méditerranée du futur ». « Un engagement commun pour les accords sur le climat » était le thème de cette entrée en matière, en écho aux Accords de Paris signés en 2015.

« Le climat, parce que les températures du pourtour méditerranéen sont déjà supérieures de 1,3°C à celles de 1920 et que la pénurie d’eau pourrait menacer 10 pays de cette région. Parce que 70 % des eaux usées déversées dans la Méditerranée ne sont pas traitées, et que 40 % des villes méditerranéennes ne sont pas équipées en stations d’épuration », énumère Renaud Muselier. Convoquées à l’ordre du jour de cette première édition les thématiques de la croissance verte, de l'économie durable et la biodiversité.

Á cette occasion, la Région PACA s'est engagée dans un grand plan climat exemplaire, comportant notamment la réduction de 25 % des émissions de gaz à effets de serre dans les transports, une taxe sur les poids lourds en transit, la préférence aux circuits courts et aux énergies renouvelables.

 

5 ateliers

Pour approfondir les enjeux, disséquer les solutions, formaliser les engagements, la Région avait convié un imposant parterre d’experts, ministres, responsables d'autorités locales, chercheurs, représentants de la société civile et des organisations non-gouvernementales. Jean-Yves le Drian, le ministre des Affaires étrangères, le Prince Albert II de Monaco, le ministre libanais de l’Énergie et de l’Eau, le secrétaire d’Etat tunisien auprès du Ministre de l’Energie, le président de la région Grand Casablanca, se sont en outre engagés dans cette collaboration constructive. Le pragmatisme était également de la partie, sous la forme de 5 ateliers où ont été débattues les questions des villes durables, des opportunités économiques vertes et bleues, du financement innovant, ou de l’intégration régionale des marchés de l’électricité.

 

Un appel à projets à venir

« Des solutions concrètes sont déjà à l’étude », a rappelé Renaud Muselier : un modèle économique de dépollution des fonds marins (et un objectif zéro plastique dans la Méditerranée d’ici 2030) avec le groupe Suez, la mise en réseau des acteurs des villes durables engagées, la création d’un marché intégré euro-méditerranéen de l’électricité, ou un accès facilité aux financements. D’ailleurs, dès l’année prochaine sera lancé un appel à projets pour financer des projets respectueux de l’environnement à hauteur de 2 M€.

Le 12 décembre prochain se tiendra à Paris un sommet international pour le climat (afin de dresser un état des lieux de l’avancée des engagements de 2015). Á cette occasion, la région PACA affichera sa volonté d’avoir une COP d’avance sur les autres… Reste à transformer l’essai, à l’échelle de la région et de la Méditerranée.


--- Nathania Cahen ---

©Garufi

 

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