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17.02.2016 - Commerce

Soldes Hiver 2016 : Le commerce limite la casse

Cela fait quelques saisons que les commerçants ne font plus recettes avec les soldes. Néanmoins, pour la première fois depuis 2013, indique l’enquête de la CCI Marseille Provence, les commerçants des Bouches-du-Rhône qui pensent afficher un chiffre d'affaires stable ou en hausse sont majoritaires.

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La période des six semaines de soldes d’hiver s’est achevé ce 16 février. A la lecture des enseignements tirés de l’enquête menée par la CCI Marseille Provence du 4 au 10 février 2016 auprès de 505 commerces des centre-ville et centres commerciaux (dont 44 % d’indépendants), les commerçants des Bouches-du-Rhône ont l’humeur moins chagrine que leurs homologues franciliens.

Interrogés par la CCI de Paris-Ile-de-France entre le 1er et le 5 février, 51 % des commerçants estiment avoir fait moins de 10 % de chiffre d’affaires supplémentaire durant les soldes par rapport à un mois normal. Pour 27 % d’entre eux, les soldes n’ont même généré aucune activité supplémentaire. In fine, 67 % des commerçants franciliens déclarent un chiffre d’affaires en baisse. Enfin, 57 % indiquent que leur activité n’a pas été satisfaisante tout au long de la saison automne-hiver 2015, voire qu’elle est en deçà de la précédente saison, déjà assombrie par les événements qui ont plongé Paris dans la sidération entre le 7 et le 9 janvier 2015.

Curseur de la consommation grippé

Mais le constat n'est pas nouveau. Cela fait quelques saisons désormais que les commerçants ne font plus recettes avec ce temps de consommation très apprécié quand il était encore assez exclusif (la course aux promotions s’est imposée l’année durant). Conjoncture en berne, le curseur de la consommation semble grippé sur un niveau proche de zéro. Les paniers moyens sont à la diète. Les soldes ne tiennent pas la dynamique jusqu’à leurs termes et s’essoufflent rapidement.

Cette saison, les commerçants ont de surcroît été impactés par les effets secondaires consécutifs à des événements dits « exceptionnels » (attentats de novembre) et par une météo trop clémente pour inciter à l’achat de grosses pièces.  

Stabilité

Localement, les chiffres d’affaires ne sont pas encore à la fête. Mais pour la première fois depuis 2013, indique l’enquête de la CCI Marseille Provence, la tendance s’inverse et les commerçants qui pensent afficher un chiffre d'affaires stable ou en hausse sont majoritaires.
Près de 50 % des commerçants déclarent en effet avoir stabilisé leur chiffre d’affaires à un niveau équivalent à l’an dernier et 16 %, à un niveau supérieur. Evidemment, il faut contraster cette photographie : 57 % des indépendants estiment leurs recettes inférieures. L’équipement de la personne figure parmi les segments les plus à la peine.

Fréquentation résiliente

Même constat pour la fréquentation avec des résultats en hausse de 6 points par rapport à 2015 et de 10 points en 2014, en dépit du climat anxiogène. Nuance, les indépendants sont 54 % à jauger l’affluence inférieure. Le panier moyen soldes hiver /équipement de la personne s’affiche toutefois à la hausse, à 82 € contre 78 € en 2015 et 75 € en 2014.

Confirmation d’une formule qui marche et qui fait plus d’adeptes : les ventes privées ont été pratiquées par 42 % et gagnent 6 points par rapport à la précédente saison. Gain estimé : + 7 % sur les recettes (estimation annuelle).

Indicateur par excellence, le niveau des stocks reste équivalent à l’an dernier pour 60 % des commerçants.

E-commerce

Le débat sur les dates des soldes semble avoir trouvé son modus vivendi : 6 commerçants sur 10 se disent satisfaits. Les plus réticents souhaiteraient une ouverture plus tardive.

Enfin, ce n’est pas tout à fait la grande mue numérique mais l’évangélisation opère peu à peu chez les commerçants, ou du moins, dans quelques usages d’e-commerce : 66 % ont un site web, 42 % sont actifs sur les réseaux sociaux et près de 20 % pratiquent la vente en ligne. Parmi eux, 88 % ont leur propre site, les autres utilisent des « market place » (Amazon, eBay.)

De manière globale, le e-commerce affichait, à l'issue des quatre premières semaines, une progression de 15 % et un panier moyen à 114 euros, stable par rapport à 2015, explique la Fevad.

A.D

 

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