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07.12.2017 - CES 2018

[CES 2018] Pourquoi il ne faut pas « se louper » ces trois jours-là ...

Tremplin pour les innovations capables de changer le monde, concentration des acteurs technologiques et industriels, vitrine de toutes les technologies liées à la transformation numérique …le CES forme 3 lettres qui se suffisent à elles-mêmes. 40 entreprises régionales y seront. Coaching intensif...

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Il ouvre le bal des grands salons générateurs de buzz. Après lui, s’enchaîneront le salon automobile de Detroit (North american international Auto Show) dans le Michigan, le Retail's big show de la NRF (National retail federation, solutions professionnelles pour la distribution au détail) à New York, qu’a également mais encore modestement (une dizaine de startups) investi la French Tech, le MWC de Barcelone, focalisé sur les mobiles, son homologue IFA de Berlin, Le South by Southwest (SXSW) d'Austin, mêlant musique, cinéma et technologies, le Computex de Taïwan (focalisé sur l’écosystème des PC), le CEATEC de Tokyo...

Aucune de ces grandes références mondiales dans la high-tech n’est parvenue à accrocher la lumière des projecteurs autant que ce rendez-vous devenu tellement transversal qu’il y transcende toutes les secteurs et toutes les fonctions, l'industrie, le numérique, la santé, le transport, la distribution, les télécoms ..., les constructeurs, les fournisseurs de contenus, les services achats, les direction R&D, les équipes de marketing et naturellement les commerciaux...

Thématique phare : la ville intelligente

Ce sont trois petites lettres qui, depuis quelques années seulement, « parlent » à la tech force Française. Le Consumer Electronics Show (CES), l'événement incontournable du secteur de l’électronique grand public, ouvrira ses portes, comme chaque année depuis 1967, début janvier, cette fois un peu plus tardivement que les précédentes années.

Du 10 au 13 janvier prochain, une bonne partie de l’arsenal numérique tricolore (et toutes les régions sont représentées puisque 38 % des Françaises présentes seulement seraient originaires d'Ile-de-France) s’exilera dans l’endroit le plus couru de l’Ouest américain en début d’année, le Convention Center de Las Vegas. Á n’en pas douter également, des grands patrons du CAC 40 et du Medef, des députés, des présidents de région, des représentants du gouvernement, peut-être même le locataire de l'Élysée seront de la partie. 

Cette année, la ville intelligente et connectée occupera le devant de la scène. Une thématique étayée par une étude menée conjointement par l’association organisatrice du CES, la CTA (Consumer technology association), et UPS, selon laquelle dans les 10 prochaines années, au moins 88 villes « smart cities » existeront dans le monde, équipées de réseaux électriques, de transports, de services, intelligents, intégrés et connectés.

Mais comme c’est le cas depuis plusieurs années déjà, les objets connectés, la réalité augmentée ou virtuelle, la voiture autonome, la blockchain, l’audio haute-résolution ou multicanale, l’intelligence artificielle … domineront le catalogue des démonstrations.

 

Le temps où la France était « nobody »

La fréquentation de l’événement, qui suscite (quand même) de la part des plus grandes compagnies aériennes (Virgin Atlantic, Air France, Delta Airlines), des vols spéciaux, s’est à peu près stabilisée depuis 2015, aux alentours de 175 000 visiteurs. Mais l’exposition et le visitorat français sont, eux, en forte croissance depuis 2013 (alors entre 16 et 54 exposants).

Au point que le pays, avec 249 sociétés dont 200 start-up (selon le CES), est devenu le troisième le plus représenté en nombre d’exposants, derrière la Chine et les USA et la seconde nation start-up dans l'Eureka Park, juste derrière les USA. L’Hexagone y représentait aussi 30 % (178) du total de stands dans cette zone fléchée pour les start-up (laquelle s'agrandit cette année avec une capacité de 800 start-up au total, soit 200 de plus qu'il y a un an).

À tel point aussi qu’il est devenu le salon qui réunit autour du numérique le plus de Français au m2 (5 000 français ont fait le déplacement pour l'édition 2017, + 441% depuis 2013), avec toutefois Viva Technology qui se tient à la Porte de Versailles depuis 2016 (6 000 startups, 1 400 investisseurs, 500 speakers en 2017).

Pour le crû 2018, 150 exposants français étaient inscrits fin octobre (contre 226 peu ou prou à la même période un an plus tôt).

 

Pourquoi la France est désormais « rising star »

Si le coq en origami rouge se distingue significativement dans les allées de ce temple des innovations numériques, il le doit sans doute à l’initiative French Tech, lancée en 2013 par Bercy, qui a pour vertu d’offrir aux entreprises du secteur un « feel good » d’une redoutable efficacité mais aussi à ses expertises réelles (design, logiciels, objets connectés) dans des secteurs nécessairement utiles à la transformation digitale en cours.

Et aussi, un peu, à un accompagnement subventionné, par Business France certes, mais aussi largement relayé par les régions, les chambres consulaires, les pôles de compétitivité, les agences de développement économiques voire par les grandes entreprises via leurs accélérateurs à l’instar de La Poste (15 sélectionnées cette année dans cinq catégories : smart city, médical, bien-être au travail et transport), Engie, le Crédit Agricole (9 start-up issues du Village by CA).

 

En France, le show a démarré avant l’heure

C’est le cas du CES Unveiled Paris, organisé pour la cinquième année consécutive par Business France le 24 octobre dernier.

Á cette occasion, 31 entreprises françaises dans 28 catégories ont été récompensées par un ou plusieurs « awards » pour le CES 2018, dont deux décrochent un « best of innovation » award (c’est-à-dire, honorées comme les meilleures dans leur catégorie). La France totalise ainsi 42 CES Innovation awards.

Parmi elles, des entreprises du territoire, dont certaines ont déjà été primées les années précédentes, comme 3d Rudder (cette fois pour son périphérique pour ordinateur Black Hawk PC Edition), Solable (déjà présente l’an dernier avec La Douche, la start-up va présenter un nouvel objet connecté LaVie), Ween
 (pour WeenAI, sa plate-forme d'intelligence artificielle « as a service »), Qista
 Smartbam (objet connecté anti-moustique écoresponsable), laquelle a reçu dernièrement un trophée dans le cadre du concours Med’Innovant (cf. Med'Innovant : Qui sont les lauréats 2017 ?) et Unistellar (pour eVscope, un télescope intelligent qui amplifie la lumière, apporte des contenus informatifs et interactifs pendant l’observation), également présent sur le CES 2017.

 

Délégation provençale

On le sait, et on trouve peu de start-up pour le nier, le CES est une véritable rampe de lancement pour gagner, en quelques jours, des années de notoriété. De par la caisse résonnance médiatique et l’audience gonflée par les réseaux sociaux (et les mini-salons organisés en avant-première comme le CES Unveiled offrent déjà un aperçu). L'appétence des médias américains a gagné ses homologues françaises, de plus en plus friandes pour être les premières à « balancer l’innovation qui tue ».

Début janvier, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur embarquera 40 start-up régionales, sous la bannière collective de la Région, des métropoles d’Aix-Marseille Provence et de Nice-Côte d'Azur, de la Ville de Marseille et des CCI Marseille Provence et Nice Côte d'Azur.

Au regard de l’importance du rendez-vous, exposer au CES ne s’improvise pas. Tous ceux qui l’ont expérimenté parlent d’un « exercice de précision », qui exige de « maîtriser sa communication pour se démarquer », d’avoir un sens aigu du « time to market » et bien d’autres qualités.

Pour permettre à ces start-up de se préparer au mieux, la CCI Marseille Provence a initié pour le CES 2017, avec la métropole Aix-Marseille Provence et la ville de Marseille, un programme d’accompagnement en amont à l'intention des start-up (coaching délivré par un expert reconnu du CES, pitch oral et écrit, conseils à l’international de CCI International PACA, audit pour qualifier leur marché cible, accompagnement marketing et juridique, soutien logistique, élaboration des supports de communication, aide à la stratégie d’animation du stand …) de façon à ce qu'elles puissent optimiser leur présence et maximiser leurs effets sur place.

Elles seront ensuite prises en charge à leur retour pour la gestion des « touch ». Les programmes sont encore en cours. Il leur reste quelques jours pour se préparer à cette expérience dont on dit qu'il est difficile de se « construire une image mentale » tant elle est « marquante ».

 

--- Adeline Descamps ---

 

 

Les 40 start-up sélectionnées pour le CES 2018

 

Alpes-de-Haute-Provence

Lumi'in

 

Alpes-Maritimes

 Advansolar Mobility/Mobendi

Azur Tech Concept

Babeyes

Ellcie-Healthy

ExactCure

Pocket Confidant

NFCom (06)

Rifft

Teach On Mars

Ziblue

 

Bouches-du-Rhône

@Health

 0WI audio

AIM

Air Space Drone

Bio Pool Tech

BooKmyHelo

Customers Lab

Exalt 3D

Geo Sentinel

iProtego

Keeex SAS

MyTechTrip

Perspective(s)

Solable

Sonora Labs

SportBak

Techno Bam (Qista)

Visio PM

Walkoo

Wintual

 

Var

9B+ / archistoire

Anse Technology

B2BCosmectics

Boardingring

Laboratoires Juving Brunet

Origone

Dreaminzzz

 

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