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10.07.2018 - Business

Hydro Business Meeting : affaires en vue !

La 1ère convention dédiée à la filière de l’eau et de l’hydraulique s’est tenue le 5 juillet au Palais de la Bourse. Une table ronde a évoqué plusieurs projets porteurs de retombées pour l’économie locale.

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Refaire du Palais de la Bourse « le » lieu d’accueil privilégié de toutes les entreprises : Jean-Luc Chauvin, président de la CCI, en fait l’objectif de la 2ème moitié de son mandat. Le 5 juillet, le bâtiment s’inscrivait déjà dans cette perspective avec Hydro Business Meeting. Cette convention d’affaires, qualifiée d’unique entre Durance et Méditerranée vise à accentuer la visibilité de la filière Eau & Hydraulique, à encourager les coopérations entre ses membres et à promouvoir l’innovation. Intitulée « L’eau en Provence : enjeux, marchés et projets innovants », la table ronde d’ouverture a dessiné les opportunités des années à venir sur la métropole Aix-Marseille-Provence en matière de protection du littoral, d’eau, d’assainissement et d’énergies renouvelables. 

Regarder la mer


« Nous voulons sécuriser l’approvisionnement en eau de toutes les communes, a expliqué Jean-Marc Mertz, directeur général adjoint Eau et Domaine Public de la métropole. Au 30 juin 2019, nous disposerons de toutes les données nécessaires pour un programme de travaux pluriannuel cohérent ». Un schéma directeur concernera aussi l’assainissement. Les équipes diagnostiquent actuellement les installations, notamment les dizaines de stations d’épuration dans le périmètre métropolitain (capacités, mise en conformité…) et étudient les complémentarités à mettre en œuvre entre les réseaux. Directeur de la Mer, du Littoral, des Ports et de l’Energie d’AMP, Stéphane Marcie a pour sa part résumé les grands axes du « Livre Bleu » métropolitain, document-cadre voté le 28 juin 2018 par les élus. En incluant l’étang de Berre, la Métropole compte 255 km de littoral, 70 sites de baignade, 21 000 places de port de plaisance à flot ou à terre. « C’est le 1er pôle européen de plaisance, rappelle-t-il. Marseille a un peu trop tourné le dos à la mer. Ce Livre Bleu définit une stratégie pour développer et aménager, protéger et sécuriser, gérer et entretenir ». Parallèlement, se conduit un état des lieux pour la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (GEMAPI) afin d’établir d’ici à 2021 un plan d’actions. 

Renforcer à terre


La métropole n’émet pas seule des projets. Directeur adjoint d’EDF Production Hydraulique, Vincent Rivière assure que l’activité d’EDF représente 3 milliards d’euros de création de valeur en région Sud, 50 millions d’euros de marchés attribués chaque année dont un tiers à des sociétés régionales et 60 millions d’euros en taxes et impôts locaux divers. « L’hydraulique reste de très loin la 1ère énergie renouvelable de France. Nous avons besoin de partenariats forts, industriels, environnementaux, avec les syndicats mixtes, avec des PME, pour maintenir et accroître les performances, la sécurité et le respect de l’environnement ». Soucieux de préservation de la ressource, Régis Masse (Société des Eaux de Marseille) annonce la rénovation de quinze kilomètres du Canal de Marseille et le lancement du projet « Smart régul » de pilotage dynamique de l’infrastructure. « A 2023, nous espérons atteindre un taux de 88% des rendements des réseaux d’eau potable. A 90%, 150 millions de mètres cubes sont économisés » dit-il.

Seramm (Suez), gestionnaire du réseau d’assainissement de Marseille, engrange aussi des investissements lourds, à l’image, après le bassin Ganay l’an dernier, des 9,2 millions d’euros de sa future unité de biométhanisation de boues d’épuration. « Opérationnel début 2019, ce projet découle d’une coopération rapide avec la Métropole. Lorsqu’un territoire affiche une vision politique forte, la mobilisation des acteurs peut s’engager très vite » souligne Yves Fagherazzi, directeur général de SERAMM, en se réjouissant de l’appui financier de la Région, de l’Ademe et de l’Agence de l’Eau. Chargé de mission « innovation eau » du pôle EA/éco-Entreprises, Lounis Mebarek, soutient, en conclusion, que « les potentiels de développement identifiés sur la thématique eau/énergie peuvent faire de la région une vitrine en Europe et en Méditerranée ». Les sociétés innovantes conviées à présenter leurs solutions après ce débat ont démontré qu’elles ne manquaient pas non plus d’ambitions sur le sujet…