Menu principal

31.05.2017 - Business

Salon des entrepreneurs : La keynote de l'édition 2017

Les chiffres clefs. Les citations choc. Les keywords. Les contenus. Les thématiques. Les temps forts. Le casting. Les ateliers. L'expérience visiteurs. Les nouveaux entrants ... Focus sur l'essentiel du rendez-vous des 11 et 12 octobre prochains.

 

Le groupe Les Échos a lancé ce 29 mai au Palais de la Bourse à Marseille la troisième édition de son événement-phare : le Salon des Entrepreneurs en présence de Didier Parakian, pour représenter la Ville et la Métropole (adjoint au maire de Marseille, délégué àl’économie - président de la commission Économie, nouvelles technologies, enseignement supérieur de la Métropole), Richard Curnier directeur régional Provence-Alpes-Côte d’Azur de la Caisse des dépôts, Jérôme Orgeas, vice-président de la commission Économie de la Métropole Aix-Marseille-Provence, de Pierre-Grand Dufay, vice-président de la Région PACA en charge de l'économie et de Jean-Luc Chauvin, président de la CCI Marseille Provence.

Profession de foi unanime : le potentiel d'attractivité d'une « grande euro-région » et dans la pertinence d'un jeu collectif, entre collectivités et avec le monde économique, « pour faire avancer le territoire » et parvenir à concrétiser « une métropole compétitive, innovante, tournée vers l'international, et partenariale avec l'entreprise ».

 

Partenaires

Ils étaient trois pour la première édition : la CCI Marseille Provence et la Ville de Marseille, l’ex communauté urbaine Marseille Métropole, fondue aujourd’hui dans la Métropole. Ils ont ensuite été rejoints pour l’édition 2016 par la Région, ce qui a donné des contours Provence Alpes Côte d’Azur à ce rendez-vous désormais installé. Pour l’édition 2017, c’est la Caisse des Dépôts qui fait son entrée.

 

Ambition

6 812 visiteurs en 2015. 8 340 visiteurs en 2016. Une hausse de 22 % par rapport à 2015. L’organisateur ne désespère pas d’atteindre les 10 000 visiteurs, objectif fixé initialement pour hisser progressivement le dernier-né de son événement phare dans la même jauge que ses ainés (le SDE Nantes Grand-Ouest est sur cette lignée, celui de Lyon Rhône-Alpes est plutôt autour de 15 000 mais approche sa quinzième édition).  

 

Entrepreneurs

Ils étaient, en 2016, à 43 % de futurs dirigeants, à 47 % des dirigeants, pour la plupart des jeunes entreprises de moins de 3 ans et donc, des TPE/PME, et à 10 % des professionnels.

 

Des attentes

Développer son activité, comprendre et bien utiliser les outils numériques, obtenir des conseils sur mesure auprès de professionnels qualifiés, networker et avoir accès à des retours d’expériences vécues.

 

L’offre

35 conferences, 65 ateliers, 120 stands, 8 temps forts, 4 villages thématiques, 100 conférences et workshops et 100 personnalités.

 

Les guest stars

 

Rodolphe Saadé : Il est depuis le début de l'année aux manettes opérationnelles de la CMA CGM, troisième transporteur mondial, que son père Jacques Saadé a créé, lequel conserve ses fonctions de président du conseil d'administration. À 46 ans, l'homme, qui occupait déjà les fonctions de directeur général délégué, a désormais les mains libres pour piloter le groupe. Le dirigeant a eu une vie d'entrepreneur avant. Après des études de commerce et de marketing au Canada, il a fondé une entreprise de refroidisseurs d'eau au Liban, avant de rejoindre le groupe familial en 1994. Il a notamment été chargé d'une restructuration du capital en 2009, alors que l'entreprise était affaiblie par la crise financière. Il va mener l'offre publique d'achat sur la société singapourienne NOL entre 2015 et 2016 ainsi que les discussions qui aboutiront à la constitution de la première alliance opérationnelle du secteur avec trois concurrents asiatiques, Cosco Container Lines, Evergreen Line et Orient Overseas Container Line.

 

Olivier Baussan : Il est à l’origine de l’une des plus grandes réussites commerciales françaises dans le secteur de la cosmétique avec L’Occitane et son milliard de chiffre d’affaires. Il est aussi le fondateur des savons Le Petit Marseillais, d’Olivier & Co, de Pression Première Provence, de l’Ecomusée de l’Olivier. Il vient reprendre la Confiserie du Roy René dont il est l’actionnaire majoritaire.

 

David Layani : Il est le président-fondateur du groupe Onepoint, société de conseil et de services en numérique, une des rares entreprises de taille intermdédiaire (ETI) françaises qui, 13 ans après sa création, compte plus de 2000 collaborateurs en France, au Canada, en Chine, en Tunisie, en Europe et aux États-Unis. il est surtout connu pour ses méthodes de management « Moins de hiérarchie, plus de responsabilités pour les équipes ».

 

Jérôme Lecat : Entrepreneur et business angel français avec une expérience de plus de vingt ans dans l'univers internet. Diplômé de l’École nationale des Ponts et Chaussées et titulaire d’un Master de recherche en sciences cognitives de l’université Paris VII, il dirige Scality qu’il a cofondé en 2010 et qui emploie plus de 200 personnes entre Paris, San Francisco, Londres, Munich et Tokyo. Il vit à Mill Valley, en Californie où il travaille à l’établissement de liens et passerelles entre la Silicon Valley et la French Tech française, fait valoir sa bio. Son entreprise figure parmi les 100 premiers fleurons numériques tricolores.

 

Ora Ito : Quand la presse en parle, le code sémantique emprunte au génie et à la révolte pour son côté trublion et contestataire. « L'enfant terrible du design » est né à Marseille et y conserve des liens. Il est notamment propriétaire du Mamo, musée à ciel ouvert de la Cité radieuse. Le quadra dit rebelle collectionne les récompenses et certains de ses objets iconiques ont trouvé un écrin au sein de la collection du Centre Pompidou, dont la bouteille Heineken et le flacon Idylle pour ­Guerlain. L’hôtel Yooma, qui va ouvrir début juin quai de Grenelle (XVe), a été imaginé par ses soins et l’artiste Daniel Buren avec lequel il n'en est pas à sa première collaboration.

 

Les keywords

7 thématiques fortes : démarrage et amorçage ; accélération de start up ; export et international ; transition numérique ; aides et financements ; filières porteuses ; business, échanges, témoignages, réseau et networking.

 

Les promesses

« Une expérience visiteurs enrichie »

« Le paradis des start-up (des incubateurs, des video pitch, des écoles à coder, des labs et des factories…) »

« Des fabriques à entreprendre et à innover »

« Des espaces sur mesure pour les artisans et les filières porteuses (new !) »

 

Save the date

27 juin : Ouverture du site web (programme en ligne) et des inscriptions 2017

11 octobre : Ouverture du salon pour deux jours

 

Pourquoi la France peut, et va, s'en sortir ?

 

C'est ce que vend Dominique Seux, directeur délégué de la rédaction du journal Les Échos, qui a profité de la tribune pour évoquer son dernier essai : La France va s'en sortir.

Si le pays fait toujours figure d'élève moyen de la classe avec une croissance au plancher, une « économie pouf » et trois déficits (comptes publics, commercial et emplois), il dispose d'atouts qui le prédisposent à vivre sa destruction créatrice schumpéterienne, estime l'éditorialiste.

Des réconforts d'abord : La France est en train de traiter son ras-le-bol politique avec un coup de balai générationnel. Elle a été aussi le premier des grands pays occidentaux à dire stop au populisme. Et il y a une envie que quelque chose se passe, prédit le chroniqueur de l'émission matinale de France Inter.

De quoi Macron est-il le nom sous sa volonté de changer le système politique et de transcender les clivages qui ont régi la vie politique française depuis des décennies ? Il ne le sait pas. Mais semble séduit par le chantre du « en même temps » et de la majorité centrale, sans occulter les angles morts, les limites et les interrogations de sa politique.

Quoi qu'il en soit, le rebond, c'est maintenant, exhorte-t-il, comptabilisant que les dix dernières années ont été perdues, le PIB par habitant étant resté coincé au niveau de 2008.

 

A.D