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06.12.2018 - Aménagement

Ciel dégagé pour Aéroport Marseille Provence

Plus de 250 millions d’euros vont être investis pour augmenter de 40 % la capacité de l’aéroport.

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Photo : Pojet de jetée à l'horizon 2027.

Continuer à prendre de l’altitude. Avec 9 millions de passagers, chiffre en hausse de +6 %, l’aéroport Marseille Provence (AMP) affiche sa bonne santé, et compte se développer encore davantage. « Chaque million de passagers supplémentaire crée 5 000 emplois directs et indirects sur le territoire », souligne Jean-Luc Chauvin. Le président de la CCIMP est venu le 4 décembre visiter l’aéroport, à la tête d’une délégation d’élus, d’entrepreneurs et de techniciens. Durement concurrencé par l’explosion du trafic TGV sur l’axe Marseille-Paris, AMP a su se réinventer en ouvrant en 2006 la première aérogare dédiée au low-cost, multipliant ainsi le trafic et les destinations internationales. « Plusieurs aéroports français ont essayé de copier ce modèle, sans jamais réussir à faire aussi bien », analyse Philippe Bernand, président du directoire d’AMP. Douze ans après, le low-cost représente environ 25% du trafic passagers de l’aéroport, un chiffre qui devrait encore augmenter en 2019 avec l’extension et le réaménagement du terminal 2, dédié aux vols low-cost, et la réouverture d’une base Ryanair en avril prochain, activant de nouvelles destinations.

Anticiper, préparer et répondre aux évolutions du secteur aérien sont les maitres mots qui fixent les projets de développement de l’aéroport, avec par exemple la création du cœur d’aéroport en 2023, qui portera la capacité globale de l’aéroport Marseille Provence à 12 millions de passagers, et la jetée d’embarquement à l’horizon 2027. Le chantier, qui devrait coûter 250 millions d’euros et s’achever en 2027, sera réalisé sans interruption de l’activité. « C’est une véritable opération à tiroirs, détaille Cécile Gorlier Crousier, chef du département opérations aéronautiques d’AMP. Il faut boucler un chantier sur une partie de l’aéroport pour pouvoir commencer une autre partie, tout en limitant au maximum les nuisances pour les passagers et toutes les personnes qui y travaillent. » Au total, près de 5 000 personnes sont employées sur le périmètre de l’aéroport, dont 380 relèvent directement d’AMP. Chaque jour, 24h sur 24, depuis le poste de coordination de l’exploitation (PCE), les équipes de l’aéroport centralisent les informations pour articuler au mieux les circulations des avions, des passagers et des bagages. « La manœuvre des passerelles et le chargement – déchargement des soutes sont entièrement gérés par les compagnies aériennes ou leurs sous-traitants, souligne Cécile Gorlier Crousier. Pour que tout fonctionne au mieux, il faut une concertation permanente entre tous les acteurs. » Le tout alors que les normes, notamment en matière de sécurité, ne cessent d’évoluer.

Pour fluidifier encore le trafic, AMP devrait prochainement mettre en œuvre un nouvel outil de gestion des bagages. L’aéroport devrait aussi bénéficier prochainement d’une augmentation de cadence de sa desserte en TER et de la mise en place de bus à voies réservées depuis Aix et Marseille. Objectif : dépasser les 10 millions de passagers dès 2019 ou 2020.

 

AMP – en bref (chiffres 2017)
9 millions de passagers, dont 60 % à l’international
160 lignes directes, dont 21 ouvertes en 2018
56 000 tonnes de fret, premier aéroport en région sur le fret express
140 millions d’euros de chiffre d’affaires
42,7 millions d’euros d’excédent brut d’exploitation
38,9 millions d’euros d’investissements
60 % du capital propriété d’État,
 25 % à la CCI, 15 % aux collectivités locales