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13.02.2019 - Aménagement urbain

Piétonnisation du centre-ville de Marseille : les acteurs économiques contribuent au projet

La CCIMP, au côté des acteurs économiques du centre-ville, vient de faire part d’une série de propositions à mettre en œuvre pour assurer la réussite du projet de piétonnisation.

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Le bas de la Canebière (du Vieux-Port au cours Lieutaud) devrait être piétonnisé, à l'horizon 2020

La Métropole va lancer dans les prochains mois une requalification des espaces publics avec la piétonnisation de 22 hectares du centre-ville de Marseille, d'ici à fin 2020. De nombreuses rues et artères devraient l’être totalement comme le bas de la Canebière (du Vieux-Port au cours Lieutaud), et les rues du secteur Opéra. D’autres ne le seront que partiellement, considérées comme « zones de rencontre » ou « voies circulées » entre piétons et voitures, avec une vitesse abaissée à 20 ou 30 km/h. « Un archipel arboré » verra également le jour, composé de 485 arbres plantés, synonyme d’une volonté de végétaliser le centre-ville. 


La CCI Marseille Provence a ainsi apporté, au côté des autres acteurs économiques (la fédération Marseille Centre, les associations de commerçants, l’UMIH, la CMAR, le Club de la Croisière…) une contribution à ce projet, afin d’assurer sa réussite et la pérennité des aménagements.

Une série de propositions a été portée à connaissance de la Métropole, dans le cadre de la concertation préalable :

• Définir les aménagements urbains par rue afin qu’ils soient les plus adaptés aux attentes et qu’ils créent un cadre de vie agréable pour les utilisateurs : revêtement, bornes, conteneurs enterrés, parking, éclairage à améliorer, toilettes, WIFI…. Objectif : recréer des espaces de convivialité et apporter du flux avec des bancs/aires de jeux sur les places C. DeGaulle, Cours E. d’Orves et Belsunce.

• Anticiper Les nouvelles mobilités pour un cœur de ville apaisé, favorisant la déambulation commerciale et touristique avec une série de propositions comme une signalétique directionnelle (arche en bas de la Canebière + rue de Rome/St Ferréol et des panneaux de signalisation « cœur de ville » depuis les pénétrantes du Port vers le cœur de ville pour les piétons) ; une liaison en transport en commun entre le MUCEM et le cœur de ville (navettes électriques et fluviale) ; la mise en place de parking deux roues sur cours P.Puget, Belsunce, rue Beauvau avec une signalétique adaptée ; une règlementation sur les livraisons en ville adaptée ; de nouveaux lieux de déposes/reprises des croisiéristes pendant et à la fin des travaux ; une nouvelle tarification des parkings (harmonisation tarifaire, tarifications spécifiques grands évènements, heures creuses et nuit et résidents) ; des précisions sur le plan de circulation sur le bas de la rue Paradis et sur Noailles – feuillants. 

• Déployer l'information et la communication avant, pendant et après les travaux  auprès des acteurs économiques et de la clientèle. Ce point est essentiel pour limiter l’impact sur l’activité économique : mettre en place une Commission d’indemnisation amiable; un médiateur chantier, un comité de suivi de chantier avec les acteurs économiques ; aménager une boutique d’information et un numéro dédié, flash SMS ; dédier un budget communication important pour une « communication positive » : réaliser une vidéo de promotion sur le projet afin de rassurer le client et les investisseurs ; installer des palissades originales éclairées le soir : visages de commerçants /« vos commerçants restent ouverts », images du projet.

• Organiser la gestion future du site  semble être la clef de voute de la réussite du projet afin que les aménagements perdurent dans le temps : mettre en place une cellule dédiée, assermentée et transversale, en charge de la verbalisation et de l’entretien des espaces publics et de la gestion des bornes rétractables (hôteliers).

• Mettre en cohérence le projet de piétonnisation avec les politiques économique, d’habitat et de déplacement du centre-ville de demain, afin de donner une vision prospective et harmonieuse  : des nouveaux habitants, de nouveaux services, des activités tertiaires et créatives doivent réinvestir notre centre-ville en parallèle de la piétonnisation. 

La CCIMP continuera dans les prochains mois son travail d’accompagnement du projet de piétonnisation.