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11.02.2019 - AEROPORT MARSEILLE PROVENCE

L’Aéroport Marseille Provence bienveillant pour son territoire

Conscient des impacts de ses activités, l'Aéroport Marseille Provence s’efforce de promouvoir un équilibre qui allie développement économique, social et environnemental. Plusieurs projets engagés ou programmés sur l'ensemble de la plate-forme ont été présentés le 8 février.

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L’Aéroport Marseille Provence ne se préoccupe pas que de croître en nombre de destinations, de passagers et de fret. Avec ses 9,4 millions de passagers, ses 56 695 tonnes de fret et ses investissements conséquents (500 millions d’euros à l’horizon 2025), il sait que chacune de ses activités engendre un impact sur le territoire. Positif quand il se mesure en retombées économiques ou en préservation de la biodiversité. Plus négatif pour ses riverains quand il concerne ses nuisances, bruit, pollution atmosphérique ou circulation routière. Le 8 février dans le hall panoramique, Jean-Paul Ourliac, le président du conseil de surveillance, Philippe Bernand, le président du directoire et Bérangère Cappa, chef du service développement durable, ont détaillé leur stratégie pour trouver un juste équilibre. « Il ne s’agit pas de décliner de grands principes, mais de définir des actions concrètes pour coconstruire avec le territoire une croissance durable » affirme Jean-Paul Ourliac.

Pourvoyeur de richesses économiques

L’Aéroport Marseille Provence ne négligera aucun des trois piliers économique, social et environnemental pour son expansion future. Il soigne donc ses relations avec les acteurs économiques. « 70% de nos achats sont effectués auprès d’entreprises de la région Sud. En PIB, notre contribution s’élève à 721 millions d’euros » indique Philippe Bernand. En emplois, il apporte aussi une part significative : si 380 collaborateurs interviennent pour la société aéroportuaire, la plate-forme compte 4 540 emplois entre l’exploitation (1 390), les services régaliens (1 310) et les services aux passagers (1 840). Et 13 200 salariés auraient en France une activité induite par le fonctionnement de l’aéroport. « Notre plate-forme de recrutement Aéro-Jobs est utilisée par 200 entreprises qui, en moyenne, y diffusent une centaine d’offres par an, le nombre de connexions a progressé en 2018 de 12,5%. Nous réfléchissons aux moyens d’aider les riverains à accéder aux postes proposés » poursuit-il.

Engagé dans la qualité de l’air

Pour Bérangère Cappa, « entre 2000 et 2018, le nombre de passagers a progressé de 45,4% alors que les mouvements commerciaux, dans la même période, ont chuté de 6,5%. C’est positif environnementalement parlant » explique-t-elle. S’il n’est pas maître de tous les leviers (la DGAC en tient beaucoup), l’Aéroport actionne les siens. Pour mesurer les nuisances sonores, il a déployé sept stations sur les communes environnantes, en plus d’une station mobile, et lancé en 2014 un « Plan de gêne sonore ». Une manière de les évaluer précisément dans un domaine où les perceptions individuelles varient. En 2018, 457 000 euros ont été attribués pour aider les populations voisines à insonoriser leurs logements. Pour réduire les émissions polluantes dans l’atmosphère, l’aéroport se fixe – 10% en 2020 et – 20% en 2025 par rapport à 2010. Engagé depuis 2013 dans une démarche de limitation de l’empreinte carbone (Airport Carbon Accreditation), il doit justifier chaque année d’une baisse effective de ses émissions de CO2. Trois millions d’euros ont été investis sur le terminal 1 pour les diminuer de l’ordre de 800 tonnes par an pour les avions en escale et 1,5 million d’euros supplémentaires le seront en 2019 sur le terminal 2. Entre 2013 et 2017, les émissions de CO2 ont diminué de 25% (en valeur relative tonne de CO2 par passager). AMP va adhérer à Atmosud pour objectiver sa part d’émissions dans la pollution atmosphérique globale autour de l’étang de Berre. L’utilisation accrue des transports en commun (1,5 million de personnes en 2018) pour accéder à la plate-forme ou la quitter améliore les résultats. « Cette démarche vertueuse contribue aussi à l’attractivité » insiste Philippe Bernand.

Attentif à sa « petite Camargue »

L’appel aux énergies renouvelables se généralise pour les besoins aéroportuaires parallèlement aux efforts de maîtrise de l’énergie (- 60% sur l’éclairage grâce au renouvellement intérieur et extérieur). La future centrale photovoltaïque prévue sur un nouveau parking à étages pourvoira à terme à 10% de l’électricité consommée par la plate-forme. Enfin, AMP œuvre à la préservation de la biodiversité sur ses zones naturelles (2/3 de ses 600 hectares). Près de 110 espèces régulières ont été par exemple recensées sur les salins du Lion, sa « petite Camargue ». La démarche pédagogique de découverte sera accentuée cette année. Une initiative conduite en coopération avec les communes, comme Vitrolles qui songe à un sentier du littoral, et les associations, comme Etang Maintenant.