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Jean-Luc Chauvin, 47e président de la CCI Marseille Provence

Itinéraire d'une patron engagé dans la vie syndicale depuis ses tout débuts en tant qu'entrepreneur, de la FNAIM à la CCI Marseille Provence en passant par l'UPE 13.

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Itinéraire d’un patron militant

L’ex-patron des quelque 10 000 entreprises des Bouches-du-Rhône fédérés au sein de l’Union patronale des Bouches-du-Rhône UPE 13 (2010-2015), n’est pas un inconnu de l’univers entrepreneurial et n’a pas non plus découvert l’engagement avec le Medef. PDG d’Otim Immobilier, gestionnaire de syndics, il s’est engagé dès 1998 au sein des instances de sa corporation, la FNAIM, dont il fut le président départemental de 2003 à 2008, avant d’élargir son champ militant.

Marseillais, diplômé d’un DESS en économie de la promotion immobilière, le dirigeant a débuté son parcours professionnel comme responsable de programme au sein du groupe Bouygues Immobilier, où il sera amené à prendre des responsabilités à Aix-en-Provence, à Toulon, à Montpellier et enfin à Nice, avant de racheter, avec un camarade de Fac, une entreprise qui emploie alors 6 personnes et dont il fera une PME de quelque 50 emplois avec un CA de près de 4 M€.

Son contexte

Le chef d’entreprise arrive à la tête d’une instance, où il lui faudra faire mieux avec moins, tout en affirmant son expertise économique entre une Région et une Métropole, qui disposent des pleins pouvoirs en matière de développement économique, du fait de la réforme territoriale que Jean-Luc Chauvin a du reste beaucoup défendu quand il était à la tête du Medef local.

Partisan du jeu collectif, Jean-Luc Chauvin n’a jamais caché sa préférence pour la co-construction des politiques économiques avec les collectivités locales dans la mesure où elles servaient un projet de territoire. Et profitant de la présence du préfet, le successeur de Jacques Pfister a rappelé que la Chambre serait un « référent économique », dans tous les chantiers qu’aura à conduire la Métropole, et un « accélérateur » sur les projets structurants, et notamment sur des transports « dignes de ce nom ». Un enjeu qui faisait déjà partie des « obsessions » du fondateur du collectif « Mon entreprise, ma ville », créé au sein de l’UPE 13.

Sa conception de la CCI

Il va de soi pour le nouveau président, qu’en tant qu’institution collective par essence dédiée à des entreprises, « dans un temps où le développement technologique a raccourci l’espace, écrasé le temps et accéléré les mutations de toutes natures », la CCI se doit d'être le navire amiral de l'économie, certes fédératrice (« une chambre d’entreprendre » qui soit la « Maison commune » de l'économie et des entreprises de ce territoire) mais aussi plus « collaborative imaginative, agile et réactive ».

Sa méthode

Tout en saluant le bilan de son prédecesseur, Jacques Pfister, et de son bureau, l’entrepreneur (« ne jamais oublier que c’est notre ADN à tous »), entend adopter « sans tarder » une approche en mode projet pour actions et être une « partenaire constructive mais déterminée, responsable mais exigeante », sur tous les dossiers prioritaires. « Dès le 16 décembre, les 66 membres élus se réuniront en séminaires et par groupes pour amorcer le mouvement ».

Sa ligne d’horizon

Fidèle à la baseline de sa campagne, Jean-Luc Chauvin a rappelé son ambition : la qualification du territoire dans la compétition internationale. « Je veux faire d’Aix-Marseille Provence un champion au standard des grandes métropoles européennes, territoire laboratoire des talents et de l’excellence de nos entreprises ».

Il n’est pas non plus insensible aux questions de marketing urbain, citant régulièrement Michel Montana, auteur du « New York de la Méditerranée » C’est en sens qu’il milite pour accueillir de grands événements et la construction d’une identité de marque en vue de capitaliser sur un positionnement géographique qui « doit permettre au territoire d’être pleinement le hub entre l’Europe et l’Afrique ».

 

23/11/16

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