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Conjoncture métropolitaine

Compétitivité métropolitaine au 4ème trimestre 2016

A travers le prisme du monde économique, acteur incontournable du territoire, le Tableau de bord de la compétitivité métropolitaine, édité par la CCIMP et l'UPE l3, offre une base d'analyses et d'orientations sur la métropole Aix-Marseille Provence.

L'essentiel

Le dernier trimestre 2016 conclut une année modeste. Si la dynamique de l’emploi est réelle dans le privé, elle doit cependant se maintenir pour réduire le chômage. Les défaillances d’entreprises ont connu un rebond en fin d’année et les TPE restent dans une situation très délicate. L’industrie résiste malgré des inquiétudes dans l’aéronautique, le tourisme cherche un second souffle, l’activité est enfin favorablement orientée dans la construction.

Le début d’année 2017 devrait s’inscrire dans la lignée de 2016 : la croissance reste à l’épreuve des incertitudes et les chefs d’entreprises jouent la prudence.

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Santé des entreprises : des perspectives incertaines

Après un début d’année mitigé et un été difficile, la fin de l’année 2016 enregistre un timide rétablissement de la situation. Le solde d’opinion progresse et atteint au 4e trimestre son meilleur niveau depuis 3 ans (-2,4 pts contre -4 pts fin 2015) : si pour 27% des entreprises, leur activité est en hausse, elle baisse pour 30% d’entre elles.

Sur les autres indicateurs, la situation reste tendue : les marges reculent pour 19% des entreprises (augmentent pour 10%) et elles sont 18% à voir fléchir leur trésorerie (en hausse pour 8%).

A court terme, il est encore difficile de parler de franche reprise : les anticipations des chefs d’entreprise pour le 1er trimestre laissent présager un solde d’opinion à l’équilibre et sur le front de l’emploi, 85% des chefs d’entreprises prévoient une stabilité des effectifs (contre 6% une hausse ou une baisse).

Au niveau sectoriel la bonne nouvelle est à chercher du côté de la construction qui confirme sa consolidation avec un solde d’opinion largement positif (+12 pts) même si les entreprises restent prudentes pour le prochain trimestre. L’industrie résiste mais reste structurellement sous tension, en particulier avec le ralentissement du secteur de l’aéronautique.

A l’inverse, dans le commerce de détail, 1/3 des entreprises indiquent une baisse de leur activité en fin d’année et des anticipations maussades pour le début 2017. Le constat est le même pour le secteur touristique (HCR).

On rappellera que pour tous les indicateurs, les entreprises de moins de 10 salariés sont globalement plus en difficulté. 

La Métropole vue par les chefs d'entreprises

Le Tableau de bord de la compétitivité métropolitaine analyse des indicateurs permettant de mesurer la façon dont les entreprises perçoivent l’image économique de la Métropole et son importance pour leur entreprise et le territoire.

Pour ce trimestre, le principal point notable concerne l’image économique du territoire qui enregistre 71% d’opinions favorables, niveau record depuis la création du baromètre. On note en particulier une appréciation maximale pour le secteur du tourisme (HCR).

Pour les autres items, 75% des entreprises estiment que l’organisation en métropole est importante ou très importante pour le développement économique du territoire et 67% que la construction métropolitaine est importante ou très importante pour leur activité.

Enjeu Métropolitain : Dynamiser le marché de l'emploi

Depuis plusieurs années, Aix-Marseille Provence bénéficie du «bonus métropolitain» observé dans les grandes métropoles françaises : entre 2008 et 2015, l’emploi salarié privé y progresse de +0,4%/an en moyenne contre -0,1% au national. Cela place le territoire au 6e rang des 15 métropoles (moyenne de +0,3%/an).

Pour autant, Aix-Marseille Provence connait depuis plus de 20 ans un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale, ce qui fait de l’emploi un enjeu majeur et structurel. La création d’emploi reste en effet insuffisante pour lutter contre un sous-emploi chronique. Le taux d’emploi est l’un des plus faibles des métropoles françaises.

Mais si la progression de l’emploi privé enregistrée sur un an (+1,7% sur 3T15/3T16) se maintient, un recul du chômage est possible.

Focus sectoriels par les fédérations professionnelles

BTP : une légère progression confirmée  

Pour le gros œuvre, dans un contexte de demande privée et publique plutôt ferme et de forte pression concurrentielle, un maintien de l’activité sur les chantiers en cours est observé. Certains devis ont été légèrement revus à la hausse mais les marges sont restées stables. Une progression de l’activité au cours des premiers mois de l’année 2017 est annoncée.

L’activité du second œuvre est demeurée stable pour le 2ème trimestre consécutif. Les carnets de commandes sont corrects et les prévisions pour le 1er trimestre 2017 sont plutôt encourageantes. Les prix des devis sont globalement restés stables mais une revalorisation de certains tarifs devrait intervenir dans les prochains mois.

Concernant les travaux publics, le secteur s’est montré plutôt dynamique durant les derniers mois de l’année 2016 notamment grâce à la bonne tenue du secteur privé et à la poursuite de plusieurs chantiers d’envergure. Certaines tendances demeurent : concurrence exacerbée, prix en baisse, allongement des délais de paiement et marges jugées étroites. Les perspectives d’activité s’avèrent à la fois favorables pour les premiers mois de 2017 et nuancées à moyen terme en raison des prochaines échéances électorales.

Pour l’activité dans le neuf dans le département, les logements autorisés ont augmenté de 34,8% et les mises en chantier, même en baisse, sont en nette progression avec -5,7% (glissement annuel sur 12 mois à fin juin 2016). Pour le non-résidentiel neuf, les autorisations ont baissé de 8,9%, mais les mises en chantier ont nettement augmenté avec seulement -6,8% par rapport au trimestre précédent. A la fin du 2e trimestre 2016, les Bouches-du-Rhône comptent 40425 emplois salariés dans la construction, soit une hausse de 0,5%. L’intérim joue son rôle d’ajustement avec -3,6% pour le bâtiment et +4,7 pour les travaux publics.

Pour 2016, un faible rythme de croissance était prévu, de l’ordre de 1% pour la production en volume - Source FBTP 13

                                                                                                                                    

 

Pétrole : timide redressement

Les trois raffineries de notre région ont fonctionné normalement. Celle de Total-La mède est en voie de reconfiguration pour la fabrication de biocarburants. Les marges de raffinage qui s’étaient effondrées passant en moyenne trimestrielle de 50 €/t en septembre 2015 à 17 €/t en septembre 2016 (niveau bien en dessous des coûts opérationnels) se sont redressées sur le trimestre (34 €/t en moyenne).

La volonté des pays producteurs de pétrole de diminuer leur production pour obtenir des prix plus rémunérateurs est devenue de plus en plus crédible durant le trimestre. Après huit mois autour de 45 $/bbl, le prix du pétrole « brent » est passé au-dessus de 53 $/bbl en décembre et s’y maintient en janvier. Cela se traduira par une hausse du coût de l’énergie et des matières premières pétrochimiques pour les industries en aval et une progression des carburants routiers et des combustibles, qui elle sera amplifiée par l’augmentation de la fiscalité environnementale au 1er janvier 2017 - (Source UFIP)

Chimie : une embellie confirmée  

Malgré les grèves du second trimestre qui ont fortement impacté la chimie de base et des prévisions peu optimistes pour la chimie en Europe, une embellie se confirme. Sur les dix premiers mois de l’année 2016, on note une croissance en volume de 1,4% par rapport à la même période de 2015. Un rebond d’activité s’est confirmé sur le dernier trimestre. Les perspectives de production à court terme restent optimistes.

Dans le détail, les marchés de la chimie minérale continuent à souffrir du secteur des engrais qui subit la crise de l’agriculture et des conditions météorologiques défavorables. La pétrochimie a rattrapé son retard lié aux grèves du printemps mais la progression semble s’atténuer. Il en est de même pour la chlorochimie avec toutefois l’arrêt pour modernisation des unités de Lavéra, en cours depuis novembre. Les spécialités chimiques ont continué à progresser à un rythme de plus de 5% d’une année sur l’autre. Le marché des peintures (principalement pour le bâtiment dans notre région) progresse de plus de 3,5 %. Le segment des arômes et parfums est lui aussi en croissance, contrairement aux savons et détergents toujours déprimés.

En ce qui concerne les prix, on continue à constater une baisse (plus de 6% à fin octobre), la hausse du prix du baril de pétrole ne s’étant pour l’instant que peu répercutée en aval du fait du niveau élevé des stocks. - (Source UIC Méditerranée)

SIDERURGIE - MECANIQUE - AERONAUTIQUE - INDUSTRIE DES TRANSPORTS

Industrie : maintien de l’activité  

Au dernier trimestre, une stagnation d’activité a été enregistrée pour les industries métallurgiques avec une concurrence présente et des investissements en baisse. Les perspectives sont réservées pour les prochains mois.

En revanche, pour l’industrie mécanique, une légère progression d’activité a été perçue, ce qui est conforme aux attentes des entreprises. Les prévisions sont plutôt optimistes pour le court terme.

Pour l’industrie électronique, l’activité s’est maintenue avec une présence remarquée de la concurrence (UE et USA) - (Source UIMM Alpes Méditerranée)

 

Distribution et services automobiles : retour à la normale 

Selon les dernières données du Comité des constructeurs français d’automobiles, le marché européen du véhicule neuf a connu une croissance de 6,8% de ses ventes, tirée plus particulièrement par les pays du sud (Italie +15%, Espagne 11%) en 2016. Au niveau français, les ventes de véhicule particulier neuf sont en progression de 5,1% (à fin décembre 2016 - données brutes). Avec plus de 2 millions d’unités vendues sur l’année, ce marché revient sur des niveaux d’avant crise. Au niveau des Bouches-du-Rhône, le constat est identique avec une progression enregistrée de + 4,4%.

A noter en local : la 4ème  édition du salon de l’automobile Marseille Provence, organisée par le quotidien «La Provence» en partenariat avec le CNPA, a enregistré une bonne fréquentation (30 000 visiteurs) et une bonne tenue des ventes (500 véhicules vendus sur Salon).

Sur le marché des véhicules utilitaires, les ventes sont en hausse de +8,1 % au niveau national et +1,8% au niveau départemental. Les ventes de véhicules industriels retrouvent aussi leur niveau d’avant crise et les ventes de véhicules d’occasion progressent également dans les Bouches-du-Rhône (+1,5%).

Pour 2017, les experts prévoient une hausse moyenne de l’ordre de 1% des immatriculations de véhicule particulier en Europe - (Source CNPA)

 

Commerce : Soldes d'hiver, mauvais cru pour les commerçants du territoire

Plus de la moitié des commerçants (57%) observent une baisse de la fréquentation des soldes d’hiver 2017 par rapport au cru 2016 confirmant ainsi la tendance observée depuis 2012. Seuls 9% d’entre eux ont constaté une hausse de la fréquentation, un taux parmi les plus bas des 12 dernières années (8% en 2015).

En corollaire, une majorité de commerçants (55%) envisagent un chiffre d’affaires lié aux soldes inférieur à l’année dernière. Le retournement positif de tendance observé lors des soldes d’hiver 2016 ne s’est donc pas confirmé cette année.

Ce sont les commerçants succursalistes qui affichent les meilleurs résultats (17% d’entre eux prévoient un CA Soldes supérieurs à l’an dernier contre 10% en moyenne).

Le panier moyen « soldes d’hiver 2017 » du secteur de l’équipement de la personne se stabilise à 80€, en légère baisse par rapport à 2016 (82€, et 78€ en 2015) -  (Source CCIMP)

Transport de passagers:

Transport maritime de passagers : hausse des croisières de +13% sur le trimestre

Sur le 4e trimestre, le trafic sur les lignes régulières s’élève à près de 194 000 passagers (+9,6% par rapport au 4e trimestre 2015, la plus forte progression trimestrielle de l’année). Le trafic avec l’Algérie a été le plus actif (+27,9% par rapport au 4e trimestre 2015), suivi du trafic avec la Corse (+9%) qui redevient pour la 1e fois positif (stabilisation de la desserte), tandis que le trafic avec la Tunisie est à la traine (-10%).

Concernant la croisière, 130 navires ont escalé à Marseille (6 de plus qu’au 4e trimestre 2015), représentant un total de 402 900 passagers accueillis (+13,2%). A noter toutefois, l’annulation de 17 escales, principalement liées à des changements d’itinéraires. Ces annulations représentent plus de 43 000 passagers par rapport aux prévisions annoncées et expliquent la baisse du nombre de tête de lignes (130 975 pax soit -5,8% par rapport au 4e trimestre 2015). 5 escales inaugurales ont eu lieu au cours du trimestre : Variety Voyager, MS Serenissima, Celebrity Reflection, Norwegian Star en octobre et Norwegian Spirit en novembre.

Sur l’ensemble de l’année, 1 116 600 passagers ont utilisé les lignes régulières (+2,3% par rapport à 2015). La destination Algérie a attiré 60 000 voyageurs supplémentaires (+27%) et la destination Corse se stabilise. La croisière maintient une croissance soutenue, notamment sur la partie des passagers en transit. 1,596 million de croisiéristes ont été accueillis (+10,3%). 

Transport aérien de passagers : belle croissance trimestrielle ; nouveau record annuel 

Au 4e trimestre 2016, 1,98 million de passagers ont transité par l’aéroport Marseille Provence (+5,7% par rapport au même trimestre de 2015). Cette belle croissance s’explique par l’effet rétroactif des attentats de novembre 2015 et par un réseau aérien plus étoffé qu’à l’hiver 2015. Sur MP1 ce trimestre, les trafics domestique (+6,9%) et international (+5,1%) restent bien orientés. MP2 reprend le chemin de la croissance (+3,5%), d’une part grâce aux lignes récemment ouvertes par Easyjet sur Amsterdam et Bordeaux et d’autre part en raison de la fin de l’effet rétroactif lié à la fermeture de lignes par Ryanair en octobre 2015.

Sur l’ensemble de l’année 2016, l’aéroport a accueilli 8,5 millions de passagers (+ 2,6% par rapport à 2015). Cette croissance, modeste au regard des autres aéroports de province (9,8% pour Lyon, 8,9% pour Bordeaux, 5,4% pour Toulouse), s’explique par le développement d’un nombre plus faible de lignes et par la contraction de l’offre Ryanair (retrait de 4 avions en nightstop à l’aéroport). Le trafic low-cost accuse un recul de -3,2% (2,13 million de passagers).

Le trafic national s’établit à 3,5 millions de passagers et représente 41% du trafic total (principalement avec les deux aéroports parisiens suivis par Nantes et Bordeaux). Le trafic international (4,9 millions de passagers, 59% du trafic total) s’est principalement établit avec Londres (+7%), puis Amsterdam (+20,5%) et Alger (-3,6%) qui rétrograde d’une place.

2017 sera marquée par une forte croissance du trafic de l’aéroport (+5%), notamment pour l’aérogare MP2. Au total 500.000 pax supplémentaires sont attendus.

16 nouvelles lignes ont d’ores et déjà été confirmées pour la saison été 2017 (par rapport à l’été 2016), dont 14 court-courrier (Alicante, Split, Vienne, Cagliari, Milan, Berlin, Londres Luton, Valence, Alger, Faro, Venise, Casablanca, Monastir, Djerba) et 2 long-courrier (Montréal par Air Canada et Saint Denis de la Réunion par Air Austral).

Enfin, plusieurs chantiers sont par ailleurs attendus en 2017 pour un montant de 40 M€ : fin des travaux de la gare routière et de la nouvelle voirie d’accès à l’aéroport, amélioration de l’expérience passagers (nouveau bureau d’informations, signalétique simplifiée, couloir sensoriel, nouvelle salle bagages), création d’un nouveau poste avion gros porteurs, démarrage des travaux de la nouvelle centrale d’énergie. Ces aménagements sont intégrés dans le plan d’investissement de 500 M€ programmé sur 10 ans. 

 

Transport & Logistique :

Fret maritime : hausse des conteneurs, voitures, remorques, petits vracs et GNL en 2016

Au 4e trimestre, le trafic global du GPMM s'élève à 20,6 millions de tonnes (-1,1% par rapport au 4e trimestre 2015).

En cumul à fin 2016, le trafic global s’élève à 80,9 Mt (-1% par rapport à 2015). Tous trafics confondus, Marseille Fos se situe dans la tendance des ports d’Europe du Nord et résiste mieux que la moyenne des ports français.

Les marchandises diverses progressent de +3,1% (18,45 Mt) avec notamment un nouveau record pour les conteneurs (+3%) grâce à l’activité des bassins de Fos très dynamiques sur les imports de véhicules neufs pour le marché français. Le conventionnel à Fos accuse quant à lui un léger retard (-3%) du fait d’une activité sidérurgique morose (baisse des exportations de produits semi finis). Les bassins marseillais progressent (+3% en cumul) notamment grâce au trafic roulier.

Alors que la filière des hydrocarbures était restée bien orientée jusqu’à fin novembre, l’arrêt des imports de brut à la raffinerie de La Mède (en vue de sa reconversion en bio-raffinerie) lui a fait perdre son avance. De fait, elle termine l’année à -0,5% (46,12 Mt). Si les échanges de GPL (-2%) et de raffinés (-6%) sont en recul, ceux de GNL affichent une forte croissance (+33%) grâce au rééquilibrage des prix entre l’Europe et l’Asie et à l’émergence de nouveaux pays producteurs. A noter la création à Fos, de la 1ère station de GNV pour poids lourds qui sera alimentée depuis le terminal de Fos Tonkin.

Les trafics de vracs chimiques et alimentaires terminent l’année à -6%. L’activité plus soutenue des derniers mois n’a pas permis de compenser le retard dû aux grèves du printemps contre la loi travail, au grand arrêt réglementaire du pôle pétrochimique de Berre (mars/avril) et aux travaux d'installation de la future électrolyse sur le site de Kem One à Lavéra. Le cumul des vracs liquides est en léger repli (-460 KT par rapport à 2015).

Le segment des vracs solides est lui aussi orienté à la baisse (-7% à fin décembre), l’activité sidérurgique (7/10e des trafics de vracs secs du port) ayant été pénalisée par les mouvements sociaux, des incidents techniques sur le site de d'Arcelor Mittal à Fos et par la crise de l'acier en Europe suite au dumping chinois du début d'année. L'agroalimentaire accuse elle aussi un retard de 16%, avec des exports de céréales en chute depuis juillet. Les autres vracs solides affichent à l’inverse une hausse annuelle de 7%, avec des résultats positifs pour le terminal de Carfos (nouveaux trafics de pellets de bois pour la centrale biomasse de Gardanne), le terminal Cap Vracs (nouveaux imports de sables industriels), le terminal de Caronte (produits plus "techniques"). 

Fret aérien : nouveau record porté par le fret express

Au 4e trimestre 2016, le fret aéroportuaire se développe rapidement (+5%) avec 14.390 tonnes. Le hub Euro-Méditerranéen est en très bonne santé.

En cumulé sur l’ensemble de l’année 2016, 55 900 tonnes de marchandises ont été affrétées par la plateforme aéroportuaire, soit une progression de +7,1% par rapport à 2015, portée par l’express (+7,8%).

Ainsi, Chronopost reste leader du fret aérien marseillais (15.104 tonnes transportées ; +12,3 % par rapport à 2015) et développe les volumes de fret transportés entre le Grand Ouest et Provence Alpes Côte d’Azur. DHL, qui passe de la 3ème à la 2ème place grâce à ses développements sur l’Algérie et la Tunisie, tire profit de ses nouvelles infrastructures (doublement de sa surface d’entrepôt, nouvelle chaîne de tri, déplacement des opérations vers la Méditerranée occidentale, de Barcelone à Marseille) et progresse de 16,3% sur l’année (14.764 tonnes transportées).

Avec 8 754 tonnes, UPS affiche une progression de +7,3 % par rapport à 2015.

A l’inverse, Fedex et TNT sont en recul, mais cela devrait être temporaire.

Le fret traditionnel reste quant à lui stable (5636 tonnes). Air Algérie reprend la 1ère place à Air Corsica grâce au matériel pétrolier.

Marseille est le 1er aéroport régional français et le 1er aéroport de Méditerranée occidentale en fret express devant Barcelone et Rome. En 2017, la croissance de l’activité 2017 devrait s’établir à +2%. D’ici 2025, l’objectif est de traiter 70.000 tonnes de fret. 

Tourisme : baisse de la fréquentation et du chiffre d’affaires 

Selon Bouches-du-Rhône Tourisme, l’hôtellerie départementale classée enregistre en octobre et novembre 2016, un taux d’occupation moyen (TOM) de 54% (-1 point par rapport à la même période de 2015). Ce léger recul s’explique par un accroissement du parc (+5% de chambres offertes), les chambres occupées étant en légère hausse par rapport à 2015 (+3%).

Sur la période, la fréquentation hôtelière est comparable à celle de 2015 (+1%), la hausse des nuitées françaises (+5%) compensant le recul des nuitées étrangères (-12%). L’effet calendaire des vacances de la Toussaint (ponts des 1er et 11 novembre) a permis de générer 14000 chambres occupées supplémentaires.

Sur les trois derniers mois de l’année, les professionnels estiment que la baisse du chiffre d’affaires n’a pas été compensée par la hausse du prix moyen. Les congrès ont été moins nombreux, la clientèle internationale moins présente et l’impact d’AirBnB toujours fort. L’hôtellerie de luxe a mieux résisté que les hôtels moyen de gamme et économiques. Concernant plus spécifiquement Marseille, les hôtels du centre-ville ont mieux résisté que ceux de la périphérie (Prado, Aéroport Marseille Provence, Valentine…) où certains ont vu leur taux d’occupation chuter jusqu’à -10%. Pour tenter de gagner des parts de marché, les professionnels amorcent une baisse des tarifs pour toutes les catégories hôtelières.

En cumul à fin novembre 2016, le taux d’occupation hôtelier départemental reste stable, le nombre de chambres occupées progresse de +2% et les nuitées de +1%. On note une progression des nuitées françaises (+4%) mais un recul des nuitées étrangères (-6%), particulièrement allemandes et italiennes et dans une moindre mesure américaines, chinoises et japonaises). La clientèle britannique, l’une des rares à avoir maintenu sa fréquentation, devance en nombre, les allemands, les américains et les italiens.

Au niveau régional, malgré un contexte exceptionnel, la fréquentation touristique hôtelière annuelle n’enregistre qu’une baisse de 1,3% du TOM (à 62,8%) et -0,8% du revenu par chambre (110,50€) dans l’hôtellerie urbaine régionale (baisse à relativiser avec les bons résultats de l’arrière-pays et de la montagne cet été). Si la fréquentation a baissé entre juillet et octobre (après un 1er semestre à l’équilibre), elle est à nouveau en progression depuis novembre. Les perspectives 2017 sont favorables, avec un calendrier de jours fériés propice aux courts séjours, et de grands événements (Capitale Européenne du Sport, nombreuses étapes du Tour de France). Les actions de promotion seront renouvelées en 2017 et portées notamment par un budget d’action du CRT Paca de 2,5 M€.

Au niveau national, le taux d’occupation du 4e trimestre 2016 s’est élevé à 61% (+2% par rapport à la même période de 2015), le Revenu Moyen par Chambre louée (RMC) à 96€ (-3,1%) et le Revenu Moyen par Chambre disponible (RevPar) à 58€ (-1%). A Paris, après 10 mois consécutifs de baisse, la fréquentation hôtelière est repartie à la hausse en novembre, soutenue par plusieurs manifestations professionnelles. Sur l’ensemble de l’année, l’Observatoire de l’Office du Tourisme et des Congrès de Paris estime à 6% la baisse des arrivées hôtelières dans le Grand Paris. Mais les perspectives 2017 sont favorables et la fréquentation touristique devrait retrouver son niveau d’avant le 13/11/15, notamment grâce à la multiplication des actions de promotion de la destination France (le second plan de relance décidé en Octobre 2016 par le gouvernement disposera de moyens accrus). Les régions françaises enregistrent des progressions de la fréquentation et des prix moyens, pour l’ensemble des catégories. 

 

Office de tourisme : belle activité en fin d’année

A l’office de tourisme de Marseille, le nombre de personnes renseignées s’est élevé à 15530, en hausse de 6% par rapport au 4e trimestre 2015 (+5% en octobre, +3% en novembre, +8% en décembre).

Les visiteurs étrangers ont représenté 57% des demandes de renseignement (-2% par rapport à l’an dernier). Ils étaient principalement originaires d’Espagne (20%), d’Allemagne, des Etats-Unis, d’Italie, du Royaume Uni.

Les demandes des visiteurs français (43% des demandes) ont quant à elles progressé de 18%. Ils étaient en grande partie (20%) originaires du département puis de Paris (13%). 

 

Congrès : un dernier trimestre en demi-teinte au Pharo, mais une année favorable

Comme anticipé, le Palais du Pharo a connu un 4ème trimestre en recul (-25% par rapport au dernier trimestre 2015), en raison d’un nombre plus faible de congrès. Malgré ce dernier trimestre en demi-teinte, l'année 2016 affiche globalement de très bons résultats avec une augmentation de +16% du chiffre d’affaires par rapport à l'année 2015. Les perspectives pour 2017 sont très positives avec 50 séminaires, congrès, conventions confirmés sur le Pharo.

Au Parc Chanot, l’année 2016 devrait se terminer sur une progression d’activité de +15% à +20% par rapport à 2015. Les perspectives pour 2017 à 2019 sont très positives, avec notamment, la venue de congrès importants. 

Banques : vers une reprise ?  

L’évolution sur un an de la distribution de crédits dans les Bouches-du-Rhône et en PACA demeure dynamique avec des taux de progression de +4,8% et de +3,5% alors qu’au niveau national la progression n’est que de 2,5%.

Le taux de croissance des défaillances en PACA demeure négatif sur un an (5,8 %) alors qu’au niveau des Bouches-du-Rhône il progresse légèrement de 1,4 %. 

 

 

Cinéma : perspectives intéressantes

La filière cinéma/audiovisuel représente un enjeu de développement économique et d’attractivité pour la métropole, avec 5 800 emplois (intermittents spécialisés cinéma), 162 sociétés de production dont 30 spécialisées dans le tournage de longs métrages et de téléfilms et plus de 900 sociétés de services liées au cinéma et à l’audiovisuel.

Marseille, 2e ville de France la plus filmée après Paris, enregistre plus de 350 tournages par an et  près de 30 millions d’euros de retombées économiques, dont 30% en masse salariale. Pour exemple, l’accueil de superproductions telles que «Overdrive» a généré un gain de 20 M€. Le genre le plus rentable demeure les séries télés (1 € investi = 17 € dépensés). La métropole compte à ce jour 2 studios de cinéma : Studios Provence à Martigues et le Pôle Média de la Belle de Mai. Des ouvertures de salles de cinéma ont également été annoncées (IMMOCHAN  à Aubagne / TIVOLI PARK  à Grand Littoral), le nombre actuel étant inférieur à la moyenne nationale (2 salles pour 100 000 habitants contre 3 au national). 

Compte tenu cependant d’une concurrence renforcée d’autres régions françaises (Occitanie / Pyrénées Méditerranée notamment), les atouts d’Aix-Marseille Provence  auront intérêt à s’inscrire dans une démarche collective.