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Conjoncture métropolitaine

Compétitivité métropolitaine au 1er trimestre 2017

A travers le prisme du monde économique, acteur incontournable du territoire, le Tableau de bord de la compétitivité métropolitaine, édité par la CCIMP et l'UPE l3, offre une base d'analyses et d'orientations sur la métropole Aix-Marseille Provence.

L'essentiel

Malgré des incertitudes liées à la période électorale et au contexte politique mondial, on note un retour à l’optimisme. La perception par les chefs d’entreprises de leur activité s’améliore notablement, la création d’emplois dans le secteur privé se rapproche des niveaux d’avant crise et laisse espérer une amélioration sur le marché du travail.

L’année 2017 pourrait donc être celle d’une croissance enfin retrouvée, la question étant de savoir si notre économie, nationale et locale, sait saisir cette opportunité pour amorcer sa nécessaire transformation. 

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Santé des entreprises : l'amélioration se poursuit

Niveau d'activité - 1T17

Les résultats de notre enquête de conjoncture portant sur le 1er trimestre 2017 confirment la tendance positive observée au dernier trimestre 2016.

Pour la première fois depuis la création de ce baromètre, fin 2013, le solde d’opinion portant sur l’activité est positif : 26% des entreprises déclarent une hausse de leur activité contre 23% une baisse.

Mais cette amélioration de l’activité n’est pas synonyme d’une véritable sortie de crise : la situation reste mitigée en matière de marges (en recul pour 21% des répondants ; en progression pour 10%) et de trésorerie (16% des entreprises la voient fléchir ; 10% la voient s’améliorer).

Pour le prochain trimestre, les chefs d’entreprises sont optimistes : 28% d’entre eux anticipent une hausse de leur chiffre d’affaires (contre une baisse pour seulement 11%).

L’anticipation d’une amélioration à court terme se constate sur l’ensemble des indicateurs, notamment l’emploi, les entreprises indiquant une possible croissance de leurs effectifs étant deux fois plus nombreuses que celles qui anticipent un recul.

Au niveau sectoriel, si les hôtels-cafés-restaurants représentent le seul secteur à connaitre un solde d’activité négatif au 1er trimestre, leurs perspectives pour le 2e trimestre s’améliorent nettement (jours fériés du mois de mai).

Au cours du trimestre, les chefs d’entreprises ont été principalement marqués par les élections présidentielles.

La Métropole vue par les chefs d'entreprises

La métropole vue par les chefs d'entreprises

Le TBCM analyse des indicateurs permettant de mesurer la façon dont les entrepreneurs perçoivent l’image économique de la Métropole et son importance pour leur entreprise et le territoire.

Pour ce trimestre, l’image du territoire est positive pour 57% des entreprises, un niveau toutefois inférieur à celui, record, observé en fin d’année 2016 (71%). Seules les entreprises de la construction sont moins optimistes : 51% expriment un niveau d’opinion défavorable.

57% des entreprises estiment que la construction métropolitaine est importante ou très importante pour leur activité (notamment dans le tourisme et le commerce de détail qui dépendent plus que d’autres du rayonnement du territoire) ; 81% pensent que l’organisation en Métropole est importante ou très importante pour le développement économique du territoire.

Enjeu Métropolitain :quelles embauches pour 2017 ?

Enjeu métropolitain, quelles embauches pour 2017 ?

Pour 2017, 69 000 projets de recrutement sont recensés sur le territoire métropolitain (hors Pertuis et St Zacharie) par l’enquête Besoin en Main d’Oeuvre de Pôle Emploi, soit +19% par rapport à 2016, contre +8% au niveau de la France métropolitaine.

Les intentions d’embauche augmentent dans tous les secteurs, sauf dans l’industrie (qui avait toutefois connu une forte croissance en 2016). Elles sont particulièrement dynamiques dans les services aux entreprises et le commerce.

Comparativement aux autres grandes métropoles*, cette croissance est très largement supérieure à la moyenne : de +4 à +5% pour Toulouse, Bordeaux ou Lyon, +9% pour Strasbourg et +13% pour Lille.

 

* bassins d’emplois ayant au moins 50% de leur population sur le territoire des métropoles

Focus sectoriels par les fédérations professionnelles

Immobilier : une activité en progression

En 2016, avec un volume de transactions stable ou en hausse (+5% à +10%), l’activité du département a été soutenue. Si ce dynamisme n’a pas profité à tous les secteurs et/ou biens, certaines typologies d’acquéreurs sont toutefois réapparues, la stabilité des prix couplée à un maintien de l’attractivité des taux d’intérêt leur ayant permis d’augmenter sensiblement leur capacité d’emprunt. La conjoncture a donc été favorable et a encouragé les porteurs d’un projet d’acquisition, soit en augmentant leur pouvoir d’achat, soit en leur permettant d’acquérir des biens d’une surface plus importante. L’augmentation très légère du taux d’intérêt (de 0,10 à 0,40 point) ramenée sur un crédit de 20 ans n’a donc pas freiné la demande.

Mais ce maintien à la baisse des taux d’intérêt n’est pas sans effet pervers : l’afflux des demandes de renégociation des premiers crédits engorge l’activité des établissements bancaires.

En 2016, la métropole n‘a pas enregistré la même hausse des prix que les autres grandes villes de l’hexagone : défauts de qualité des habitations, fuite ou attentisme d’une clientèle aisée expliquent en partie ce phénomène.

Trois tranches de prix ont rythmé le marché :

- les biens inférieurs à 250.000 €, avec ceux de moins de 150 k€, principalement choisis par les primo-accédants et les investisseurs et les biens compris entre 150 k€ et 250 k€ pour les jeunes couples ou les divorcés (un segment très actif en 2016),

- 250.000 € - 600.000 € : le marché des biens compris entre 250 k€ et 400 k€ (pieds à terre, familles recomposées, actifs) est assez actif tandis que celui des 400 k€-600 k€ est en berne depuis plus d’un an avec une quasi absence de la demande,

- les biens supérieurs à 600.000 € : le retour d’une clientèle de chefs d’entreprise pour des biens haut de gamme, ainsi que des professions libérales et CSP + est noté.

Le marché des petits produits (valeur inférieure à 180.000 €), a été très actif tout au long de l’année et ce, dans tout le département. Après une quasi disparition des demandes dans les biens haut de gamme, il semble que l’on assiste à un retour de la clientèle sur ce segment, notamment dans le Pays d’Aix. Les extrémités du marché ont donc été actives tout au long de l’année (source FNAIM). 

 

BTP : une tendance encourageante

Pour ce premier trimestre 2017, la production dans le bâtiment et dans les travaux publics progresse et confirme les prévisions. Les carnets de commandes restent stables voire s’améliorent, grâce notamment à une demande publique / privée en augmentation. Dans l’ensemble, les prévisions du prochain trimestre tablent sur une nouvelle augmentation de la production. Tendance confirmée par les chefs d’entreprises, pour qui l’activité devrait augmenter modérément en avril.

Dans le secteur des travaux publics, en raison d’une concurrence vive, les tarifs baissent alors qu’ils se stabilisent dans le bâtiment mais à un niveau très bas.

Dans ce dernier, la hausse de l’activité ralentit légèrement. Le gros œuvre se développe davantage que le second œuvre.

Concernant l’activité du neuf dans les Bouches-du-Rhône, les logements autorisés ont progressé de 20% (soit 16 800 logements) et les mises en chantier de +22,8% (évolution sur 12 mois à fin février 2017). Pour le non-résidentiel neuf, les autorisations ont chuté de 16,1%, mais le niveau des mises en chantier s’est nettement redressé avec seulement -7,2% par rapport au trimestre précédent.

A la fin du 1er trimestre 2017, le département compte 41.582 emplois salariés dans la construction (+0,6%). L’intérim a baissé dans le bâtiment (-4,7%) et les TP (-10,1%) au profit de l’emploi salarié. La situation de l’emploi s’est donc globalement améliorée… une tendance encourageante ! (Source FBTP 13). 

 

Pétrole : timide redressement

Les raffineries de notre région ont fonctionné normalement au cours de ce premier trimestre. Esso-Fos a procédé à son grand arrêt règlementaire pour entretien ; et sur le site de Total-La Mède, le chantier, débuté en février, va s'étaler jusqu'à la mise en service de la « bio-raffinerie » prévue pour 2018.

L’accord de nombreux pays pétroliers pour limiter leur production a conduit à une remontée du prix du baril à 54 $/bbl (+9 % d’un trimestre sur l’autre). Il est probable que cet accord conclu pour six mois soit reconduit. Les spécialistes pensent que le «Brent» (brut de référence en Europe) devrait rester entre 50 et 60 $/bbl ces prochains mois.

La hausse du prix du brut ne se répercutant que lentement sur les produits aval, les marges des raffineries ont baissé sur le 1er trimestre.

Sur cette période, la hausse des livraisons de carburants routiers sur le marché français est de 1,3% par rapport à la même période 2016, celle des livraisons de supercarburants sans plomb de 3,5% et celle de gazole de 0,9% (Source UFIP). 

Chimie : une progression limitée  

L’Insee a constaté une croissance en volume pour l’industrie chimique de 2% en 2016 (1,6% en 2015). C’est une bonne performance si on la compare à l’industrie manufacturière en France (0,5%) et à l’industrie chimique en Europe (0,4% après 1% en 2015).

L’Union des Industries Chimiques (UIC) nationale prévoit une croissance de 1,6% en 2017 (à comparer aux 0,5% prévus par le CEFIC, Conseil Européen de l'Industrie Chimique, pour la chimie européenne).

Il semble, au vu des réponses du panel d’entreprises, que l’on est bien sur cette trajectoire pour le premier trimestre 2017 : la plupart d’entre elles signalent un maintien ou une croissance de leur production, certaines indiquent toutefois leur manque de visibilité pour la suite.

Ainsi, la chimie minérale reste pénalisée par le secteur des engrais (crise de l’agriculture, météo défavorable).

La pétrochimie, tirée surtout par les matières plastiques (automobile et emballages), progresse mais de façon plus atténuée. A signaler sur le trimestre, l’arrêt pour modernisation des unités de chlorochimie Kem One de Lavéra.

Le segment des spécialités, qui tire toute la chimie, continue de progresser de 1 à 2%, d’un trimestre sur l’autre, à l’exception des produits phytosanitaires, en recul.

Le segment des savons, arômes et parfums est lui aussi en croissance, contrairement à celui des détergents, toujours déprimé. Ce sont surtout les parfums et cosmétiques qui ont le vent en poupe.

La croissance constatée par les entreprises au premier trimestre devrait se poursuivre à court terme, mais à un rythme moins soutenu (Source UIC Méditerranée).

SIDERURGIE - MECANIQUE - AERONAUTIQUE - INDUSTRIE DES TRANSPORTS

Industrie : une stabilité incertaine 

Les industries métallurgiques connaissent une stagnation de leur activité qualifiée de cyclique. Le niveau de production est en légère baisse, les capacités de production sont utilisées à hauteur de 85%, les effectifs, les investissements et les stocks sont stables. Une perspective positive est néanmoins attendue à court terme.

Les industries mécaniques enregistrent une progression d’activité timide en raison d’une stabilité notoire des stocks, effectifs, investissements et d’une perspective réservée pour les prochains mois.

Dans le secteur électronique, les entreprises constatent une orientation à la hausse du marché français. Les capacités de production sont utilisées à 100%. Les effectifs et les investissements sont stables, avec des perspectives 2017 optimistes malgré un contexte géopolitique instable (Source UIMM Alpes Méditerranée).

 

Commerce : Soldes d'hiver, mauvais cru pour les commerçants du territoire

Plus de la moitié des commerçants (57%) observent une baisse de la fréquentation des soldes d’hiver 2017 par rapport au cru 2016 confirmant ainsi la tendance observée depuis 2012. Seuls 9% d’entre eux ont constaté une hausse de la fréquentation, un taux parmi les plus bas des 12 dernières années (8% en 2015).

En corollaire, une majorité de commerçants (55%) envisagent un chiffre d’affaires lié aux soldes inférieur à l’année dernière. Le retournement positif de tendance observé lors des soldes d’hiver 2016 ne s’est donc pas confirmé cette année.

Ce sont les commerçants succursalistes qui affichent les meilleurs résultats (17% d’entre eux prévoient un CA Soldes supérieurs à l’an dernier contre 10% en moyenne).

Le panier moyen « soldes d’hiver 2017 » du secteur de l’équipement de la personne se stabilise à 80€, en légère baisse par rapport à 2016 (82€, et 78€ en 2015) -  (Source CCIMP)

Transport de passagers:

Transport maritime de passagers : bonne santé des lignes régulières

Au 1er trimestre, le trafic sur les lignes régulières s’élève à près de 139 000 passagers (+12% par rapport au 1er trimestre 2016). Le trafic avec l’Algérie a été le plus actif (+39%), suivi du trafic avec la Corse (+10%), tandis que le trafic avec la Tunisie reste à la traine (-10%).

Concernant la croisière, 40 escales ont été opérées au Môle Léon Gourret à Marseille représentant plus de 153 000 passagers (+1,4% par rapport à 2016). 5 escales ont été annulées à cause de conditions météo défavorables. Comme en 2016, l’essentiel du trafic au 1er trimestre est assuré par les compagnies MSC et Costa en particulier le MSC Splendida escalant tous les samedis et le Costa Diadema en escale tous les dimanches.

 

Transport aérien de passagers : progression supérieure aux prévisions

Au 1er trimestre 2017, l’aéroport Marseille Provence enregistre une progression du trafic de 5,9% (1,8 million de passagers), légèrement supérieure aux prévisions et ce, malgré la grève des contrôleurs aériens du début du mois de mars (179 vols annulés, perte estimée de 22 000 passagers). Ce trafic est toutefois inférieur à celui d’autres aéroports régionaux comme Bordeaux (+9,3%), Lyon (+9,8%) ou Toulouse (+15,4%).

Sur le trimestre, le trafic domestique a progressé de +4,6% et le trafic international de +6,9%, soutenu par un trafic européen (+11,3%) qui a bénéficié de 16 nouvelles lignes cette saison (+5% pour le trafic avec l’Afrique du Nord).

L’aérogare Mp2 progresse de +13% sur le trimestre (440 850 passagers).

Contrairement à 2016, chaque ouverture de ligne est génératrice d’une nouvelle source de trafic, et ne constitue plus une compensation de l’effet rétroactif négatif de la baisse d’activité d’Air France et Ryanair à Marseille.

11 nouvelles lignes ont été ouvertes au départ de Marseille ce trimestre : Genève et Venise (avec easyJet) ; Milan (Meridiana) ; Split, Vienne et Alicante (avec Volotea) ; Florence (Mistral Air) ; Monastir, et Djerba (Nouvel air) ; Alger (Vueling) et Faro (Ryanair).

Les perspectives sont très positives, 2017 devant être une année de forte croissance pour l’aéroport. 8 nouvelles lignes seront prochainement inaugurées : Valence, Cracovie, Cagliari, Montréal, Ibiza, Athènes, Stockholm, Saint Denis.

A noter : les travaux du parvis se termineront avant le début de l’été (mise en service du nouveau Bureau Information le 25 avril et de la gare routière le 19 mai).

Les travaux reprendront en 2018 avec l’extension de l’aérogare Mp2 : 2 nouveaux postes avions sont prévus, ainsi que l’agrandissement des salles d’embarquement.

 

Transport routier de passagers : activité correcte

Traditionnellement, le 1er trimestre est pour la profession, un trimestre assez calme, en lien notamment avec une stabilité du trafic des croisières. La neige tardive n’a par ailleurs pas favorisé les commandes de certains professionnels.

 

Transport ferroviaire de passagers : +11% pour le trafic inter-régional

Au 1er trimestre, le trafic ferroviaire inter-régional a progressé de 11% par rapport au 1er trimestre 2016.

La fréquentation en gare de Vitrolles Aéroport Marseille Provence (nb net de voyageurs) s’est élevée à plus de 111 000 abonnés, plus de 38 000 voyageurs occasionnels et près de 9000 étudiants.

 

Transport & Logistique :

Fret maritime : les marchandises diverses en forte progression

Au 1er trimestre, le trafic global du Grand Port Maritime de Marseille s'élève à 19,56 Millions de tonnes (-3% par rapport au 1er trimestre 2016).

Les marchandises diverses (4,98 Mt) progressent de +11% grâce à la bonne santé de l’activité sidérurgique et au dynamisme des trafics avec la Corse qui a favorisé les flux de remorques. Le trafic de conteneurs s’élève à 330.000 EVP (+ 5,2%), tiré par les bons résultats sur les bassins de Fos (+7%) alors que les bassins de Marseille reculent de 5%.

Les vracs solides (+1% à 3,41 Mt) retrouvent l’équilibre malgré la forte baisse de l’agroalimentaire (-67% en raison d’une campagne céréalière décevante) alors que les autres vracs secs se redressent fortement par rapport au 1er trimestre 2016 où la centrale Uniper de Gardanne tournait au ralenti (conversion des unités à la biomasse).

Les trafics de vracs chimiques et alimentaires présentent un résultat en demi-teinte, le chimiste Kem One n’ayant pas retrouvé un rythme de production optimal après son grand arrêt quinquennal.

Les vracs liquides, en forte reconversion localement, sont en déficit (retrait de 1,2Mt). La filière des hydrocarbures recule, comme attendu, pénalisée par la chute de 25% des imports de brut (grand arrêt pour maintenance/modernisation de la raffinerie Esso et reconversion de celle de La Mède). Le trafic de GNL termine le trimestre en hausse de +5%, celui des raffinés de +22% et celui de GPL de +4%.

 

Fret aérien : progression continue

Au 1er trimestre 2017, le fret aéroportuaire a progressé de +2,7% par rapport au 1er trimestre 2016 (à 14 330 tonnes). Le fret express reste dynamique avec 12 962 tonnes (+2,7%) et le fret traditionnel suit la même tendance (+2,4% à 1 372 tonnes). Le mois de mars a été le meilleur mois jamais réalisé par l’Aéroport Marseille Provence, avec 5 285 tonnes de fret avionné (+5,2%), notamment grâce au matériel pétrolier transporté par Air Algérie Cargo.

Tourisme : un bon début d’année pour l’hôtellerie départementale

En 2016, selon Bouches-du-Rhône Tourisme, en dépit d’un contexte socio-économique difficile, un nouveau record de fréquentation a été établi dans le département, avec près de 3,8 millions de chambres occupées (+2% par rapport à 2015, compensant ainsi l’augmentation de +2% du nombre de chambres offertes). Au cours de l’année, l’hôtellerie départementale, qui enregistre un taux d’occupation moyen de 59%, comparable à celui de 2015 (-1 point), a accueilli près de 3,3 millions de touristes ayant réalisé près de 5,8 millions de nuitées.

Si les ponts de mai peu propices aux longs week-ends et l’attentat de Nice du 14 juillet ont impacté la fréquentation des 2e et 3e trimestres 2016, les vacances scolaires de février, le week-end de Pâques ainsi que l’Euro 2016 (+2% de chambres occupées en juin) ont été bénéfiques.

Un retrait des clientèles étrangères (-4% ; dont un fort impact de l’attentat de Nice d’août à octobre) au profit des clientèles françaises (+6%) a été observé par rapport à 2015. L’Euro 2016 (6 matchs à Marseille) a toutefois favorisé les arrivées étrangères des équipes en lice mais a freiné la venue de certaines clientèles françaises de loisirs et d’affaires habituellement présentes à cette période de l’année.

L’année 2017 démarre sous de bons auspices, avec

  • en janvier : un taux d’occupation de 47% (+3 points), un accroissement des nuitées (+11%) et des chambres occupées (+14%) ainsi qu’une augmentation du prix moyen des chambres (+3%) qui permettent à l’hôtellerie de chaîne d’enregistrer une progression de 3% du RevPAR.

  • en février, un taux d’occupation de 49%, équivalent à celui de février 2016, avec un léger accroissement du nombre de nuitées (+4%) et de chambres occupées (+2%). Le RevPar de l’hôtellerie de chaîne augmente de 2% malgré une légère inflexion du prix moyen des chambres (-1%).

Grâce notamment aux différents congrès accueillis, cette tendance positive se confirme selon les professionnels, pour les prochains mois, avec une clientèle d’affaire bien représentée.

A noter : Le territoire a lancé en avril la marque Provence, Enjoy the unexpected, qui fait suite au Contrat de Destination Provence signé en 2014 par 25 partenaires. Le déploiement de la marque va débuter en visant 4 zones cibles : Royaume Uni, Allemagne, Amérique du Nord, Chine. Au total, 5 M€ vont être déployés sur cette marque.

Au niveau national, à fin février, grâce à une hausse significative de la fréquentation, les résultats sont positifs à Paris et dans les grandes métropoles régionales (Lyon en tête) qui apparaissent comme des moteurs pour l’hôtellerie de Province. A noter toutefois un recul d’activité marqué pour la Côte d’Azur où en ce début d’année, tous les segments souffrent (à l’exception du haut de gamme).

 

Office de tourisme : recul de fréquentation

A l’office de tourisme de Marseille, 10 535 personnes ont été renseignées au 1er trimestre (-19% par rapport au 1er trimestre 2016). La clientèle française (50,2% des demandes) est en recul de 16%. La clientèle étrangère (-22%) vient principalement d’Espagne, du Royaume Uni, d’Italie, des Etats-Unis et d’Allemagne.

Sur la période, 10 congrès nationaux et internationaux (pour lesquels la ville de Marseille était en concurrence avec d’autres villes), représentant 2,1 M€ de retombées économiques, ont été confirmés par le Bureau des Congrès pour les prochaines années (2018 à 2021). 2018 sera notamment une année exceptionnelle.

 

Banques : un optimisme relatif

Au 1er trimestre 2017, l’activité bancaire poursuit le rebond constaté en 2016 inscrivant ainsi la part des opérations financières et d’investissements dans une tendance positive (immobilier, financement de la croissance, capacités de production...). Côté entreprises, l’évolution des encours de crédits a été dynamique au plan national, régional et départemental (respectivement +2,7%, +4,6 %, +6%). Côté particuliers, les productions de crédits ont connu une reprise relative (priorité donnée aux court-moyen termes), la part liée à la renégociation de contrats tendant à s’équilibrer.

Les dépôts à vue, eux, ont continué de s’accroître sur la période. Le coût du risque, dans la continuité de l’année 2016, est bas. Au 31 mars 2017, en Paca, sur 12 mois glissants, le chiffre d’affaires déclaré par les entreprises a été stable (-0,1%, +0,9% pour la France). Au 1er trimestre 2017, on a noté une progression de 4,9% au plan régional, même constat à l’échelle départementale (+6,7%, + 5,7% pour la France). L’activité transport et entreposage ayant participé en majorité à cet essor (+10,1%, +8,9% pour le commerce, +7,3% pour l’industrie).

En Paca, les immatriculations ont connu une décroissance (-12%, à l’exception des Bouches du Rhône (+2,1%), -4,1% en France) ainsi que les défaillances d’entreprises : -1,2% en Paca et -5,8% en France, au 1er trimestre 2017 (toutes procédures collectives). Néanmoins, le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (CICE), à l’échelle régionale, a permis aux entreprises de bénéficier d’une économie d’impôt substantielle de 934 millions d’euros en 2016. En conclusion, un assainissement du tissu économique semble s’opérer laissant présager une année 2017 relativement optimiste. 

 

 

Cinéma : perspectives intéressantes

La filière cinéma/audiovisuel représente un enjeu de développement économique et d’attractivité pour la métropole, avec 5 800 emplois (intermittents spécialisés cinéma), 162 sociétés de production dont 30 spécialisées dans le tournage de longs métrages et de téléfilms et plus de 900 sociétés de services liées au cinéma et à l’audiovisuel.

Marseille, 2e ville de France la plus filmée après Paris, enregistre plus de 350 tournages par an et  près de 30 millions d’euros de retombées économiques, dont 30% en masse salariale. Pour exemple, l’accueil de superproductions telles que «Overdrive» a généré un gain de 20 M€. Le genre le plus rentable demeure les séries télés (1 € investi = 17 € dépensés). La métropole compte à ce jour 2 studios de cinéma : Studios Provence à Martigues et le Pôle Média de la Belle de Mai. Des ouvertures de salles de cinéma ont également été annoncées (IMMOCHAN  à Aubagne / TIVOLI PARK  à Grand Littoral), le nombre actuel étant inférieur à la moyenne nationale (2 salles pour 100 000 habitants contre 3 au national). 

Compte tenu cependant d’une concurrence renforcée d’autres régions françaises (Occitanie / Pyrénées Méditerranée notamment), les atouts d’Aix-Marseille Provence  auront intérêt à s’inscrire dans une démarche collective.