16 Juin 2008
Pour obtenir une forte mobilisation sur le dossier de la réforme du port de Marseille-Fos, l’UPE 13, l’Union maritime et fluviale et la CCI Marseille Provence mènent une campagne de communication et de sensibilisation à destination aussi bien des élus, des entreprises que des citoyens.
Une pleine page de sensibilisation et d’information publiée dans la presse locale vendredi 13 juin, un point presse lundi 16 au matin, suivi d’une mini-manifestation sur des conteneurs installés sur le Vieux Port… les patrons veulent faire entendre leur voix sur le sujet de la réforme portuaire.
Objectif immédiat : " Que contrairement à 2007, les politiques aient le courage d’aller jusqu’au bout de la réforme et la votent, après l’avoir examinée les 17 et 18 juin, explique Stéphan Brousse, président de l’UPE 13.
A ses côtés, sur les conteneurs, des représentants des branches professionnelles concernées par cette réforme et qui se disent prêts à aller jusqu’au bout, et des entreprises notamment des Tpe-Pme qui doutent sur leurs capacités à faire face à un blocage plus long de leurs marchandises.
" La situation aujourd’hui est extrêmement compliquée, explique Marc Reverchon, président de l’UMF et membre élu de la CCIMP, nous avons constaté une diminution de 50% des trafics, soit 500 emplois sur un an… "
A travers tous les témoignages, la réforme apparaît pour tous être une nécessité pour asseoir définitivement la fiabilité du port et pour lui ouvrir les voies de la croissance, notamment sur les conteneurs.
" Il faudra procéder en trois étapes, souligne Jacques Pfister, président de la CCI Marseille Provence
D’abord, voter la loi en l’état. Cela permettra de calmer le jeu, de donner le cadre et les nuances possibles. On sort ainsi du tout public ou tout privé, en introduisant les possibilités de filialisation.
Puis mettre en place le Conseil de surveillance et le Directoire que la loi prévoit. La troisième étape sera essentielle et concerne la mise en place d’un plan d’action stratégique approfondi, qui fera l’objet de négociations, de discussion et débouchera sur les appels d’offres pour les terminaux par exemple. Tout cela va prendre du temps, il faut savoir aujourd’hui être raisonnable, mêmes si l’ébauche de plan stratégique qui circule actuellement nous inquiète, qui donne bien trop de place aux filiales contrôlées par l’Etat. "